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La Fiorentina, un projet excitant en Serie A

Après une saison à flirter avec la Serie B, la Fiorentina a décidé de tout changer ou presque. Giuseppe Commisso à la présidence, Fabio Paratici aux commandes du sportif, Fabio Grosso sur le banc et près de 100 millions d’euros dépensés pour reconstruire l’effectif : pour l’année de son centenaire, la Fio pourrait bien devenir l’une des grosses attractions de Serie A.
Ce vendredi, la Fiorentina va officiellement repartir de zéro. Face à Benevento, en 32es de finale de Coupe d’Italie, les Florentins vont lancer une saison qui n’a plus grand-chose à voir avec la précédente. Et ce n’est pas plus mal. Il y a encore quelques mois, la Fio ne se demandait pas si elle pouvait retrouver l’Europe, mais simplement si elle allait réussir à rester en Serie A. Elle avait pourtant pris l’habitude de squatter la première partie de tableau ces dernières années, avec notamment deux finales de Ligue Conférence consécutives, toutes les deux perdues en 2023 et 2024. Un autre monde.
La saison dernière, Stefano Pioli saute dès novembre, Daniele Galloppa assure l’intérim et Paolo Vanoli récupère une équipe incapable de gagner le moindre match de championnat. Il faut attendre le 21 décembre et un carton contre l’Udinese (5-1) pour voir enfin la Fiorentina décrocher son premier succès de la saison en Serie A. Vanoli finira tout de même par remettre suffisamment d’ordre dans la maison pour arracher le maintien et terminer à la 15e place avec 42 points. Comme si le terrain ne suffisait pas, la saison florentine a également été marquée par la disparition de Rocco Commisso le 17 janvier. Dix jours plus tard, son fils Giuseppe B. Commisso lui succède avec la volonté de prolonger l’héritage familial. La famille est donc restée aux commandes. Pour le reste, beaucoup de choses ont bougé.
Deux Fabio pour changer la Fio
Le premier était même arrivé avant que le maintien ne soit assuré. Fabio Paratici prend ses fonctions en février avec une priorité qui n’a alors rien de très sexy : sauver la Fiorentina. L’ancien dirigeant de la Juventus et de Tottenham hérite d’un club encore engagé dans la lutte pour ne pas descendre et doit attendre le printemps avant de pouvoir réellement commencer à penser à la suite. Une fois la Serie A sauvée, il peut enfin passer à la partie marrante. Et son premier gros choix consiste à aller chercher un autre Fabio.

Grosso débarque en juin, deux ans après un passage à Lyon qui avait sérieusement écorné sa cote. Depuis, le champion du monde 2006 s’est largement refait une santé en Italie. Il a ramené Sassuolo en Serie A avant de conduire le promu à une très tranquille 11e place avec 49 points la saison suivante. De quoi convaincre la Fiorentina de lui confier un chantier autrement plus ambitieux, avec un contrat jusqu’en 2028. « Après une saison difficile, nous voulons ouvrir une nouvelle phase avec énergie et ambition », expliquait Giuseppe Commisso au moment de sa nomination. Grosso, lui, promettait une équipe « courageuse et ambitieuse ». Ça tombe bien, il a reçu quelques jouets pour essayer.
Près de 100 millions pour recommencer
Paratici ne s’est pas exactement contenté de changer deux poignées de porte. La Fiorentina a quasiment refait son effectif et frôle les 100 millions d’euros investis cet été. Derrière, Radu Drăgușin et Viery sont arrivés dans l’axe, João Mário et Víctor Valdepeñas sur les côtés. Au milieu, Christ Inao Oulai, remarqué lors de la dernière Coupe du monde, a débarqué de Trabzonspor, tandis qu’Arthur Atta a quitté l’Udinese pour Florence. À cela s’ajoutent Alex Jiménez et surtout Franco Mastantuono, prêté par le Real Madrid pour une saison. Devant, la Fio a aussi posé 25 millions d’euros sur Mateo Pellegrino, auteur de 12 buts la saison dernière avec Parme. Une petite dizaine de recrues et une moyenne d’âge sérieusement revue à la baisse.
De plus, De Gea est toujours là, Fagioli aussi et, pour l’instant, Moise Kean également, malgré l’intérêt de Côme. De quoi donner à Grosso autre chose qu’un simple effectif taillé pour le maintien. Reste maintenant à assembler tout ce petit monde. Grosso a testé plusieurs formules pendant la préparation, notamment en 4-3-1-2, et dispose surtout de profils permettant de pas mal s’amuser entre Fagioli, Oulai, Atta, Guðmundsson et Mastantuono. L’Argentin peut notamment profiter d’une position plus libre autour de Kean et désormais de Pellegrino, tandis que Paratici a apporté beaucoup plus de vitesse et de jeunesse autour d’eux.
Sur le papier, difficile de ne pas avoir envie de voir ce que ça va donner. Entre Grosso, Paratici, Mastantuono, Oulai, Atta, Drăgușin, les cadres conservés et près de 100 millions mis sur la table, il y a au moins une certitude : après avoir passé une saison à regarder derrière elle, la Fiorentina donne de nouveau envie de regarder devant.
Mastantuono va chercher du temps de jeu à FlorencePar Mamadou Junior Diop

























































