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Les Mauriciens ne se résignent pas

Seule sélection de l’océan Indien à s’être qualifiée pour une phase finale de CAN (1974), l’Île Maurice ne fait guère parler d’elle, alors que Madagascar et les Comores, ses deux voisins, affichent de réels progrès. Les Mauriciens, qui s’apprêtent à participer à la Coupe de la COSAFA en Afrique du Sud, veulent sortir de ce relatif anonymat. Même si cela doit prendre du temps...

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Le Cap-Vert, qui ne pesait rien ou pas grand-chose il y a encore sept ou huit ans, appartient aujourd’hui à la classe moyenne du football africain, grâce notamment à sa présence lors des phases finales de CAN en 2013 et 2015. Un peu plus proches d’eux, Madagascar et les Comores, malgré la faiblesse de leurs moyens financiers et l’étroitesse de leur marge de manœuvre sportive, se portent relativement bien. Les Mauriciens, 150es au dernier classement FIFA et qui pointent au 45e rang continental, ont fini par se poser les bonnes questions. « Pourquoi pas nous ? La Guinée-Bissau vient de disputer la CAN 2017. Je ne suis pas en train de vous dire qu’on va se qualifier rapidement pour une phase finale à court terme, mais c’est un objectif qu’il faut se fixer, en sachant que ça ne se fera pas en cinq minutes » , affirme Sébastien Sirot, le Directeur technique national français nommé en septembre dernier.

Club M : des roustes et des perfs


Pour 2019, en tout cas, c’est déjà mort. Le Club M a été éliminé au tour préliminaire par les Comores (0-2, 1-1), et s’il ne veut pas trop se tourner les pouces jusqu’à la fin de l’année, il a tout intérêt à étendre sa présence dans les qualifications pour le Championnat d’Afrique des nations (CHAN), une compétition réservée aux joueurs locaux et dont la phase finale doit – en théorie – se tenir au Kenya début 2018. Les insulaires, qui ont sorti les Seychelles (2-1, 1-1) retrouveront l’Angola le mois prochain au second tour, avec, si tout se passe bien, la perspective d’affronter le vainqueur de Madagascar-Mozambique pour l’ultime tour de piste. « On ne part pas favori face à l’Angola, on le sait. Mais notre progression passe aussi par le fait de jouer régulièrement. C’est pour cela que la Coupe de la COSAFA, que nous allons disputer avec beaucoup de joueurs locaux, est importante pour bien se préparer » , poursuit Sirot, avant le premier match face aux Angolais dimanche à Moruleng, qui précédera ceux contre la Tanzanie (27 juin) et le Malawi (29 juin).

Comme souvent, Maurice, dont le palmarès se résume à deux médailles aux Jeux des îles de l’océan Indien (1985, 2003), à deux quarts de finale de la COSAFA (2001, 2004) et à une phase finale de CAN en 1974 en Égypte (trois défaites), sera une des grosses cotes de ce tournoi annuel réunissant les sélections d’Afrique australe. Ces dernières années, le Club M, entre quelques dérouillées contre le Ghana (1-7), le Rwanda (0-5), le Kenya (2-5) ou le Lesotho (0-3) a démontré qu’il était aussi capable de faire quelques coups. « Les victoires face au Mozambique (1-0) et au Rwanda (1-0), en qualifications pour la CAN 2017 en sont la preuve, poursuit Sirot. Et dans les compétitions de clubs, les équipes mauriciennes n’ont pas démérité. Port-Louis a passé le premier tour de la Ligue des champions, le SC Pamplemousses a été sorti de justesse par un club zimbabwéen. »

Un championnat pro, des jeunes davantage considérés


Sur cette île davantage réputée pour ses plages paradisiaques et ses hôtels de luxe, le football, considéré comme le sport numéro 1, est donc une affaire sérieuse. Le championnat (Mauritian League) est professionnel depuis trois ans. Tous les joueurs n’ont cependant pas le statut pro (sur un effectif de vingt, quinze l’ont, les autres étant semi-pros, ndlr), et les salaires, hors primes, vont de 250 à 500 euros. L’État mauricien est le premier partenaire financier du football local, afin de compenser le manque d’intérêt des sponsors privés. La banque Barclays est un des rares à avoir franchi le pas. « Les sponsors sont hésitants. Ce n’est pas vraiment dans les traditions locales mettre de l’argent dans le foot » , reprend Sébastien Sirot. Surtout quand les résultats n’incitent guère à lâcher l’oseille. La préformation et la formation des jeunes Mauriciens ont été trop longtemps mises de côté par les clubs et la Fédération. Depuis quelques mois, la tendance s’est inversée. Sur l’île, où les académies plus ou moins sérieuses abondent, la jeunesse est redevenue une priorité. « On met l’accent sur les compétitions nationales et sur nos sélections de jeunes. On dispose d’un Centre technique national relativement fonctionnel » , insiste Sirot. « Depuis qu’il y a de nouveau une vraie direction technique nationale, on sent que ça bouge. De jeunes joueurs mauriciens vont pouvoir partir à l’étranger dans des centres pour y progresser. Les Mauriciens sont trop peu nombreux à évoluer en Europe, contrairement aux Malgaches ou aux Comoriens » , intervient le milieu international Colin Bell (38 ans), convoqué par le sélectionneur congolais, Joe Tsuhupula, pour la COSAFA.


Bell, qui évolue depuis 2006 au SC Pamplemousses, n’a jamais quitté son île. Mais il a une bonne raison. « Je bosse dans la police, je suis donc semi-pro. Contrairement aux Malgaches ou aux Comoriens, qui vivent dans des pays très pauvres, les Mauriciens n’éprouvent pas forcément le besoin de s’exiler. Ici, la vie est plutôt agréable. Le championnat est professionnel, même s’il n’est pas d’un niveau très élevé. Cela dit, ce serait bénéfique pour notre football qu’ils soient plus nombreux à aller en Europe. Et aussi que la sélection gagne des places au classement FIFA. Cela fait des années que nous n’avons plus affronté d’autres équipes africaines en matchs amicaux. » C’était en 2015, et Didier Six, éphémère sélectionneur du Club M, avait réussi à faire venir le Burundi (2-2) et le Togo (1-1) en mars 2015. Depuis, les insulaires se contentent des compétitions officielles. « Nous avons besoin de nous confronter à d’autres sélections, insiste Bell, d’abord concentré sur le premier tour de la Coupe de la COSAFA. Il faut y aller étape par étape. Passer le premier tour de ce tournoi. Avancer dans les qualifications pour le CHAN. Pour la CAN, on verra plus tard... »



Par Alexis Billebault
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