L’heure est à la diète sur la Canebière. Pire encore : alors que plusieurs cadres pourraient quitter le navire d’ici la fin du mercato ce mardi, le directeur sportif Grégory Lorenzi a laissé entendre que ne pas recruter du tout était désormais une possibilité, faute de moyens. Voici quelques pistes qui ne coûteraient pas grand-chose, et pourraient filer un coup de main.
Reiss Nelson
Quelle coïncidence de voir le joueur que l’on convoite sans pouvoir l’acheter être libéré de ses engagements par son club (en l’occurrence Arsenal). À moins que ce ne soit justement la raison pour laquelle on le convoite ? Quoi qu’il en soit, pas besoin de se faire des nœuds au cerveau, l’international espoirs anglais a beau ne pas s’être imposé chez les Gunners, le voir prendre la relève d’Igor Paixão sur l’aile gauche dans un tel contexte relèverait presque de la bonne pioche.
Paul Pogba
En parlant de Pioche, la voie est libre pour Paul Pogba. Après des mois de rumeurs pour finalement se faire doubler par Monaco l’été dernier, la concurrence devrait être moins rude cette fois-ci. On ne va pas se mentir, ça ferait quand même bien sur la photo de classe pour la rentrée. Et puis s’il a encore 2-3 entrées en jeu dans les pattes, c’est du bonus.
Jamie Vardy
On ne va pas citer toutes les anciennes gloires du football européen actuellement sans contrat – Grégory Lorenzi est bien assez grand pour les trouver tout seul – mais l’idée de voir l’attaquant anglais troquer sa bonne vieille bouteille de vodka contre un ballon de Ricard serait l’occasion parfaite de faire la paix avec le patrimoine local.
Fahd El Khoumisti
Un grantatakan sans faire péter le portefeuille ? Quoi de mieux pour l’OM que d’aller chercher le meilleur buteur actuel de l’Hexagone, fort de ses cinq buts en quatre journées de Ligue 3 ? Seul petit hic : si ça se trouve, même le SM Caen a les épaules assez solides pour résister à une offensive de cet OM-là.
Mattéo Guendouzi
Pas sûr qu’en l’état, Mattéo Guendouzi constitue une piste crédible. Recruté pour 28 millions d’euros cet hiver et titulaire dans un club qualifié en Ligue des champions : on n’est clairement pas dans le budget. Mais vu la dévotion du garçon à la cause du club, il y a peut-être un arrangement à trouver. Allez messieurs du Fenerbahçe, on fait un effort et on accepte de le prêter une semaine sur deux.
Là encore, pas certain qu’Al-Hilal ne laisse filer l’une des stars nationales du ballon rond contre peanuts. Mais que représentent vraiment quelques millions dépensés devant la possibilité d’attirer (enfin) l’attention du football saoudien sur le Vieux-Port ?
Quentin Ndjantou
Comment Luis Enrique pourra-t-il offrir du temps de jeu à Quentin Ndjantou ? Intéressant lors de ses quelques apparitions à l’automne dernier puis longuement blessé, le titi du PSG en aura pourtant bien besoin pour continuer de progresser. Et si, à l’instar d’Adrien Rabiot à Toulouse, Colin Dagba à Strasbourg puis Auxerre, Timothée Pembélé à Bordeaux et tant d’autres, il allait faire ses classes dans un club de Ligue 1 plus à même de lui faire une petite place ? De toute façon, la rivalité est morte, paraît-il.
Stéphane Sparagna
On n’oublie pas son club formateur si facilement, surtout quand il connaît des galères. Ce sens du sacrifice, Stéphane Sparagna l’a déjà parfaitement illustré. Revenu jouer avec l’équipe réserve entre 2024 et 2026, le défenseur apparaît même dans le groupe retenu par Gennaro Gattuso un soir de janvier 2024 pour défier… Monaco. L’homme de la situation ?
Isaac Lihadji
Laisser partir ses jeunes talents pour les voir voler de leurs propres ailes au plus haut niveau, c’est beau. Ne pas leur donner la moindre chance avant de les envoyer s’enterrer à l’étranger, c’est bien plus dommage. Allez, on rapatrie Isaac Lihadji, empêtré à Al-Arabi, ou même Enzo Sternal, qui n’a toujours pas joué avec l’équipe première d’Anderlecht ?
Keyliann Bezahaf
S’il est une équipe qui – a priori – ne devrait pas refuser de laisser des joueurs partir garnir les rangs de Bruno Genesio sans la moindre contrepartie, c’est bien l’équipe réserve. Alors avant même de laisser ses pépites filer sous d’autres cieux, l’heure est peut-être venue de leur donner un vrai rôle. Keyliann Bezahaf, peu à peu intégré au groupe professionnel au fil de l’été, mais également Yannis Sellami, international algérien U20, ou encore Antoine Valero, attaquant de l’équipe de France U19, font figure de candidats.
Elles étaient ensemble à La Belle Équipe, l'un des bars pris pour cible par les terroristes le 13 novembre 2015. Elles ont survécu. Sept ans plus tard, entre peur, culpabilité et solidarité, elles racontent comment elles se sont reconstruites.