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Mais bon sang, où est passé Villarreal ?

Par Antoine Donnarieix
3' 3 minutes
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Mais bon sang, où est passé Villarreal ?

Belle surprise de cette Liga, Villarreal est en train d'adoucir son rythme de croisière. La faute à de mauvaises nouvelles successives, et à une rentrée dans le rang pour le moins compréhensible. Mais il ne s'agit pas de finir en roue libre…

Dans la communauté de Valence, un dicton local veut que « plou poc però per a lo poc que plou, plou prou. » En français, il pleut peu, mais à chaque fois qu’il pleut, il pleut assez. Assez, c’est sans doute la pensée actuelle des supporters de Villarreal en ce moment. Parce que si le mois d’avril tend au retour des grosses chaleurs en Espagne, le deuxième club le plus connu de la région connaît une averse de pépins, façon pluie tropicale. Au classement, Villarreal pointe au sixième rang, et fait office de simple poursuivant dans une étape du Tour de France, largué par le groupe de tête avec onze points de retard sur le FC Séville, mais pas encore rejoint par le peloton, avec une avance de six points sur Málaga. À six journées de la fin du championnat, le sous-marin jaune peut prétendre à une fin d’exercice tranquille, mais encore faudrait-il retrouver le goût de la victoire. Parce que le succès, les Amarillos le recherchent maintenant depuis huit matchs, toutes compétitions confondues.

Calmé par le grand frère

De l’allant et de l’esthétisme. Voilà ce qui caractérisait Villarreal avant d’attaquer le mois où il ne faut pas se découvrir d’un fil. Emmenée par Marcelino Garcia Toral depuis la seconde division, la maison jaune recevait aussi bien qu’elle se déplaçait. À titre d’exemple, cette superbe victoire en championnat au Vicente-Calderón à la mi-décembre (1-0) pour battre l’Atlético sur son terrain après plus d’un an d’invincibilité à domicile en Liga. Au Madrigal, la défense valencienne est impassable, enchaînant sept rencontres sur son terrain sans prendre le moindre but. Grâce à cette phase positive, Villarreal engrange les points et prend le bon wagon pour accrocher les places européennes, dans le sillage de Valence, de l’Atlético Madrid et du FC Séville. Séville, c’est d’ailleurs le tournant de la saison de Villarreal. En huitièmes de finale de la Ligue Europa, le cousin rojiblanco vient calmer la dynamique du Madrigal d’entrée de jeu. En 13 secondes, Vitolo ouvre le score et inscrit déjà un but à l’extérieur capital. S’ensuit une rencontre ponctuée par deux autres buts encaissés, condamnant Villarreal à l’impossible au Sánchez-Pizjuán (1-3). Terminant cette double confrontation par une élimination contre un adversaire avec plus de bouteille, la spirale négative n’en finit plus de s’arrêter chez Villarreal. Certains résultats sont assez évocateurs du coup de mou vécu par le club : une nouvelle défaite contre le grand frère sévillan, puis une claque au Madrigal contre l’Espanyol Barcelone (0-3). Et le calvaire se poursuit toujours…

La course à l’Europe relancée ?

En déplacement à Getafe, Villarreal voit de nouveaux maillons s’ajouter à la chaîne de son boulet : Mateo Musacchio, rampe de lancement de la défense, se coltine une fracture ouverte de la malléole à la cheville gauche. Résultat des opérations : cinq mois d’arrêt, une Copa América au Chili à regarder depuis la télé et des coéquipiers en club à soutenir depuis les tribunes. Et du soutien, il en faudra une certaine dose, puisque le calendrier du sous-marin jaune sera tout sauf simple en vue de conserver cette fameuse sixième place. Au programme, trois matchs en déplacement – Real Sociedad dès ce samedi soir, Deportivo La Corogne et Athletic Bilbao à la dernière journée – cumulés à trois réceptions – Atlético Madrid, Elche et Málaga – pour un final haletant. Avant d’affronter David Moyes, Marcelino se veut optimiste. « Il nous reste six finales, et la première d’entre elles est à Anoeta, annonce le technicien. Chaque victoire que nous remportons est une grande étape pour conserver cette sixième place. La saison a été rude pour nous, mais malgré cela, je crois que nous avons le carburant suffisant pour rivaliser sur les six matchs à venir. » Si Villarreal pensait d’ores et déjà pouvoir se reposer sur ses lauriers, c’est râpé.

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Par Antoine Donnarieix

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