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Pourquoi la Belgique n’a pas à s’inquiéter

Avec seulement deux points pris en autant de matchs, la Belgique flirte avec l’élimination dès la phase de groupes. Que les Diables rouges se rassurent, ils n’ont rien à craindre contre la Nouvelle-Zélande.
Certes, depuis la demi-finale du Mondial 2018 perdue contre la France, les performances de la Belgique laissent à désirer, mais, cette fois, c’est la bonne. Bon, d’accord, les deux premiers résultats des Diables rouges dans ce Mondial 2026 ne prêtent pas à l’enthousiasme puisque les nuls contre l’Égypte (1-1) et l’Iran (0-0) ne sont pas au niveau espéré. Il serait toutefois malhonnête de ne regarder que le tableau d’affichage sans se soucier du contenu. Sur le terrain, les hommes de Rudi Garcia ont nettement dominé les débats, en témoignent les 23 tirs à 7 face aux Iraniens ainsi que le sprint de plus que les Égyptiens, et ne devraient même pas se faire de frayeur pour la qualification en seizièmes si la justice existait vraiment dans ce putain de sport.
Sur le papier, on a plus de qualités que la Nouvelle-Zélande, avec tout le respect que je dois à la Nouvelle-Zélande.
Ce n’est plus un hasard : depuis la démonstration de force du jeu belge lors du Mondial russe, moqué par les glaciaux Français, bien trop avides de victoires pour s’émouvoir d’un quelconque esthétisme, les équipes adverses s’efforcent de se replier sur elles-mêmes pour éviter de prendre la marée. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si cette sélection n’a plus inscrit de but en Coupe du monde depuis son entrée en lice contre le Canada en 2022 (1-0). Heureusement que Mohamed Hany a été généreux pour effacer Michy Batshuayi des tablettes. Il est surtout évident que la machine va se débloquer dans la nuit de vendredi à samedi face à des Néo-Zélandais aussi joueurs et qu’on va enfin avoir le droit à deux équipes qui s’amusent sur le terrain.
Un soupçon de prétention
L’occasion parfaite pour Romelu Lukaku et ses coéquipiers de se lancer. En conférence de presse, Rudi Garcia a dit avec l’œil rieur que son avant-centre n’avait pas encore 90 minutes dans les jambes, mais qu’il aiderait forcément l’équipe en sortant du banc. Le sélectionneur français de la Belgique ne semblait pas sous pression face aux journalistes, parce qu’il sait que cette équipe ne peut pas échouer en poule comme il y a quatre ans. Il n’y a plus Eden Hazard, mais Big Rom, Thibaut Courtois et Kevin De Bruyne sont toujours là pour représenter la génération dorée, tandis que Jérémy Doku ou Amadou Onana arrivent à maturité et signent la recette parfaite d’une sélection taillée pour réussir.

La Belgique version 2018 avait séduit son monde pour son assurance, pour ne pas dire prétention. Brandon Mechele l’a bien compris et a joué cette carte en conf de presse : « Nous jouons toujours avec confiance, peu importe l’adversaire. Si on arrive à égaler (la Nouvelle-Zélande) dans l’intensité, je ne vois aucun problème car, sur le papier, on a plus de qualités que la Nouvelle-Zélande, avec tout le respect que je dois à la Nouvelle-Zélande. » Les Diables rouges étaient les plus propices à reprendre la mode de balancer une saloperie en le faisant « avec tout le respect ». Si la presse belge commence à transpirer avant ce dernier match de poule, nous sommes là pour rassurer nos chers voisins. Comme en 2002, le pays va se hisser dans le tableau final après deux nuls inauguraux, et la mauvaise blague sera oubliée. Pas de stress, la qualification en seizièmes va être une formalité. Pour la suite, on ne vous promet rien, désolé !
En direct : Nouvelle-Zélande - Belgique (0-0)Par Enzo Leanni





















































