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Pape Ibnou Bâ : « Mamadou Niang m'a aidé sur beaucoup de choses »

Sauvés au détriment du Mans à la différence de buts l'an dernier, les Chamois niortais ont repris un peu d'altitude cette saison. Privé d'Ibrahim Sissoko depuis de longs mois, le club des Deux-Sèvres peut heureusement s'appuyer sur l'explosion de Pape Ibnou Bâ. L'attaquant sénégalais a déjà planté quatorze fois en championnat, soit 44% des buts de son équipe. Rencontre avec un buteur qui évoluait encore en N3 la saison passée et qui, à 28 ans, compte bien ne pas laisser filer sa chance.

Comment as-tu débuté dans le foot ?
J’ai toujours aimé le foot, c’est ma passion. Quand j’allais à l’école, c’était pour jouer au foot. La seule chose pour laquelle j’aimais l’école, c’était retrouver les potes et jouer au foot ! Je jouais dans un club qui s’appelle l’Athletic, et j’ai été repéré par La Linguère, le grand club de ma ville, Saint-Louis. Au bout d’un an, j’ai commencé à jouer avec l’équipe première, et j’ai fini meilleur buteur du championnat en 2016. Après, je suis parti près de Dakar, au Stade de Mbour. J’ai joué là-bas pendant un an et demi, avant d’arriver en France en 2018. Je me suis bien amusé au Sénégal, c’est un bon championnat, costaud.

C’est vrai qu’on te surnommait « Petit » à l’époque ?
Ouais, depuis que je suis petit, les gens m’appellent comme ça. Au Sénégal, dans ma ville, les gens ne m’appellent pas par mon prénom, ils m’appellent « Petit » . Ça ne me dérange pas, c’est comme si on était des gamins, chacun a son surnom. Et c’est resté.

Tu as joué brièvement au Liban en 2017, avec le club d’Al Ahed. Comment as-tu vécu cette expérience ?
Quand je suis parti au Liban, j’étais blessé, j’avais une douleur au niveau du mollet. J’ai dû faire une rééducation, puis j’ai joué quatre mois. On a remporté le titre de champion, on a aussi atteint la demi-finale de la Coupe du Liban, mais on a perdu aux tirs au but. C’est un beau pays. J’ai joué mes matchs, j’ai marqué mes buts. Ensuite, ils voulaient que je prolonge, mais j’ai dit non, je suis rentré au Sénégal.

Tu as aussi vécu quelques galères là-bas, puisque les dirigeants ont essayé de t’empêcher de partir.
Ouais... Des fois, quand tu signes, tu donnes tes papiers, et le club avait gardé les miens. Une semaine avant la fin du championnat, je devais acheter mon billet pour rentrer et là, ils m’ont dit d’attendre, d’attendre, d’attendre... Ils ne voulaient pas que je parte ! Après, j’ai appelé mon président, qui a contacté le président du club libanais, et ils se sont mis d’accord pour que je puisse rentrer.



« C’est une chance que des joueurs comme Mamadou Niang et Souleymane Diawara te veulent dans leur équipe. Tu n'hésites même pas, tu fermes les yeux et tu y vas ! »

Qu'est-ce qui t'a amené à l’Athlético Marseille en 2018 ?
Ce sont eux qui sont venus me chercher au Sénégal. Je me rappelle un match face à l’AS Dakar Sacré-Cœur. Souleymane Diawara (actionnaire depuis 2017) et Karim Aklil, le président de l’Athlético Marseille, étaient là. On a discuté après le match, ils m’ont dit qu’ils voulaient que je vienne à Marseille, et on s’est mis d’accord. C’est une chance que des joueurs comme Mamadou Niang (entraîneur adjoint, puis directeur sportif) et Souleymane Diawara viennent te voir, qu’ils te veulent dans leur équipe. Tu n'hésites même pas, tu fermes les yeux et tu y vas !

Ça représentait quoi pour toi de collaborer avec Mamadou Niang ?
Mamadou Niang, c’est un sacré exemple ! Il m’a beaucoup aidé. Quand je suis arrivé à Marseille, je ne connaissais personne. Ça m’a fait du bien. Il m’a fait progresser, il m’a aidé sur des gestes d’attaquant et sur beaucoup de choses. À la fin de l’entraînement, il me prenait et on travaillait ensemble. Chaque mardi ou mercredi, on faisait des exercices devant le but.

Et tu as tout cassé, notamment en 2018-2019 avec 27 buts en 28 matchs de National 2. Comment tu l’expliques ?
Je suis arrivé à Marseille pour travailler, pour grimper, pour aller plus loin. Au début, c’était dur parce qu’il faisait froid, il y avait même de la neige. (Rires.) Mais je me suis adapté au climat, et ça m’a souri. J’en garde de super souvenirs, j’ai des amis là-bas maintenant. J’étais bien parce qu’on était une équipe, on voulait remonter en National. J’ai marqué des buts, donné des passes décisives et fait de bons matchs, mais les autres joueurs m’ont beaucoup aidé, je n’étais pas tout seul à tout faire !

« Ici, j’entendais "chamois", "chamois", "chamois", je ne comprenais pas ! »

Que connaissais-tu de Niort avant d’y arriver l’an dernier ?
Rien du tout. Je n’avais jamais entendu parler de Niort... ni du chamois. Ici, j’entendais « chamois » , « chamois » , « chamois » , je ne comprenais pas. (Rires.) Je ne connaissais personne non plus en arrivant, à part Joris Moutachy, avec qui j’avais joué à Marseille. Mais je me suis fait des amis, ça se passe bien en ce moment. Je vais à l’entraînement, je vais faire mes courses au Carrefour... Je me sens bien ici, c’est une ville calme.



Déjà 14 buts marqués cette saison en championnat, c’est fort !
C’est pas mal. Pour ma première saison en Ligue 2, ma première saison dans le milieu professionnel, je suis content. Mais il reste des matchs, ce n’est pas encore fini. Le plus important est d’assurer notre maintien le plus vite possible, on va essayer de gratter des points et pourquoi pas finir dans les dix premiers. Les stats, on verra après.

Lors de ton arrivée, tu as déclaré : « Je sais qu'à Niort, je vais réussir. » Pourquoi en étais-tu persuadé ?
En arrivant en France, je me suis dit dans ma tête que j’étais là pour aller plus loin. Je me dis : « Si je viens à Niort, je vais percer. » J’étais confiant. Moi, je suis un mec qui travaille, toujours. Si je n’étais pas travailleur, je ne serais pas arrivé ici. Ensuite, les joueurs m’ont aidé, le coach et le staff aussi. Ils m’ont tous fait confiance, c’est pour ça que je réalise une bonne saison.

« Je regarde mes propres matchs pour voir ce que j’ai fait de bon, de mauvais, pour continuer de m’améliorer un peu plus. »

Il paraît que tu revisionnes toujours tes matchs et ceux de tes futurs adversaires. C’est vrai ?
(Rires.) C’est comme ça, le foot ! Je regarde les équipes qu’on va jouer, oui. Ça me permet de repérer certaines choses. Je regarde surtout comment se comportent les défenseurs, ça m’aide à mieux savoir, par exemple, comment je dois me déplacer quand je suis sur le terrain. Je regarde aussi mes propres matchs pour voir ce que j’ai fait de bon, de mauvais, pour continuer de m’améliorer un peu plus. Je mets tout ça dans ma tête, comme ça je sais ce que j’ai à faire au moment du match.

Il y a un sacré écart entre le National 3 et la Ligue 2, tu n'as pas eu d'appréhension ?
Non, je n’ai pas eu d’appréhension. La marche était haute, mais bon, tu vois des joueurs de N3 ou de DH qui arrivent en N1, en Ligue 2 ou en Ligue 1. Je travaille dur, et le travail paie. Il me reste encore des années à jouer, je vais continuer à me donner à fond.

Tu te surprends toi-même ?
Non, je ne me surprends pas. Je n’imaginais pas être parmi les meilleurs buteurs du championnat, c’est vrai, mais je m’imaginais marquer des buts. Je suis un attaquant, je suis obligé de marquer, de faire marquer ou de faire gagner l’équipe. C’est mon travail, c’est normal pour un attaquant. Ce n’est pas encore fini, je suis à quatorze buts et il reste huit matchs. Peut-être que je vais encore marquer, peut-être pas. On verra bien à la fin de la saison.



Tu découvres le monde professionnel assez tard, et on a l’impression que tu n’as plus envie de perdre de temps.
Oui, j’ai perdu un peu de temps à Marseille (le club a été rétrogradé administrativement en N3 à l'issue de la saison 2018-2019, NDLR), donc c’est le moment pour moi. Je ne veux plus perdre de temps, je bosse dur pour y arriver.

« À la fin du championnat, on verra si je suis le meilleur buteur, dans le top 3 ou le top 5, peu importe. L’essentiel est que je fasse des bons matchs. »

Tu penses au titre de meilleur buteur ?
Je n’y pense pas trop, c’est ma première année en pro. Ce qui compte c’est qu’à chaque match, je fasse une bonne prestation, que je marque des buts ou que je fasse marquer. À la fin du championnat, on verra si je suis le meilleur buteur, dans le top 3 ou le top 5, peu importe. L’essentiel est que je fasse des bons matchs, que je marque ou que je fasse marquer mes coéquipiers.

Avec de telles statistiques, on t’imagine forcément en Ligue 1, et potentiellement en sélection sénégalaise.
On verra en fin de saison. Là, je suis bien à Niort, il me reste encore un contrat, donc je vais me concentrer sur ça. Après, je laisse mon agent et le président du club gérer.

Tu as des rêves ?
Oui, comme tous les joueurs. Je rêve de jouer dans les plus grands clubs du monde, que ce soit en Angleterre, en France, en Allemagne ou en Espagne.

Et jouer avec Sergio Agüero ?
Ah, si je pouvais... Depuis que je suis petit, Agüero, c’est mon joueur ! On ne sait jamais dans le foot ! C’est un buteur, un bosseur, il se donne à fond. Son style de jeu me plaît beaucoup, les gens me disent que j’ai un profil un peu similaire. On fait presque la même taille aussi !

Propos recueillis par Quentin Ballue
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