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Paris bat Metz au bout de l’ennui

Par Andrea Chazy, au Parc des Princes
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Paris bat Metz au bout de l’ennui

Dans un match déprimant de bout en bout, le PSG décroche, à 9 contre 11, sa première victoire de la saison en Ligue 1 grâce à un but de Julian Draxler dans le temps additionnel. Un finish miraculeux tant la prestation des hommes de Thomas Tuchel fut médiocre.

PSG 1-0 Metz

But : Julian Draxler (90e+3) pour Paris

Au sortir du Classique perdu face à l’OM, Thomas Tuchel surprenait son monde en parlant de « grand match » réalisé par son équipe malgré le résultat. Trois jours plus tard, face à Metz ce mercredi soir, toujours au Parc des Princes, le coach parisien ne doit son salut qu’à une réalisation inespérée de Julian Draxler dans le temps additionnel. Car face aux Grenats, son PSG est apparu fatigué, sans idées, et surtout toujours aussi peu réaliste devant le but. Inquiétant pour la suite des événements.

Calme plat sur la capitale

Dans une ambiance digne d’un match de district, Paris n’est pas loin de se faire couper la chique d’entrée de jeu. Sur un centre de Farid Boulaya, Habib Diallo est un poil court pour remettre en marche la clim’ du Parc des Princes. Privée de Marco Verratti, Neymar ou encore Kylian Mbappé, l’équipe de Tuchel est groggy. Incapable, surtout, d’imprimer un rythme soutenu pour faire exploser le bloc messin qui joue les contres à fond. Paradoxalement, le PSG se procure quelques occasions assez franches : deux centres d’Ángel Di María trouvent un Mauro Icardi pas réaliste (13e, 33 e), tandis que Julian Draxler manque de mordant pour remporter son duel face à Alexandre Oukidja (39 e). À la pause, le duel entre le 17e et le 18e de Ligue 1 est digne de son rang.

Draxler, le sauveur

Probablement terrifiées à l’idée d’enfin débloquer leur compteur, les attaques parisiennes et messines sont respectivement toujours aussi imprécises et rares en seconde période. Posé sur sa glacière, Thomas Tuchel assiste impuissant aux centres trop longs de Mitchel Bakker et surtout à l’incapacité de son équipe à inquiéter le but visiteur. L’entraîneur allemand va même voir sa formation perdre Abdou Diallo pour un deuxième carton jaune à l’heure de jeu. Histoire de rendre la tâche parisienne encore plus ardue.

Il ne reste que quinze minutes, moment choisi par l’entrant Juan Bernat pour accélérer côté gauche. Son centre parfait au point de penalty trouve Icardi, mais la reprise de l’Argentin est sortie par Oukidja (75e). Dans la foulée, Di María se retrouve une nouvelle fois en bonne position, mais n’est pas plus en réussite que son compatriote. Les Rouge et Bleu terminent même la partie à 9, à la suite d’une blessure de Bernat en fin de rencontre. Même à deux de plus sur le terrain, Metz ne se montre pas plus vaillant et va se faire punir à la surprise générale : sur un centre d’Ángel Di María mal dégagé, Draxler place une tête dans le but vide (90e+3) et offre à Paris un petit bol d’air en ce début de saison pénible au possible.


PSG (4-3-3) : Navas – Dagba, Marquinhos, Diallo, Bakker (Bernat, 61e) – Herrera, Gueye (Fadiga, 84e), Draxler – Sarabia (Kimpembe, 68e), Icardi, Di María. Entraîneur : Thomas Tuchel.

Metz (5-2-1-2) : Oukidja – Centonze, Bronn, Boye, Ma.Fofana, Delaine – Pajot, Maïga – Boulaya (Maziz, 81e) – Diallo (Nguette, 72e), Niane (Ambrose, 81e). Entraîneur : Vincent Hognon.

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Par Andrea Chazy, au Parc des Princes

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