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PSG : à elles de se remettre à rêver

Par Léna Bernard
4' 4 minutes
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PSG : à elles de se remettre à rêver

Après un exercice 2025-2026 à oublier, où le palmarès parisien est resté vierge, et un parcours chaotique en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain veut faire table rase de ses démons et se réaffirmer comme l’une des meilleures écuries du pays. En a-t-il seulement les moyens avec un mercato peu fourni dans le sens des arrivées et loin d’être achevé du côté des départs ? Tour d’horizon.

La pression est retombée d’un cran dans les rangs parisiens mercredi soir au Campus PSG lorsque l’arbitre de la rencontre, Emanuela Rusta, a donné les trois coups de sifflet finaux. Le succès a mis du temps à se dessiner pour les Parisiennes, pourtant en supériorité numérique, mais qui ont eu besoin de 30 minutes supplémentaires pour retrouver de nouveau la Ligue des champions face à l’Eintracht Francfort (5-1), gros bonnet européen au mitan des années 2010, quelque peu déclassé ces dernières années. De quoi faire renaître des ambitions aussi bien sur la scène nationale que continentale pour les protégées de Paulo César.

Un discours ambitieux

« Je ne me voyais absolument pas ne pas faire la Ligue des champions cette année, les filles également », a lancé d’emblée Sakina Karchaoui à l’issue du barrage retour face à l’Eintracht. Si la capitaine parisienne n’a pas souhaité parler d’objectif de performance, Paulo César en a donné un clair : « Faire mieux que la saison dernière. » En même temps, difficile d’envisager de faire moins bien. Après une campagne de Ligue des champions catastrophique, achevée à l’avant-dernière place de la phase de ligue pour un bilan de quatre défaites et deux matchs nuls, les résultats en championnat n’ont pas été glorieux. Terminant à la troisième place de la saison régulière et éliminées en demi-finales de play-off par le voisin du Paris FC (1-0), le tout saupoudré par deux défaites en finale de Coupe LFFP (1-0) et en Coupe de France face à l’OL Lyonnes (1-4), les Parisiennes ont vécu une nouvelle saison blanche.

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Malgré la réalité comptable, les Parisiennes ont souffert du retrait de neuf points infligé en décembre par la FFF après une irrégularité de licence concernant Florianne Jourde. Sans cette sanction, le PSG aurait ainsi terminé largement devant le Paris FC en championnat. Cette réalité permet au tacticien parisien de dire que son club peut retrouver sa stature dès cette saison. « Je suis fier de mes joueuses parce que cette qualification, elles l’ont méritée, scande l’ex-défenseur brésilien. Depuis la reprise, ça fait six semaines qu’elles travaillent fort et aujourd’hui, elles ont mérité d’avoir cette qualification. C’est important pour moi, pour l’équipe, mais aussi pour le club. Aujourd’hui, on tire un trait final sur ces neuf points perdus et on va aller de l’avant pour jouer la Ligue des champions. » 

Remettre la formation au centre du projet

Pour autant, le projet sportif n’a pas pris un coup de fouet durant l’intersaison. Malgré la saison décevante des Parisiennes, Paulo César est toujours à la tête de l’équipe et seulement deux joueuses sont venues renforcer l’effectif pour le moment. En septembre 2025, le directeur sportif de la section féminine Angelo Castellazzi a ainsi réorienté le projet parisien vers la formation : « Nous sommes convaincus que c’est la voie à suivre pour être compétitif et gagner des trophées. Nous voulons une continuité de travail, profiter des talents qui sont chez nous et trouver le bon équilibre pour aller chercher les résultats que nous voulons. » 

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Face à l’Eintracht, 10 des 23 joueuses présentes sur la feuille de match étaient formées au Paris Saint-Germain, symbole de la volonté de la direction parisienne de faire confiance progressivement à ses jeunes pousses. Une nécessité également imposée par le mercato rigoriste de l’été. Seules Naomie Feller et Émilie Østerås ont rejoint le club de la capitale. Si la première est un visage connu de la Première Ligue après son éclosion à Reims avant de découvrir la Liga avec le Real Madrid et de connaître ses premières capes avec l’équipe de France, la seconde débarque de l’AIK à 24 ans et n’a jamais été appelée avec les A en Norvège. Côté staff, Élise Bussaglia est devenue l’adjointe de Paulo César.

De quoi frustrer quelque peu les supporters qui réclamaient plus de moyens pour leur section féminine et un renforcement notoire de l’effectif. D’autant plus que le mercato dans le sens des départs n’est pas encore achevé pour le club parisien. Après Mary Earps partie à London City, Élisa De Almeida devrait quitter le PSG dans les prochaines heures pour l’Angleterre. En cas de nouvelle saison galère, les prétendants seront nombreux à vouloir s’offrir le scalp du PSG, le voisin du Paris FC en tête, suivi par Nantes et Marseille bien décidés à venir jouer les trouble-fêtes dans le quatuor de tête.

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Par Léna Bernard

Tous propos recueillis par LB.

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