S’abonner au mag
  • France
  • Ligue 1
  • 25e journée
  • Lyon/Ajaccio (3-1)

Lyon a sorti les griffes

par Antoine Donnarieix
3' 3 minutes
38 Réactions
Lyon a sorti les griffes

Qu'on se le dise, le stade de Gerland n'a pas vu son équipe franchement galérer pour venir à bout du dernier de Ligue 1. Vainqueur d'un Ajaccio trop faible pour rivaliser (3-1), l'Olympique lyonnais fait le boulot et enchaîne un douzième succès en seize rencontres toutes compétitions confondues. Costaud.

LyonAC Ajaccio (31) G. Fofana (44′), J. Briand (70′), B. Gomis (88′) pour Lyon , D. Oliech (79′) pour AC Ajaccio.

Quand un candidat à la Coupe d’Europe reçoit le dernier de la classe, il y a toujours deux alternatives possibles : gagner sans trop de peine face à un adversaire qui a la tête dans le seau, ou se faire accrocher et retourner chez soi à broyer du noir, en se disant qu’on ne mérite pas mieux que de rentrer dans le rang. Le ventre mou du classement, l’Olympique lyonnais l’a trop connu ces derniers mois. Désormais, Lyon souhaite bouffer tous les adversaires qui se mettent en travers de sa route. Et l’AC Ajaccio, tel un buffle qui n’a pas vu arriver ce félin affamé derrière lui, s’est fait croquer à l’heure du goûter.

Fofana 1, Ajaccio 0

Le match des Lyonnais démarre bizarrement face à des Ajacciens qui n’ont plus rien à perdre avec neuf points de retard sur le premier non-relégable. On croit qu’un coup franc va être sifflé aux abords de la surface, mais Alexandre Lacazette ne se débine pas et sert Miguel Lopes. Sa frappe déviée oblige Guillermo Ochoa à la claquette. Au quart de la rencontre, les 59% de possession de balle sont bien sympas pour les statistiques, mais dans la pratique, le score n’est toujours pas favorable aux Gones. Le une-deux entre Lacazette et Gueïda Fofana se termine par une frappe de ce dernier, mais l’inspiration géniale n’est pas encore d’actualité pour l’international Espoirs. Gomis, d’une frappe peu tranchante et Biševac sur corner tentent bien de bouger leur opposant, mais le bloc corse fait front. La fierté des visiteurs n’est pas non plus inquiétée sur la transformation du sosie de Tracy Chapman, qui aurait pu donner trois points au LOU. Frustrés de ne pas mettre à mal la lanterne rouge, les Rhodaniens commencent à se ruer à l’attaque. Vénère, le collectif de Rémi Garde prouve qu’il en a encore dans le coffre : juste avant la mi-temps, Alexandre Lacazette combine avec Gueïda Fofana, qui profite de l’apathie de la charnière Dielna-Tonucci-Perozo pour enrouler son ballon sous la barre de Memo Ochoa (43e). « Il faut souligner la première mi-temps de l’équipe, on a été très solides et je pense que c’est ce comportement qui nous permet de mener au score. » Nets et précis, les mots du buteur résument parfaitement ce premier acte.

L’OL plie, mais ne rompt pas

« On recule au lieu de défendre en avançant… Maintenant qu’on a pris ce but, il faut persévérer. » Le capitaine ajaccien Johan Cavalli associe la parole aux actes en servant bien Junior, mais au vu de sa conduite de balle, on voit clairement que l’attaquant Ivoirien n’est pas en confiance. Face à la pauvreté du jeu des visiteurs, la physionomie de la rencontre laisse à penser que c’est Ajaccio qui a joué en coupe cette semaine. De l’autre côté, Biševac se fait ceinturer dans la surface de réparation, mais rien d’anormal pour le corps arbitral. On arrive vers l’heure de jeu lorsque la belle percée de Henri Bédimo offre à Briand la balle du break, qu’il foire à deux mètres des cages. Pas un souci pour l’ancien Montpelliérain : deuxième démarrage et deuxième service pour Briand, qui trouve cette fois les filets de la tronche (69e). Autant dire que le Lion indomptable mérite bien de célébrer sa passe décisive comme un but. Sur les rythmes de Ménélik, Lyon est dans la place, tout baigne. Mais Ajaccio n’aime pas franchement les lyrics du rappeur : Cavalli trouve le tout frais Dennis Oliech, qui ajuste Lopes et entretient le suspense (82e). Christian Bracconi lâche ses dernières cartouches, ce qui ne perturbera pas le sang-froid de Gomis, qui plie l’affaire avec son dix-septième pion en 29 matchs cette saison. En attendant le choc entre Marseille et Saint-Étienne ce soir, Lyon revient dans la course à l’Europe, à un point de la quatrième place.

« River Plate est au même niveau que les clubs allemands »

par Antoine Donnarieix

Commentaires

Les membres ont posté 38 commentaires sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Logo de l'équipe Argentine
Les notes d'Argentine-Suisse
  • Mondial 2026
  • Quarts
  • Argentine-Suisse
Les notes d'Argentine-Suisse

Les notes d'Argentine-Suisse

Les notes d'Argentine-Suisse
Les grands récits de Society: Epstein - Ce que vous n'avez jamais lu
  • Enquête
Les grands récits de Society: Epstein - Ce que vous n'avez jamais lu

Les grands récits de Society: Epstein - Ce que vous n'avez jamais lu

Vous aviez aimé notre très grande enquête sur Dupont de Ligonnès de l’été 2020? Voici celle, massive, sur Jeffrey Epstein! Retrouvez ici l'intégralité de notre enquête.

Les grands récits de Society: Epstein - Ce que vous n'avez jamais lu
Logo de l'équipe Angleterre
Les notes de Norvège-Angleterre
  • Mondial 2026
  • Quarts
  • Norvège-Angleterre (1-2)
Les notes de Norvège-Angleterre

Les notes de Norvège-Angleterre

Les notes de Norvège-Angleterre
Articles en tendances
Logo de l'équipe France
Ils arrivent méchants
  • Mondial 2026
  • Quarts
  • France-Maroc (2-0)
Ils arrivent méchants

Ils arrivent méchants

Ils arrivent méchants




31
Revivez Argentine-Suisse (3-1)
Revivez Argentine-Suisse (3-1)

Revivez Argentine-Suisse (3-1)

Revivez Argentine-Suisse (3-1)
12
Revivez Norvège-Angleterre (1-2)
Revivez Norvège-Angleterre (1-2)

Revivez Norvège-Angleterre (1-2)

Revivez Norvège-Angleterre (1-2)

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.