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Inter-Barça : le retour du football plaisir

SF
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Inter-Barça : le retour du football plaisir

Deux ans après avoir échoué face à Manchester City à Istanbul, l’Inter a de nouveau la possibilité de regoûter au parfum d’une finale de Ligue des champions en cas de résultat positif face au FC Barcelone ce mardi soir à San Siro (20h45). Au terme d’un nouveau match de titans, à n’en pas douter.

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Pratiquement une semaine jour pour jour après la manche aller, personne n’a oublié. Pour certains, c’était une Madjer millimétrée, pour d’autres, Marcus Thuram a seulement marqué du talon. Tout le monde est ensuite tombé d’accord sur le ciseau dingo de Denzel Dumfries, la réponse majuscule du soliste Lamine Yamal, la sortie manquée de Wojciech Szczęsny, le but refusé pour un orteil à Henrikh Mkhitaryan ou encore le bruit de la barre sur le but brutal de l’égalisation signé Raphinha : ce Barça-Inter était un chef-d’œuvre, une ode au football comme on en voit trop peu. Six jours après cette orgie footballistique, voilà donc qu’on nous sert la petite sœur : la suite dans un San Siro sold out prêt à servir d’enfer pour les Barcelonais, de paradis pour Nicolò Barella et le reste du collectif nerazzurro qui aura tout sauf volé, en cas de victoire, sa place pour une deuxième finale de Ligue des champions en deux ans.

L’Inter a les cartes en mains pour finir le travail

Il suffit d’observer le parcours européen de l’armée de Simone Inzaghi pour comprendre à quel point la tâche s’annonce immense pour le Barça. Dans son arène légendaire de 75 000 places, l’Inter n’a jamais perdu en Europe cette saison, que ce soit face à Arsenal, au Bayern ou encore Feyenoord, là où à l’inverse, le Barça a montré quelques signes de fébrilité à l’extérieur en s’inclinant à Monaco ou en se faisant peur à Dortmund. Surtout, le match aller entre les deux formations a démontré que l’Inter avait totalement compris comment faire mal à cette ligne défensive placée comme une rangée de portiques de sécurité à la hauteur de la ligne médiane. De plus, la formation milanaise a démontré qu’elle n’était pas qu’une équipe qui sait bien défendre comme on l’entend encore trop souvent sur les plateaux télé.

Lamine Yamal est un phénomène qui naît une fois tous les 50 ans.

Simone Inzaghi

Si Simone Inzaghi n’a pas manqué de chanter les louanges de Lamine Yamal en parlant de lui logiquement comme d’un « phénomène qui naît une fois tous les 50 ans », il serait surprenant que la jeune pépite barcelonaise s’autorise une seconde humiliation en règle sur le pauvre Federico Dimarco loin de la Catalogne. Et c’est bien là le risque pour le Barça : si cette équipe sait extrêmement bien faire mal à l’adversaire, ses largesses défensives en l’absence confirmée de son totem Jules Koundé risquent de s’avérer trop préjudiciables à ce stade de la compétition.

Quinze ans après, l’heure est enfin arrivée ?

Il se murmure souvent qu’à cette période de l’année, ce sont l’expérience et le fait d’arriver avec un effectif au complet qui prime. Si le retour de Robert Lewandowski est pour sûr une très bonne nouvelle pour les Blaugrana, celui de Lautaro Martínez est quasi essentiel pour les Nerazzurri. Le capitaine argentin, grand artisan de l’élimination du Bayern au tour précédent et véritable point de repère pour le reste du onze italien, est l’un des rares à n’avoir plus que ce titre majeur à gagner à seulement 27 ans. S’il y parvient, nul doute qu’il deviendra un dieu vivant pour les adorateurs de l’écurie de Javier Zanetti, dernier représentant italien à avoir soulevé la C1 en 2010 dans un tout autre style. Une éternité. Quinze ans plus tard, l’Inter peut donc se redonner une véritable chance de corriger cette anomalie tout en envoyant ce signal au reste du monde : l’Inter reste l’Inter, et il s’agirait d’arrêter de la sous-estimer.

João Cancelo de retour dans un de ses anciens clubs ?

SF

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