S’abonner au mag
  • France
  • US Thionville Lusitanos

Thionville : ceci est une « mini-révolution »

Par Mathieu Rollinger
15' 15 minutes
Réactions
Thionville : ceci est une « mini-révolution »

Reparti de zéro ou presque en 2021, l’US Thionville Lusitanos plonge dans le grand bain du professionnalisme et de la Ligue 3. Un grand bonheur pour ce coin de Moselle, une belle récompense pour un club qui bosse bien, mais aussi un joli casse-tête pour être au rendez-vous.

Quiconque y a déjà séjourné (ou pire, vécu) pourra en témoigner : il n’y a généralement pas grand chose à foutre à Thionville. Prendre un café autour du beffroi, aller faire ses courses dans la zone du Linkling, manger un délicieux döner kebab, compter les commerces fermés du centre-ville, aller bosser au Luxembourg et… c’est à peu près tout. La cité si chère à Charlemagne traverse ses Trente Douloureuses et paie chaque jour un peu plus la fin de l’âge d’or industriel, celui qui a vu la sidérurgie faire fleurir toute la vallée et nourrir bien des bouches. Depuis quelques mois, la sous-préfecture de Moselle sent pourtant un nouveau pouls. Et cette pulsation vient du sport : un ATP Challenger Tour depuis 2025, une arrivée d’étape du Tour de France promise par Christian Prudhomme à l’horizon 2028 (la première depuis 1999 et une victoire de Mario Cipollini dans un sprint place de la Liberté) mais surtout une équipe de football de retour dans le monde pro.

Compter parmi les 54 meilleurs clubs français, ce n’est pas négligeable quand on voit d’où on vient et notre parcours.

Jérémy Lauratet, milieu de l’USTL

« Je crois que je n’aurais pas de vacances cette année. » Julien Gabriele risque de faire partie des quatre Français et Françaises sur dix qui, selon L’Observatoire des inégalités, n’auront pas la chance de décompresser pendant la saison estivale. Pour le jeune quadra, ce n’est pas une question de moyens financiers, c’est juste qu’un autre projet l’occupe nuit et jour : faire en sorte que l’US Thionville Lusitanos, dont il est le manager général, soit prête le 7 août pour se lancer dans l’aventure de la nouvelle Ligue 3. « J’ai mis du temps à répondre au téléphone parce que j’étais en train de caler les dernières modalités pour l’organisation du déplacement à Aubagne », s’excuse-t-il. Pas de bronzette au programme lors cette petite excursion dans le Sud, au contraire, le promu mosellan est engagé dans une vraie course contre-la-montre, puisque la semaine suivante, en plein week-end de l’Assomption, c’est le SM Caen qui se présentera aux grilles du stade de Guentrange. « Pratiquement le plus gros match dès la première à domicile, souffle Gabriele. Il faut que tout soit nickel, bien, bien ordonné. » 

Forcément, accéder à une division supérieure implique toujours un grand chambardement. L’USTL le sait peut-être mieux que personne puisqu’elle était encore pensionnaire de Régional 2 lors de la saison 2021-2022. Oui, vous pouvez le tourner dans tous les sens : ça fait quatre montées en l’espace de cinq ans. Cinq ans pour figurer parmi les 18 écuries chargées d’inaugurer cette troisième div’ new look et « compter parmi les 54 meilleurs clubs français », claironne le milieu de terrain Jérémie Lautaret. « Ce n’est pas négligeable quand on voit d’où on vient et notre parcours. »

La fusion fait la force

Il y a quarante-cinq ans, celle qu’on appelait encore la Sportive thionvilloise quittait le monde professionnel. Avec la légende luxembourgeoise Nico Braun dans ses rangs, les Bleu et Or finissaient l’exercice 1980-1981 à une honorable sixième place de D2, mais obligés de déposer le bilan, la mort dans l’âme. S’en suivirent des années d’errement, sous le nom de Thionville FC, à vivoter entre le CFA et la Division d’Honneur en toute indifférence.

Ça n’était pas normal de ne pas avoir d’autres clubs mosellans dans les trois ou quatre premières divisions.

Julien Gabriele, manager général de l’USTL

Le pays des Trois frontières aurait pu finir par s’en accommoder. Au fond, ici, les passionnés de foot ont déjà pas mal de maux de tête avec le FC Metz. Mais dans une unité urbaine de 138 000 habitants, cette absence faisait tache. « On est dans un département de footeux. Même dernier de Ligue 1, le FC Metz faisait guichets fermés presque tout le temps, souligne Julien Gabriele. Donc ça n’était pas normal de ne pas avoir d’autres clubs mosellans dans les trois ou quatre premières divisions. » L’anomalie est désormais corrigée.

Le président François Ventrici. (Daniel Derajinski/Iconsport)
Le président François Ventrici. (Daniel Derajinski/Iconsport)

L’impulsion a d’abord été donnée par la Ville de Thionville, avec un déclic intervenant autour de l’année 2021. Une époque où le monde porte des masques chirurgicaux sur le nez (pour ceux qui respectent les consignes) mais qui voit aussi le club fanion embourbé en Régional 2, au même niveau que de l’AS des Portugais de Saint-François, un club de quartier. Au même moment, à quelques kilomètres plus au sud, le CSO Amnéville alors en N3 est exsangue, lâché par la municipalité. Au carrefour de leurs ambitions, le maire de Thionville Pierre Cuny, les représentants des deux clubs locaux et le président du CSOA François Ventrici décident de s’allier et de faire fusionner toutes ces entités sous le nom d’US Thionville Lusitanos. Un rapprochement guidé par l’objectif de grimper quelques étages dans la pyramide du foot français mais pas seulement. « Le Prés’, c’est comme mon frère, on est très proches. On est fils de Calabrais, des enfants d’ouvriers, on a un peu le même parcours, décrit Julien Gabriele, au demeurant grand fan de la Juve. Avec la fusion, on a s’est retrouvé avec beaucoup de Portugais, avec qui on partage des valeurs communes : rester humble, travailler. Tout ça, on ne changera pas. »

Un cahier, des charges

Désormais vêtu de gris et de bleu ciel, le vaisseau nord-mosellan est confié à un entraîneur qui a séduit tout le monde à Amnéville : Julien François, ancien milieu de Grenoble, Metz ou encore Le Havre. « Il était pro, il coachait en N3 et redescendre en R2, c’est chaud quand même. On a fini par le convaincre en lui disant que dans les trois ans on serait en N2, reconnaît Julien Gabriele, qui était également de la partie au CSOA. On s’est fait confiance, la mayonnaise a pris et, aujourd’hui, c’est lui qui fait la différence. » Ce retour vers les sommets a un coût. Pour le moment, il se mesure surtout aux heures passées par la direction afin de se mettre en conformité avec les exigences d’un championnat qui termine encore sa mue du National 1 amateur à la Ligue 3 professionnelle. « On était déjà sûrs de monter à quatre journées de la fin, rappelle Julien Gabriele. On n’a presque pas eu le temps de savourer puisque depuis, on se prépare. » 

C’est le cinquième championnat différent qu’on découvrira en six ans, mais c’est surtout une étape supplémentaire dans cette constante ascension.

Julien François, coach de l’USTL

Côté sportif, ça va. On a même pris goût à cette configuration. « Je ne dirais pas qu’on est dans une routine mais du moins dans un schéma classique, tempère le coach Julien François. C’est le cinquième championnat différent qu’on découvrira en six ans, mais c’est surtout une étape supplémentaire dans cette constante ascension. Il ne faut pas se lancer là-dedans en étant sur la pointe des pieds, ni en pensant que ça va être simple. Notre feuille de route, elle se fera tranquillement. » La peur et le doute ne sont pas dans le vocabulaire. C’est tout juste si les joueurs, Jérémy Lauratet en tête, concèdent une certaine « excitation » à se frotter à un nouveau gratin. « La professionnalisation, c’est mentalement une autre approche, décrit cet habitué des niveaux amateurs. Le N3, j’en ai mangé, en long et en travers. Toujours les mêmes joueurs, toujours les mêmes équipes, toujours les mêmes matchs. En N2, c’était déjà différent, c’était costaud et un autre foot à découvrir. Mais là, quand tu vois le nom des clubs dans le groupe, ça fait quelque chose. L’engouement est différent. » Avec presque 400 matchs professionnels au compteur et à 46 balais, Julien François connaît la sensation d’évoluer à ces altitudes. Cela ne l’empêche pas de souligner les efforts fournis par la direction et la « mini-révolution » qui s’opère dans les bureaux : « Pour eux, c’est quand même un gros virage et ça fait pas mal de choses à gérer d’un coup d’un seul ».

Julien François, coach magique. (Crédits : Enzo Perretta/USTL)
Julien François, coach magique. (Crédits : Enzo Perretta/USTL)

Sur la to do list, il y a en haut de la pile les obligations administratives, avec une convention collective édictée par la FFF pour mettre tout le monde d’équerre sur les contrats et la protection des joueurs, ou encore le cahier des charges pour les infrastructures, avec plein de choses auxquelles on ne penserait pas spontanément. « Par exemple, il nous faut un bus, puisque les déplacements seront beaucoup plus longs, beaucoup plus coûteux, pointe Julien Gabriele, sans regretter pour autant le temps des bonnes vieilles camionnettes. Il y a aussi tous les travaux dans les vestiaires, installer des sièges dans la tribune, gérer les écrans LED… La semaine dernière, on a appris qu’il fallait la fibre pour la VAR (plus exactement le support vidéo, NDLR). Puisque les matchs sont diffusés sur Ligue 1+, il faut aussi un branchement spécifique. Et c’est ça qui professionnalise la Ligue 3 et qui fera avancer la Ligue 3. » Bonne surprise de l’été : le petit nouveau peut compter sur la solidarité des autres clubs, qui doivent eux aussi se mettre à jour. « On s’est retrouvé dans un groupe WhatsApp avec les autres directeurs. Qu’ils jouent la montée ou le maintien, tout le monde communique, tout le monde se donne les infos, c’est une vraie famille », apprécie le DG mosellan.

Ambition rime avec anticipation

Pour se mettre dans les clous, et même si l’épreuve de la DNCG a été passée sans encombre, il a fallu trouver des moyens supplémentaires pour être à la hauteur du statut pro. « Le nerf de la guerre », clame Julien Gabriele. « Si t’as pas de thunes, tu fais rien du tout. » Au-delà des dotations de la fédération (la licence club permet de toucher jusqu’à 400 000 euros par saison si les critères administratifs et structurels sont remplis), la ville de Thionville assume son rôle. « La mairie a mis quand même les bouchées doubles parce qu’il y avait des investissements de malade à faire en peu de temps », remercie-t-il, au vu des 920 000 euros dépensés cette année pour rénover un stade qui pourra accueillir jusqu’à 4 200 spectateurs.

Le Fort du Guentrange, avant travaux, (Crédits : Leo Gibeau/Iconsport)
Le Fort du Guentrange, avant travaux, (Crédits : Leo Gibeau/Iconsport)

Lui et le président François Ventrici se sont aussi décarcassés ces derniers mois pour dégoter des partenaires privés et régionaux. « On est dans un bassin d’activité assez riche, il y a de quoi faire. » L’autre nécessité était aussi d’ouvrir le capital de la toute fraîche SAS à des actionnaires qui pourraient apporter jusqu’à 40% des 2,5 millions d’euros de budget. « On sera quoi qu’il arrive le petit poucet de cette Ligue 3. Quand tu regardes qui monte avec nous : l’AS Cannes est gérée par un multimilliardaire qui possède la Roma, La Roche-sur-Yon a un gros stade… »

C’est comme dans la vie de tous les jours : quand tu vis au-dessus de tes moyens, à un moment donné tu te mets dans le rouge et tu es cuit. On a un cadre, on le respecte.

Julien Gabriele, manager général de l’USTL

Surtout, l’USTL base son projet sur l’anticipation et une certaine maîtrise des dépenses. Julien Gabriele est très clair là-dessus : « La difficulté quand tu atteins le haut niveau, c’est qu’inconsciemment tu ne veux jamais t’arrêter. C’est comme dans la vie de tous les jours : quand tu vis au-dessus de tes moyens, à un moment donné tu te mets dans le rouge et tu es cuit. On a un cadre, on le respecte. Si on arrive à avoir plus, on s’adaptera. » Un credo fixé par le président Ventrici : « C’est un gestionnaire et un chef d’entreprise. Sa force, c’est qu’il ne cède pas, décrit son bras droit. Aujourd’hui, certains aimeraient rester deux nuits à l’hôtel pendant les déplacements, mais on ne peut pas se le permettre. D’autres veulent une augmentation ? Il n’y en aura pas, pas plus que des primes. Le staff, c’est six personnes, pas dix, pas de talkie-walkie ou quatre préparateurs physiques. Attention, peut être qu’il nous manquera quelque chose en fin de saison, peut être qu’on se plantera mais aujourd’hui, on a une structure qui est légère ». Une manière de voir la suite avec moins d’anxiété. « Si on arrive à faire une belle saison, tant mieux. Et si c’est une saison galère et qu’on est amené à redescendre, eh bien on redescendra mais on ne se mettra pas dans le mur. »

« Une aventure humaine »

Une stratégie qui s’applique également à la gestion de l’effectif, le groupe se modelant au fil des montées, sans fracture apparente. « La ligne directrice sur les premières années R2, R1 ou N3, c’était de garder le groupe, commente Julien François. Après, il y a un gros virage en N2 où on a changé 60% de l’effectif parce qu’on est passé sur des entraînements journaliers et matinaux. Certains joueurs ont dû faire un choix entre leur travail et le club. » Ce noyau s’est formé à Amnéville, son club précédent, avant d’être consolidé au gré des succès dans les divisions amateures et lors de l’épopée en Coupe de France à l’hiver 2023-2024. On se souvient alors d’un voyage fondateur en Nouvelle-Calédonie, de l’élimination d’Annecy au 8e tour et la réception de l’OM à Saint-Symphorien, où les Lorrains ont été tout sauf ridicules. « L’aventure humaine a primé sur le football », résume Jérémy Lauratet, colonne de 34 ans qui a vécu tout ça avant de voir certains compagnons de route bifurquer. « Je suis un grand sentimental et c’est toujours un pincement au cœur quand je croise des mecs sur Thionville. Les recrues sont des mecs intelligents et ils s’intègrent bien mais j’ai toujours une pensée pour les ceux qui étaient là pour jouer en R2 dans un village paumé. »

(Crédits : Enzo Perretta/USTL)
(Crédits : Enzo Perretta/USTL)

Cet été, « parmi ceux que le club aurait bien gardé », seul Chafik Gourichy a quitté le navire, avec une belle carte à jouer en Ligue 2 du côté de Laval. Pour les nouveaux, c’est au coach et au directeur sportif Iliès Haddadji de ficeler tout ça. « Être malin, avoir des idées et faire des paris » pour le premier ; avec zéro euro en mode « Le Havre de Ligue 3 » selon le second. « On cherche surtout des jeunes qui ont faim et qui peuvent exploser », énonce le DS de 36 piges, formé avec Miralem Pjanić à Metz et ex-international français U20. « On ne cherche pas à réinventer la roue : on est allé sur des joueurs qu’on a vu deux ou trois fois dans notre groupe en National 2. La différence avec la Ligue 3 n’est pas énorme et ils sont intéressés de jouer à l’étage du dessus. » C’est ainsi que Kylian Tubio est venu de Colmar, Gauthier Laurens et Batouma Diarra de Furiani. Au-delà de ça, Enzo Montet a été prêté par Laval, alors que Simon Kalambayi, formé chez les Grenats et parti se perdre à Hoffenheim, aura l’occasion de se relancer.

Le petit regret : ne pas avoir fait fonctionner le réseau local. « Selon moi, ceux qui ne jouent pas au FC Metz devraient venir à Thionville et les meilleurs de Thionville devraient aller à Metz. De la même manière, ceux qui ne jouent pas à Thionville devraient aller à l’APM (un autre club de Metz, aujourd’hui en N2, NDLR) et les meilleurs de l’APM venir à Thionville », se projette Julien Gabriele, décrivant une économie circulaire et vertueuse, qui n’avait plus de cas concret depuis que Gauthier Hein, formé ici, a mis les voiles vers Saint-Symphorien. « Pour ça, il faut que Metz soit en Ligue 1, qu’on ait des joueurs de Metz qui nous rejoignent, qu’on développe les joueurs qui iront ensuite à Metz. C’est ça, le véritable projet mosellan. »

Un voisin encombrant

L’ombre des Grenats, bien que retombés en Ligue 2, est quand même omniprésente et oblige aujourd’hui l’USTL à multiplier les appels à la prudence. « Dans la tête des gens, c’est ‘Ah ben le FC Metz est juste une division au dessus’, et puis ‘L’année prochaine, Thionville, ils peuvent monter en Ligue 2 ou Metz descendre en Ligue 3’. Oui on est à un niveau du FC Metz, mais Thionville ne sera jamais le FC Metz », scande Gabriele, voulant tordre le cou à ces raccourcis : « Il ne faut pas qu’on se prenne pour des autres ».

Metz, ça doit être un grand frère, un club avec lequel on doit savoir trouver de bons échanges.

Julien François

Pour bien connaître les deux maisons, Julien François ne peut qu’acquiescer : « Se comparer à Metz, ce serait une grosse bêtise. Sans parler budget, eux, dans leur centre d’entraînement à Frescaty, ils ont au moins cinq terrains hybrides. Nous, on n’a toujours pas de terrain vert. Cet été, un club partenaire nous en a prêté un mais les gens du voyage se sont mis dessus. On a encore des trucs un peu folkloriques qui peuvent nous arriver. Je pense qu’aujourd’hui, Metz, ça doit être un grand frère, un club avec lequel on doit savoir trouver de bons échanges. »

Souvenir d’un match amical contre le FC Metz en 2025. (Crédits : Leo Gibeau/Iconsport)
Souvenir d’un match amical contre le FC Metz en 2025. (Crédits : Leo Gibeau/Iconsport)

Une figure tutélaire qui n’empêchera pas pour autant les Thionvillois de se (re)prendre de passion pour le club du coin. « La particularité ici, c’est que les gens sont capables de supporter les deux, explique Gabriele. On a demandé à ce que quand Metz joue à domicile, nous on joue à l’extérieur, et inversement. Ça veut dire que le fan de foot mosellan, tous les week-ends, il peut aller se taper un match de foot. » Il y a une dynamique à créer et à entretenir, pour une population qui ne savait plus qu’elle pouvait s’enthousiasmer pour une équipe localisée à moins de 30 bornes. « Pour Thionville, c’est top, on va passer dans une autre dimension », sourit Iliès Haddadji, qui a grandi à 300 mètres du stade de Guentrange. « L’objectif, c’est de se stabiliser en Ligue 3. Si on doit y rester dix ans, on y restera dix ans, fixe Julien Gabriele. Après, si entre temps on arrive à être bien structuré, avoir un centre de formation capable de sortir de belles générations, on pourra peut-être envisager de monter en Ligue 2. On sait pas de quoi demain est fait. » Tant pis pour les vacances : c’est très bien, aussi, la Calabre au mois d’octobre.

Rémi Himbert : piquant avant d’avoir de la moustache

Par Mathieu Rollinger

Tous propos recueillis par MR.

Photos : US Thionville Lusitanos et Iconsport.

Commentaires

Les membres ont posté 0 commentaire sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode
  • Récit
Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode

Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode

En septembre 2019, quatorze marins se retrouvaient, en plein océan Atlantique, au milieu de l’ouragan du siècle. Cinq ans plus tard, nous retraçons leur histoire, digne des plus grands films d’aventure.

Les grands récits de Society: Les naufragés du Bourbon Rhode
Articles en tendances
Logo de l'équipe France
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport  - Photo by Icon Sport
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport - Photo by Icon Sport
  • International
  • France
Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »




Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.