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Mais qui es-tu, le Bayer Leverkusen?

Voilà, le destin a fait son choix et a décidé de placer le Bayer Leverkusen sur la route du PSG en huitièmes de la Ligue des Champions. Actuel deuxième de Bundesliga derrière le Bayern dans une indifférence quasi-générale, on en oublierait presque que ce club disputait une finale de C1 en 2002. Oui, la réalité est triste pour les supporters de « Neverkusen » : tout le monde semble se foutre du Bayer...

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En battant le Borussia Dortmund au Westfalenstadion sur le plus petit des scores la semaine dernière, le Bayer Leverkusen est devenu le seul poursuivant du Bayern Munich. Mais autant être honnête : tout le monde s'en tape, des fans du ballon rond aux médias. D'aucuns ont la même vision de ce club : un truc lisse, qui fait très peu de remous, que les victoires ne font pas particulièrement vibrer, et que les défaites relèguent immédiatement au rang de nullos, d'incapables. Il n'y a qu'à voir comment Stefan Kießing et ses camarades se sont fait incendier suite à la débâcle à domicile face à Manchester United (0-5) il y a deux semaines : on aurait dit un club qui a claqué des dizaines de millions d'euros cet été et qui est englué en bas de tableau. Le même constat avait été fait au soir du 7 mars 2012, suite à la branlée encaissée au Camp Nou face au Barça (7-1). Bon, il faut dire que certains l'avaient bien cherché, eux qui avaient déjà perdu toute dignité lors du match aller, en se chamaillant pour obtenir le maillot de Lionel Messi. À la mi-temps.

Une ville triste

Tout ça pour dire que le Bayer Leverkusen n'a jamais été une équipe capable de soulever les foules, que ce soit en Allemagne ou ailleurs. Le Bayer a toujours souffert d'un manque de reconnaissance. « Cette équipe n'a pas de lobby, c'est tout » , a déclaré un jour le mythique entraîneur Klaus Toppmöller, celui qui a mené son équipe jusqu'en finale de Ligue des champions face au Real Madrid en 2002. Il a pas tort, l'ancien. Quand on voit que Joachim Löw rechigne à convoquer Stefan Kiessling, meilleur attaquant allemand depuis deux saisons, et Gonzalo Castro, un des tauliers de cette équipe, on pourrait se poser des questions. Mais la réponse est toute simple, en fait : le Bayer ne fait pas bander.

Pourquoi, d'ailleurs ? Plusieurs éléments de réponse possibles. À commencer par la situation géographique. Leverkusen est une ville de 160 000 habitants située en banlieue de Cologne, un rassemblement de villages, une ville qui ne possède même pas sa propre « Hauptbahnhof » (gare principale) et qui bien qu'elle soit dotée d'un centre commercial dernier cri n'attire pas plus les gens que ça. Il faut dire que le seul endroit un peu joyeux de cette ville, c'est le « KlapsMühle » , une boîte qui joue des « Schlager » , ces chansons populaires de gens bourrés. Une boîte qui est le surnom de « hôpital psychiatrique » . Super. Sportivement parlant, le club dominant de la région, c'est le 1.FC Cologne, qui reste un club très populaire malgré son parcours chaotique depuis quelques années. C'est quand même un club qui a vu passer Wolfgang Overath, Toni Polter et Lilian Laslandes. Le rival du « FC » , c'est le Borussia Mönchengladbach, point. À la limite, le Fortuna Düsseldorf, tant les gens de ces villes se détestent. Mais Leverkusen ? Bof. Faudrait déjà qu'il y ait une vraie ferveur, et qu'ils jouent à guichets fermés dans leur BayArena de 30 000 places. Ce qui est très rarement le cas.


Bayer Vizekusen

Somme toute, il existe plusieurs raisons de ne pas s'intéresser à Leverkusen. Et la raison la plus simple pourrait être en fait qu'il s'agit de l'équipe de l'usine Bayer. Et en Allemagne, les équipes qui ont un « bienfaiteur » derrière elles ne sont que modérément appréciées. Il n'y a qu'à voir comment les gens ont râlé une fois que Wolfsburg, ce club de nobodies, a remporté le titre en 2009. Il n'y a qu'à voir comment les gens ont râlé lorsque Hoffenheim, porté par les millions de Dietmar Hopp, a fini par accéder à l'élite. Dans un pays où la règle du 50+1 est à la limite du sacré, ça fait évidemment tache. Leverkusen est dans ce cas-là. Mais outre-Rhin, on a fini par s'habituer à ce club. D'une part, parce qu'il a déjà obtenu de jolis résultats en Europe (vainqueur de la C3 en 1988, finaliste de la C1 en 2002), et d'autre part, parce qu'il n'a jamais remporté le championnat. Cette année, les mecs du Bayer sont très appliqués, et jouent très bien au ballon. Si ça se trouve, ils vont même finir « Vizekusen » , comme d'habitude. Mais dans le fond, tout le monde s'en fout. La preuve : personne ne va lire ce papier.

Par Ali Farhat
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