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  • Barcelone/Villarreal (2-1)

Le Barça se fait du bien face à Villarreal

Par Robin Delorme
4' 4 minutes
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Le Barça se fait du bien face à Villarreal

Vainqueur du choc de cette journée de Liga face à Villarreal (2-1), le Barça fait plus que se relancer en Liga. Avec un Neymar en feu, et auteur d’un doublé, les Blaugrana ont rassuré leur monde. Et mettent la pression sur l’Atlético, seule équipe susceptible de suivre leur rythme infernal.

FC Barcelone – Villarreal CF : 2-1Buts : Neymar (30e, 68e) pour le Barça. Musacchio (48e) pour Villarreal.

Le vent souffle fort à Barcelone. Et les girouettes ne s’en plaignent pas. Discuté par une partie de la presse espagnole, le Barça de Martino a remis les points sur les I face à Villarreal. Vainqueurs 2-1 du surprenant quatrième de la Liga, les Catalans ont réenclenché la marche avant en Liga. Trois nouveaux points dans la besace qui leur permettent de remettre le Real Madrid à distance respectable (cinq points). Surtout, ils mettent la pression sur leur dauphin, l’Atlético de Madrid, qui reçoit ce dimanche le FC Valence. Un bol d’air arithmétique qui doit beaucoup à la folle semaine de Neymar. Déjà auteur d’un hat-trick en milieu de semaine, le Brésilien a récidivé ce samedi. Grâce à un doublé, il rappelle qu’il est plus qu’une alternative à Lionel Messi. Bref, une soirée réussie en tout point pour le FC Barcelone.

Song la joue, presque, comme Xavi

« On ne change pas une équipe qui gagne. » Infidèle à cet adage, Tata Martino transforme un XI blaugrana pourtant large vainqueur du Celtic Glasgow quelques jours plus tôt (6-1). Avec un Neymar de retour sur son aile, un Cesc de nouveau en faux neuf, et une doublette Busquets-Song presque inédite, le Barça innove. Une mue risquée face au surprenant promu Villarreal. Loin de ces considérations, Song, dans un rôle à la Xavi, rend sa confiance à Martino. Déjà dangereux sur une reprise qui s’écrase sur le poteau (6e), le Camerounais joue en piston. Positionné comme un Xavi, il régule et accompagne les actions catalanes. Après un quart d’heure, le sous-marin jaune pointe le bout de son périscope. Sans son meneur Cani, mais avec ses mobylettes Dos Santos et Pérez, Villarreal presse haut. Malgré sa possession outrageuse, le Barça manque d’entrain. Balbutiant, il en rend ce match peu passionnant. Il faudra une main de Mario dans la surface pour lui redonner de l’intérêt. Volontaire ? Involontaire ? L’arbitre désigne lui le point de penalty. Tout en décontraction, Neymar prend à contre-pied Asenjo et offre l’avantage aux siens. Un but qui ne va réveiller personne. Surtout pas Iniesta qui, tout chanceux, trouve Alexis sur une frappe mollassonne. Surpris, le Chilien envoie Ansejo à la parade (40e). Et sonne le glas des offensives de ce premier acte.

Au bon souvenir de Dos Santos, au plaisir de Neymar
Remis de son ennui, la cathédrale du Camp Nou va rapidement connaître la déprime. Trois minutes de jeu suffisent au capitaine de Villarreal pour remettre son équipe à flot. Sur un corner de Dos Santos, il devance Bartra et propulse le cuir au fond des filets de Pinto (48e). Confortant son statut d’équipe la plus faible sur coup de pied arrêté, le Barça a mal. Raison principale de ces maux, Giovani dos Santos. Ex futur-crack de la Masia, le Mexicain percute et raffûte. Dans le dur, Piqué et consorts font le dos rond. Pour mieux ressortir. Après l’orage, l’heure de jeu voit des Blaugrana plus entreprenants. Un réveil qui coïncide avec l’entrée de Xavi. Sitôt cette entrée, Alexis alerte un Fábregas qui ne doit son raté qu’à la sortie opportune d’Asenjo. Un duo catalan qui va trouver la faille quelques minutes plus tard. Lancé à la perfection par Cesc, le Chilien offre sur un plateau la chique à Neymar. Le Brésilien remercie pour l’offrande et s’offre un doublé de choix. De nouveau devant, le Barça récite une partition sur un air de déjà vu. Soporifique pour certains, il permet en tout cas aux Catalans de faire tourner sans se découvrir. Et il faut toute la détente d’Asenjo pour éviter à Andrés Iniesta d’aggraver la marque sur une frappe en première intention. Dans les arrêts de jeu, Neymar est même à une transversale de conclure un solo déroutant. Pas grave, il aura, à l’instar du Barça, conclu de la plus belle des manières cette semaine charnière.

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Par Robin Delorme

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