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Les origines de la rivalité entre l’Angleterre et l’Argentine

Le hasard fait parfois bien les choses. Pour la première fois depuis 2002, Anglais et Argentins vont se croiser en Coupe du monde. Après la victoire des Anglais (1-2) en prolongation face à la Norvège et celle de l’Argentine (3-1) face à la Suisse, les Three Lions et l’Albiceleste se croiseront donc en demi-finales ce mercredi.
La guerre des Malouines comme traumatisme
Si les deux pays se sont affrontés à plusieurs reprises hors des terrains de football dans leur histoire, notamment lors des invasions britanniques de Buenos Aires au début du XIXe siècle, le tournant de la rivalité entre l’Angleterre et l’Argentine s’est effectué en 1982 au moment de la guerre des Malouines. Durant 74 jours, les deux nations se sont affrontées pour la souveraineté de l’archipel situé au large de l’Amérique du Sud. Le territoire était sous contrôle du Royaume-Uni, mais revendiqué par l’Argentine comme part de son territoire national. Au printemps 1982, la junte militaire au pouvoir en Argentine décide d’envahir les îles Falkland (selon la dénomination britannique). L’invasion est réprimée dans le sang par Londres et Margaret Thatcher, puisque 649 militaires argentins ont été tués durant le conflit contre 255 britanniques. Le conflit est toujours présent dans les esprits argentins puisque les Malouines sont mentionnées dans la chanson concoctée pour la sélection argentine dans ce Mondial.
Côté terrain, la rivalité entre les deux équipes est montée d’un cran lors du quart de finale du Mondial 1966 avec l’expulsion du capitaine argentin Antonio Rattin, décédé juste avant la rencontre entre l’Argentine et la Suisse ce samedi. Mais surtout en 1986, lors du quart de finale survenu quatre ans seulement après la guerre des Malouines, où Diego Maradona a inscrit la fameuse Main de Dieu, avant de s’offrir un deuxième but, passé à la postérité comme « But du siècle ». Après la qualification argentine, Lionel Scaloni a en tout cas minimisé l’impact symbolique de cette affiche : « C’est un match de football, rien d’autre, c’est le message que je veux véhiculer. Je le répète, ce n’est qu’un match de football, rien de plus, point final ».
Réponse le 15 juillet.
Pourquoi les arbitres anglais ne peuvent pas arbitrer les ArgentinsLB













































