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Memphis de paix

Buteur lors de chacune des sorties européennes de l’OL cette saison, Memphis Depay, promu capitaine par Rudi Garcia en novembre, a de nouveau été décisif mardi soir face à Leipzig et a même été poussé au dépassement de fonction en allant piétiner les braises naissantes après la rencontre. Une réaction de chef qui confirme en parallèle une chose : Lyon ne mérite pas un tel joueur.

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Memphis Depay ne voulait plus sortir ce regard. Interrogé dans L’Équipe mardi matin, son oncle, Éric, confirmait lui aussi le rangement des bagnoles de son neveu : « Tout ce qu’il a vécu l’a obligé à survivre, à se battre, à devenir ce qu’il est... Maintenant, il est apaisé. » Dans la soirée, Depay n’a pas dit autre chose : « Je suis devenu plus calme. » Mais... il y a eu cet after, au terme d’un match sauvé aux forceps, faute d’une véritable force collective, par l’OL face à un Leipzig qui menait pourtant de deux buts à l’entracte, et ce type qui est descendu du virage Nord du Groupama Stadium pour agiter un drapeau où l’on a pu apercevoir un « Marcelo dégage ! » accompagné d’un dessin représentant un âne. Si la qualité de la caricature est discutable, la réaction du capitaine lyonnais ne l’est pas : à la vue du drapeau, Memphis Depay a répondu en patron et a filé vers le supporter pour lui faire ranger la banderole. Puis, une échauffourée, des crachats, des gnons foireux... Bref, le bordel, alors que la petite troupe devait simplement fêter une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, aussi moche soit-elle. Vouloir fracasser ses joueurs en pleine séance de remerciement : du grand art.


Mais à quoi s’attendaient vraiment les supporters de l’OL ? À un match plus abouti, complet, maîtrisé pendant 90 minutes, à une qualification facilement pliée face à un Leipzig qui se balade avec le statut de meilleure attaque de son pays ? L’OL ne sait pas faire ça. À des gros câlins de leurs joueurs alors qu’ils étaient en train de les pourrir au terme d’une soirée où, pour une fois, ils avaient fait preuve d’un caractère assez incroyable ? Bien sûr, et puis quoi encore ? Aujourd’hui, tout le monde est perdant : les supporters lyonnais, qui ne méritaient finalement pas une telle performance, les joueurs, qui n’ont à aucun moment savouré leur qualification couillue, le club, qui se doit désormais d’assumer une sale situation. Car désormais, jouer à l’OL reviendrait à accepter d’en prendre plein la gueule, même quand le pire est évité, et de la boucler face aux insultes. Les fans du club voulaient voir du caractère ? En voilà.


Les limites de son avenir à Lyon


Au milieu, surtout, se trouve Memphis Depay, qui, au-delà de sa course pour piétiner les braises tenaces, est venu remettre tout le monde en place après la rencontre : « Il faut que je sois prudent, car ça me rappelle mon passé et je n’ai plus envie d’être cet homme-là. (...) Je ne sais pas quoi dire... Nous n’avons pas fait notre meilleur match, mais nous sommes qualifiés. Nous sommes allés sur le terrain, nous avons joué avec notre cœur. Il faudrait quoi ? Qu’on aille les remercier alors qu’ils disent des choses folles sur nos familles, nos enfants ? Cela n’a aucun sens de jouer dans un stade plein si après un bon résultat, on ne peut pas remercier le public. On veut faire corps avec nos fans, mais eux ne veulent pas faire corps avec nous. » Alors oui, l’OL vit un début de saison terrible, oui, cette équipe fait souvent peine à voir, notamment dans son travail à la récupération du ballon, mais elle bouge encore : c’est ce qu’a prouvé cette soirée. Ce qu’a surtout prouvé ce mardi soir, c’est que l’OL possède avec Memphis Depay un joueur que le club ne mérite pas, un mec arrivé à Lyon il y a maintenant presque trois ans et qui est redevenu en Ligue 1 un artiste qui compte, mais aussi un homme mature.


Il y a encore quelques années, le Néerlandais partait à la guerre en solitaire. Aujourd’hui, tout le monde veut se ranger derrière lui et il y a une raison : Depay porte l’OL en permanence (en C1, à Toulouse, à Nîmes... rien que pour cette saison), défend le groupe dès qu’il le peut et n’a jamais craché sur un club qui lui a tendu la main et lui a permis de redevenir un joueur influent chez lui, aux Pays-Bas. Mieux, Memphis, qui continue pourtant souvent à être caricaturé (on ne peut pas mettre un manteau de fourrure et se prendre pour T.I. sans conséquence), est en paix. Problème : Memphis Depay est tombé dans un club supporté par des fans floués par un début de siècle doré et qui ont développé ces dernières années, avec le soutien de Jean-Michel Aulas, une exigence toujours plus importante, habités par le désir de retrouver leur OL flamboyant qui écrasait tout le monde et ne perdait qu’à trois ou quatre reprises par saison. Oui, Lyon joue mal, Lyon ne brille plus, Lyon n’a gagné qu’un seul match de C1 à domicile depuis septembre 2016 (face à Benfica, début novembre) et Lyon peine à vraiment exister en Ligue 1 au-delà d’une chasse au podium. Mais on se dit surtout que l’OL est à sa place et que si Depay ne cesse de répéter son envie de trouver un club à l’ambition plus élevée, il doit y avoir une raison : mardi soir, le Néerlandais a sans doute aperçu les limites de ce club et de son avenir à Lyon. Il ne faut pas être ingrat avec ses sauveurs, au risque de devoir imaginer un futur sans eux. Et là, ça pourrait être pire.



Par Maxime Brigand
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