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  • OL/Bastia (4-1)

Lyon ne lâchera rien

Par Antoine Donnarieix
4' 4 minutes
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Lyon ne lâchera rien

Cet après-midi, l'Olympique lyonnais s'est facilement défait du SC Bastia (4-1). En prenant rapidement le jeu à leur compte, les Gones ont su faire la différence grâce à leurs hommes de base, mais aussi à leur pépite Fekir.

OL – Bastia : 4-1Buts : Gomis (14e), Fekir (23e), Koné (50e) et Lacazette (64e) pour l’OL. Bruno (47e) pour Bastia.

On joue la 14e minute de jeu. Le soleil brille dans le Stade de Gerland après les accalmies de la fin du mois d’avril. Pourtant cet après-midi, les deux équipes n’ont pas décidé de respecter l’adage en se découvrant dès les premières minutes. Les Corses jouent le jeu, mais Lyon veut faire sa loi à domicile. Toujours aussi mobile dans son couloir, Henri Bedimo met les bouchées doubles. En servant idéalement Bafétimbi Gomis pour son douzième pion en Ligue 1, le Camerounais s’offre une huitième passe décisive et permet de lancer le spectacle dans la capitale des Gaules. À la fin du show, c’est l’OL qui finira par s’imposer devant des Corses qui auront eu le mérite de ne pas poser un bus en attendant de marquer un but de raccroc. Pour le plus grand plaisir de tous les spectateurs.

Gomis libre comme l’air

D’entrée de jeu, les Corses sortent pourtant les crocs. Bien leur en prend, puisque les hommes de Frédéric Hantz doivent tenter d’améliorer une cruelle statistique : en huit matchs, ils n’ont battu aucun membre du top 5 de Ligue 1, avec seulement un nul et sept défaites. Mais voilà, la défaite 5-2 de l’an passé trotte toujours dans les têtes des visiteurs. Sur son côté gauche, Bedimo fait danser Ryad Boudebouz avant d’adresser un centre au second poteau. En apesanteur, la Panthère honore Calogero et place une tête piquée dans le trou de souris laissé par Mickaël Landreau (14e). À peine le temps de frapper l’écusson de l’OL, Bafé sollicite une nouvelle fois la défense bastiaise et sert idéalement Alexandre Lacazette, qui ne peut conclure. Qu’à cela ne tienne, contrôle de la poitrine de Chapman et un centre tendu vers son Lacazette oblige Landreau à renvoyer maladroitement le ballon dans l’axe. Frais comme un gardon, Nabil Fekir ajuste le recordman de matchs en championnat d’une frappe taupée. Son premier but en Ligue 1 (22e). Victimisé, le SC Bastia peine à trouver des failles dans le collectif lyonnais. Seul Gianni Bruno arrive à faire plonger Anthony Lopes, mais sa tentative n’est pas cadrée. Le Sporting s’énerve, à l’image de Wahbi Khazri, tout proche de l’expulsion pour de mauvaises paroles. Si l’arbitre fait preuve de clémence, ce n’est pas le cas de Hantz, qui décide de remplacer le Tunisien avant la mi-temps. Malmené, le coach doit trouver les mots pour booster les siens.

Magic Fekir

« Ce qu’il faut éviter, c’est de prendre un but dès l’entame de la seconde mi-temps. » Pas de bol pour Rémi Garde, Gianni Bruno se charge de contrecarrer le plan annoncé de l’entraîneur rhodanien. Le ballon botté par Boudebouz sur corner ne trouve pas preneur dans les airs et atterrit dans les pieds de François Modesto. En frappant en direction d’une forêt de jambes, la balle est déviée par le renard Gianni Bruno et franchit bel et bien la ligne (47e). Une réduction de l’écart de courte durée cependant, puisqu’un homme en particulier avait envie de se mettre en valeur devant les supporters lyonnais : Fekir. Déjà buteur, le gaucher veut aussi montrer qu’il sait donner des caviars. D’une, son corner parfaitement enroulé trouve un Bakary Koné lancé à pleine vitesse. Sa tête surpuissante vient redonner deux buts d’avance aux locaux et offre un joli cadeau d’anniversaire pour fêter les 26 ans du défenseur burkinabé (50e). De deux, la superbe percée centrale du jeune Gone invite trois Corses à devoir se rapprocher du joueur. Intelligemment, il sert donc son compère Alexandre Lacazette pour inscrire le but du K-O. Grâce à son meneur, l’OL a remporté la bataille et inflige une nouvelle correction aux pauvres Bastiais. Généreux, Rémi Garde n’oublie pas qui est à l’origine de cette belle copie et fait sortir Gomis, peut-être bientôt partant, pour une belle ovation. Quelques minutes plus tard, Fekir aura lui aussi droit aux résonances de son patronyme.

« River Plate est au même niveau que les clubs allemands »

Par Antoine Donnarieix

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