Auteur d’un doublé face à la Norvège (1-2), Jude Bellingham a signé une prestation de légende pour envoyer l’Angleterre en demi-finales du Mondial. Les Three Lions affronteront la Suisse ou l’Argentine à Atlanta et ne sont plus qu’à une marche de leur première finale depuis 1966.
Norvège 1-2 Angleterre
Buts : Schjelderup (36e) pour les Løvene // Bellingham (45e+2 et 93e) pour les Three Lions
Si vous entendez un jour quelqu’un dire que les vraies rock stars n’existent plus, vous pourrez lui répondre que c’est faux : Jude Bellingham en est une. Dans un collectif anglais longtemps apathique, le milieu du Real Madrid a signé un solo de légende dans la nuit de samedi à dimanche, en plantant un doublé face à la Norvège en quarts de finale de la Coupe du monde (2-1). Et sous les yeux de Mick Jagger, s’il vous plaît.
Auteur de six buts depuis les poules, l’ancien joueur de Birmingham s’installe aux côtés de Lionel Messi et Kylian Mbappé dans la discussion des meilleurs joueurs du Mondial. Erling Haaland, lui, a dû quitter la table. La Norvège repart en drakkar vers les fjords après avoir fait l’unanimité grâce à la qualité de son football et de ses supporters. Fini donc le Viking row en tribunes. Hey Jude, lui, continuera de se faire entendre en demi-finales à Atlanta, face à la Suisse ou l’Angleterre.
Le faux centre de Schjelderup
Sous l’énorme cagnard de Miami – 40 degrés ressentis –, la Norvège tarde à se chauffer. Après avoir laissé le ballon aux Anglais et galéré à franchir la ligne médiane, les hommes de Ståle Solbakken profitent du cooling break pour se rafraîchir les idées et revenir avec de meilleures intentions. La solution ne viendra pas d’un vieux tacle ou d’un coup de tête d’Erling Haaland, mais d’un délice de frappe du pied gauche d’Andreas Schjelderup. Alors que tout le monde imagine qu’il va centrer depuis le côté gauche, le joueur du Benfica dégaine un tir qui vient se loger dans la lucarne de Jordan Pickford (1-0, 36e). Alexander Sørloth a l’occasion de faire le break dans la foulée, mais l’ailier droit de fortune tricote en contre-attaque et manque sa tentative.
Menée au score, l’Angleterre continue son petit refrain depuis le début du Mondial : les hommes de Thomas Tuchel rament autant que les supporters norvégiens en tribune et peinent à se créer quoi que ce soit. Mais comme depuis le début du tournoi, le héros Jude Bellingham enfile sa cape pour sortir les siens du pétrin. Après un bon crochet centre d’Anthony Gordon, le milieu de terrain récupère le cuir et croise parfaitement sa frappe pour remettre les deux équipes à égalité juste avant les citrons (1-1, 45e+2).
Nyland flanche, Bellingham en profite
Les Anglais soufflent et voient le rythme doucement retomber au cours du second acte, mais la Norvège garde la main sur le jeu et continue de faire trembler Jordan Pickford. Torbjørn Heggem croit d’abord redonner l’avantage aux siens sur corner, avant de voir son but logiquement annulé après une poussée bien bourrine d’Erling Haaland sur Eliott Andersson. Kristoffer Ajer, lui, voit sa reprise de la tête à bout portant heurter la barre transversale.
En souffrance, l’Angleterre obtient ce qu’elle voulait : la prolongation. Et c’est au cours de celle-ci que les Three Lions vont enfin mordre, trouvant les filets après une frappe de Morgan Rogers mal captée par Ørjan Nyland et repoussée derrière au fond des filets (1-2, 93e). But de qui ? Jude Bellingham bien sûr, question idiote ! La Norvège a les jambes coupées, mais tient debout après que la VAR a annulé un penalty anglais initialement sifflé après un contact d’Oscar Bobb sur Djed Spence. Albion gère toutefois sérieusement sa prolongation et valide sa qualification pour le dernier carré, le rêve de Coupe du monde d’Erling Haaland s’achevant en larmes. Alors, it’s coming home or it’s not coming home ?