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Gameiro offre la qualif au FC Séville

Par Gaspard Manet
3' 3 minutes
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Gameiro offre la qualif au FC Séville

Dans un périlleux déplacement en Russie, les Sévillans ont tremblé tout le match, mais sont parvenus à arracher le match nul, 2-2, s'assurant ainsi une place en demi-finale de la Ligue Europa. C'est désormais une certitude, le FC Séville n'a pas l'intention de rendre son trophée.

Zénith St. PetersbourgFC Séville (22)

S. Rondón (48′), Hulk (72′) pour Zénith St. Petersbourg , C. Bacca (7′), K. Gameiro (86′) pour FC Séville.

Acculés en défense, martyrisés par les attaques répétées du Zénith, les Sévillans sont au bord de la rupture. Les deux équipes sont alors à égalité parfaite sur les deux matchs, et les Espagnols prient tous les saints pour obtenir ce qui peut leur arriver de mieux : une prolongation. Les actions russes se succèdent sur les cages de Beto et le jugement divin semble inéluctable. Mais c’était sans compter sur Kevin Gameiro. Entré en jeu quelques minutes auparavant, le messie de Senlis ne tremble pas au moment de croiser sa frappe du droit et permet au FC Séville de crucifier les Russes sur leur croix orthodoxe. Dieu est grand, Kevin tout puissant.

Une histoire de penalty

On le sait, les déplacements en Russie ne sont jamais une partie de plaisir. Surtout qu’avec leur tout petit but d’avance, les Sévillans sont au courant, ils n’ont pas une énorme marge de manœuvre. Du coup, pas question de gérer cette courte avance. La qualification, il faut aller la chercher en jouant, tout simplement. Et les choses commencent plutôt bien pour les hommes d’Unai Emery, lorsqu’après cinq minutes de jeu, Coke s’effondre dans la surface à la suite d’un tacle de Luis Neto. Au ralenti, le contact semble vraiment limite, toujours est-il que l’arbitre, lui, a déjà désigné le point de penalty. Faute ou pas, Carlos Bacca s’en tape et envoie une mine dans la lucarne de Lodygin. 1-0, Séville se donne une avance confortable. Loin de baisser les bras, les Russes repartent au combat et Danny est tout proche de remettre les deux équipes à égalité, mais c’était sans compter sur la belle parade de Beto (18e). Forts de leurs deux buts d’avance, les Sévillans se mettent à attendre les joueurs du Zénith avant de procéder en contre. Une technique plutôt payante, puisqu’à la pause, ce sont bien eux qui ont un pied en demi-finale.

Le scénario fou

Après quinze minutes à se motiver entre eux, les Russes reviennent sur la pelouse avec la ferme intention de faire l’exploit. Les Sévillans, eux, ont déjà la tête à la qualification, à l’image de Beto qui relâche un ballon anodin dans les pieds de Rondón qui n’en demandait pas tant (48e). Bien élevé, le Vénézuélien ne refuse pas l’offrande et remet les deux équipes à égalité. 1-1, voici le début d’un tout autre match. Complètement dépassés, les Espagnols se font martyriser dans ce début de seconde période et Hulk n’est pas loin de donner l’avantage aux siens, mais sa lourde frappe vient mourir dans le petit filet extérieur de Beto (52e). En danger, Séville se donne quelques bouffées d’oxygène en contre, comme lorsque Bacca est repris au dernier moment par Neto alors qu’il armait la frappe du doublé (58e). Malgré ça, la domination reste bien russe et Hulk finit par la concrétiser de la plus belle des manières. Exilé sur le côté droit, le long de la ligne de touche, à prés de 40 mètres des cages sévillanes, le Brésilien voit Beto avancé et déclenche un lob parfait. Beto a beau essayer de claquer le bordel, la balle a bien franchi la ligne (72e). 2-1, égalité parfaite. Enragés, les joueurs du Zénith intensifient encore plus leur domination et multiplient les occasions dangereuses. Au bord de la rupture, les Espagnols sont à deux doigts de craquer lorsque, sur un contre, Kevin Gameiro, d’une belle frappe croisée, remet les deux équipes à égalité (85e). Contre le cours du jeu, le FC Séville vient de tuer le match. Les Russes sont à terre, les Sévillans, eux, s’en vont défendre leur titre.

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Par Gaspard Manet

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