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  • Copa Libertadores

Libertadores : Neymar, Riquelme, et … Perea

Par Thomas Goubin
3' 3 minutes
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Libertadores : Neymar, Riquelme, et … Perea

Étalés sur deux semaines, les huitièmes de finale aller de Libertadores ont pris fin jeudi soir. Boca et Santos vont devoir s'échiner au retour. Ballottage favorable pour le Libertad de Jorge Burruchaga.

L’histoire tient désormais du marronnier. Les favoris brésiliens ou argentins asphyxiés par l’altitude de La Paz. A plus de 3600 mètres au-dessus du niveau de la mer, Santos se trouvait trop loin de la chaleur humide des rives de l’Atlantique, son élément naturel, pour faire bonne figure. Victime d’un jet de projectile qui l’a laissé à terre plusieurs minutes, Neymar s’est fait voler la vedette par le prodige du Club Bolivar, Jhasmani Campos, 23 ans. Auteur d’un but ressemblant à une action au ralenti de Messi il y a quelques semaines, le joueur le mieux payé du pays andin a, cette fois, inscrit un doublé sur coup-franc. Le but de Santos a, lui aussi, été consécutif à un coup-franc bien frappé par Elano, avec un Maranhao à l’affut pour la mettre au fond. Après l’agression dont a été victime Neymar, le retour à Santos s’annonce particulièrement bouillant. 


Bolivar-Santos (2-1)

Vidéo


Boca sur le fil

La scène tient de la carte postale. La Bombonera, ses papelitos, ses feux d’artifice, et Juan Roman Riquelme. Face aux Chiliens de l’Union Española, l’éternel Droopy argentin a encore montré la voie. Pour ouvrir le score, Riquelme a surtout bénéficié d’une superbe remise de Dario Cvitanich, le meilleur Xeneize mercredi soir, après avoir totalement manqué sa première frappe. Au terme de la rencontre, Riquelme a félicité les Chiliens pour n’avoir jamais fermé le jeu. De belles intentions récompensées par une égalisation qui noircissait salement le futur de Boca en Libertadores. Mais lors de la minute uruguayenne, la 91e, le celeste Santiago Silva claquait une tête de taureau pour faire exploser la Bombonera. Au retour, un petit 1-0 suffit à l’Union Española, quatrième de son championnat, pour éliminer le mythe argentin.

Les buts de Boca

Vidéo

Perea, de la Gironde au Mexique

Les Bordelais se souviennent de son faciès de tortue caribéenne, et de ses courses tête dans le guidon. Le Colombien Edixon Perea évolue à présent à Cruz Azul, le dernier survivant mexicain de la compétition. Face au Club Libertad, entraîné par un autre ex de la L1 un brin plus classe, l’on parle de Jorge Burruchaga, Perea a contribué à l’ouverture du score d’une tête déviée par Orozco dans les filets paraguayens. Le match a été marqué par le choc spectaculaire entre le genou d’un attaquant du Libertad et la tête du gardien mexicain, Jesus Corona. Son remplaçant s’est fendu d’une sortie avec buée dans le pare-brise qui a permis aux Paraguayens d’arracher un nul très heureux (1-1).

Cruz Azul – Libertad (1-1)

La Libertadores plutôt que l’Hexagoal

D’autres anciens de L1 peuplent ces huitièmes de finale de Libertadores. Fred, par exemple, dont le Fluminense a arraché un bon match nul (0-0) sur la pelouse de l’Internacional. Effet de mode ou nouvelle tendance émergente, un pénalty a été manqué par Datolo. Un même échec qu’a dû déplorer le Vélez Sarsfield sur la pelouse de l’Atletico Nacional. Mais les Argentins sont tout de même repartis de Medellin avec une victoire précieuse (0-1). Pour revenir aux ex-prétendants de l’Hexagoal, le Vasco de Gama de Juninho s’est imposé devant le Lanus (2-1). Un score loin de constituer un bouclier convaincant avant de se déplacer en Argentine. Ballotage très favorable, en revanche, pour le Corinthians, auteur d’un match nul et vierge sur le terrain d’Emelec, en ayant joué à dix plus d’une demi-heure. Enfin, jeudi soir, la phase aller des huitièmes s’est bouclée sur une correction infligée par le Deportivo Quito à la U de Chile (4-1). Du haut de leur Copa Sudamerica remportée l’an dernier, et de leur belle phase de groupes, les universitaires faisaient pourtant figure de sérieux outsiders.

Le golazo des huitièmes (Diego Souza – Vasco de Gama)

« River Plate est au même niveau que les clubs allemands »

Par Thomas Goubin

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