

Euro 08 – Roumanie : Rom tonic
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«Leur repère c’est Guido Buchwald, le défenseur de 1,90 m et 90 kg qui dégage sans contrôle avec un grand shoot devant». La phrase est signée Willy Sagnol…


Le tabloïd polonais Fakt a sûrement raison. Pour que la Pologne tape l’Allemagne, il faudra au moins que Leo Beenhakker tienne dans chacune de ses mains les tronches de Ballack et Löw.


Quand deux pays co-organisent une compétition, c’est toujours un peu le bordel. Preuve en est, le slogan des Suisses est en fait celui de la Wunderteam.


Pays grand comme la Provence, peuplé de moins de 5 millions d’habitants et n’affichant pas encore 20 ans au compteur, la Croatie force le respect.




L’Euro 2008 débute enfin. Avec une affiche rouge. Rép’tchèque contre Swiss. Les coucous contre les bocks à bière. Un match équilibré en perspective. Mais première étape assurée de l’élimination de la sélection slave. Tout ça à cause d’un groupe trop dur. Explications.


Pour son dernier match de préparation, la France a testé une organisation nouvelle. Enfin pas tant que ça, ce 4312 rappelle fortement France 98. C’est dans le vieux pots ?






Dernier match de préparation avant l’Euro, fin de la trilogie latino et victoire au SDF devant un public à drapeaux. Malgré le fait que ce soit le genre de match où il ne faut pas se blesser, on a vu un bon match avec une opposition colombienne nerveuse et parfois imaginative. Les Bleus ont plutôt bien géré l’affaire. Demain ils seront en Suisse. Pour de vrai…


Après l’Equateur, le Paraguay. Après le Paraguay, la Colombie. Après la Colombie, la Roumanie. A mi-chemin des matchs de préparation où l’essentiel est avant tout de ne pas se blesser, les Bleus affrontaient les petits frères de José-Luis Chilavert. Le match a duré 45 minutes, avec du bon et du moyen. C’est déjà ça.




Si Escudé, Flamini et Alou Diarra semblaient avoir déjà leur billet pour l’hélico en poche, les quatre autres voyageurs donnent l’impression d’avoir été mis à l’écart car directement en concurrence avec le titulaire du poste. Ainsi, Landreau (Coupet light), Mexès (Thuram en moins Malcolm X mais avec du monoï), Ben Arfa (Malouda multiplié par Nasri) et Cissé (Henry divisé par Benzema au carré) materont l’Euro dans leur sofa. Zoom sur les 7 erreurs de casting de Domenech.


The Observer, il y a une dizaine de jours, José Mourinho au mic : “La semaine prochaine, on en saura plus. Mais je peux vous dire que je vais entraîner un club italien”. Ou presque, l’Inter Milan.


On ne le sait que trop bien, David Trézéguet ne sera pas à l’Euro. La Trézélection avait ses raisons que le sélectionneur ignore. Et c’est bien regrettable. L’absence de David se justifie par des raisons pratiques ; sa présence se justifiait par des raisons pratiques, tactiques, humaines, et plus si affinités.


Dans toutes les légendes et les bons contes de fées, il faut bien qu’à un moment ou à un autre, cela parte un peu en couille ou, pour reprendre un vocabulaire un peu plus pédagogique, apparaisse « un élément perturbateur ». Blanche neige avale la pomme empoisonnée, le père de Simba meurt, la belle au bois dormant s’endort.






Novembre 2007, Boca – Sao Paulo, «Coupe sud–américaine», sorte d’UEFA du pauvre. Dans la queue pour rentrer au stade, histoire de tuer le temps, je demande au type qui m’accompagne pourquoi Russo s’entête à faire jouer cette quiche de Palermo en attaque. Très mauvaise remarque. Tous les hinchas qui ont entendu ma connerie s’indignent et commencent à énumérer à toute vitesse les exploits du grand blond. Au milieu de cette cacophonie, un petit vieux intervient et, de toute sa sagesse, met un terme au débat d’un parfait «Martin ne se discute pas». Histoire d’une légende.






C’est quoi un grand entraîneur ? Prenez Perrin : on lui confie une Ferrari et il gagne le titre. Trop fastoche ? Ben, oui : même le comptable de l’OL aurait été champion de France avec un groupe pareil. Bon, d’accord. Et pour Ferguson ? Champion d’Angleterre et d’Europe : trop fastoche ? On lui confie une Rolls et il gagne le titre, hein ? Même le magasinier de MU aurait été champ. Ben, nan ! Les choses sont un peu plus subtiles…


80ème minute, tournant du match : Pauleta sort, Luyindula rentre. Surtout, Pedro prête son brassard à Sylvain Armand. Donnez des responsabilités à l’ancien Canari, voilà ce qu’il en fait. Alleluïa, le Lyon 2007/2008 est le meilleur cru d’Aulas si l’on s’en réfère à son palmarès. Promis, l’année prochaine, Lyon rendra tout ce qu’il a volé au football français.


Le PSG aura été un des acteurs majeurs de cette saison mais là où on ne l’attendait pas : pour jouer le maintien, une deuxième année consécutive. Film d’une saison en enfer pour le meilleur et pour le rire.




En l’emportant au terme d’un final épique face à Chelsea (1-1, 6 t.a.b. à 5), riche en convulsions, les irréductibles de Manchester United s’adjugent une savoureuse troisième Ligue des Champions et confirment qu’ils sont bien l’équipe de l’année. Logique, isn’t it ?


Tapi dans l’ombre des superstars de Manchester United, le milieu de terrain anglais reste le joueur décisif des Red Devils dans cette Ligue des Champions, malgré son allure d’un autre temps, tout en rousseur. Tout dans les pieds, rien dans le verbe, portrait d’un héros très très discret.




Après être passés un peu pour des cons, alors que toute l’Europe annonçait ses 26, avec cette liste de 50 joueurs, dans laquelle figurait tout de même Etienne Didot, Raymond la Science a balancé ses 30. Donc So Foot vous donne les 23.