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Bradley Barcola, un transfert pour changer de statut

Bradley Barcola a tout gagné au PSG, mais il s’est fait éclipser par Khvicha Kvaratskhelia et Désiré Doué dans les moments qui comptaient. Raison pour laquelle l’ailier s’apprêter à filer à l’anglaise, direction Liverpool, avec l’ambition d’en devenir la tête d’affiche.
L’histoire retiendra que Bradley Barcola a certainement disputé son dernier match sous le maillot du PSG le 30 mai, à la Puskás Aréna, contre Arsenal. Une ultime apparition ponctuée d’une deuxième Ligue des champions, pour sortir par la grande porte. Après trois saisons, 152 matchs, 39 buts et une douzaine de trophées dans l’armoire, le natif de Lyon s’apprête à quitter la capitale. Selon The Athletic, Liverpool a trouvé un accord avec le PSG sur un transfert de 140 millions d’euros – bonus compris. À bientôt 24 ans (il soufflera ses bougies le 2 septembre), Barcola va donc tenter de s’expatrier. L’occasion de prouver qu’il mérite d’être THE MAN.
Sortir de l’ombre de Doué et Kvaratskhelia
Sa saison au PSG s’est terminée de manière amère. Touché à la cheville en mars alors qu’il avait démarré tous les matchs de Ligue des champions de la campagne, il n’a plus retrouvé le onze de départ à son retour de blessure : 38 minutes de jeu à Anfield en quarts de finale, 45 minutes sur la double confrontation face au Bayern, et une entrée tardive en finale contre Arsenal, un peu avant la prolongation, pour 37 minutes sur la pelouse. On ne choquera personne en affirmant que Bradley Barcola espérait jouer un rôle plus grand dans la conquête du « Back2Back ».
Son temps de jeu s’était déjà étiolé dans le money time de la saison précédente, Luis Enrique le plaçant sur le banc du quart de finale aller contre Aston Villa, de la demi-finale aller contre Arsenal et de la finale face à l’Inter. Il était encore remplaçant lors de la demie du Mondial des clubs face au Real Madrid, et pour la finale contre Chelsea. De quoi réfléchir, à deux ans de la fin de son contrat. Et décider de changer d’air, pour pouvoir s’exprimer avec plus de tranquillité, débarrassé de la concurrence de Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia.

Prendre les clefs du camion
Il trouvera l’espace qu’il souhaite dans un Liverpool en phase de reconstruction. D’abord par son profil, inédit dans l’effectif des Reds, où Rio Ngumoha semble le seul capable d’accélérations foudroyantes sur un côté. On le voit s’installer sans trop de soucis dans le 4-2-3-1 d’Iraola, avec Florian Wirtz en 10 et Alexander Isak en 9 – en attendant le retour de blessure de Hugo Ekitiké. Ce ne sont pas Ngumoha, Federico Chiesa ou Víctor Muñoz (malgré son titre de champion du monde) qui lui feront de l’ombre. Les principes d’agressivité, de verticalité et le jeu direct prônés par le coach espagnol collent à merveille avec son style. Et surtout, les Reds n’en feraient pas le deuxième joueur le plus cher de leur histoire s’ils ne comptaient pas lui donner les clefs du camion.
La Premier League raffole des joueurs de son profil, en témoigne, rien qu’à Liverpool, le passage récent de Mohamed Salah. Maintenant que le Pharaon s’en est allé, il y a clairement une place à prendre en tant que tête de gondole du projet. Barcola arrive pour ça : montrer qu’il peut être LE joueur clef d’un très grand club, celui vers qui l’on se tourne dans les moments qui comptent. Pour ça, il devra confirmer ses progrès dans la finition. Ses trois buts à la Coupe du monde – autant que sur ses vingt premières capes – laissent présager des lendemains riches en buts. C’est tout ce qu’espère Liverpool. Début du show le 4 septembre à Ipswich, ou le 12 septembre, contre Fulham, à Anfield ?
Fumée blanche dans le dossier BarcolaPar Quentin Ballue




















































