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- Lyon-Fenerbahçe (1-2)
Guendouzi, l'agitateur qui a fait dégoupiller l'OL

C'était la Saint Mattéo mercredi soir au Groupama Stadium. Chahuté par le public, Guendouzi a enflammé le barrage retour entre l'OL et Fenerbahçe avec ses provocations. En vrai, peut-on vraiment lui jeter la pierre ?
Les Lyonnais feront des cauchemars de sa tignasse et de son sourire diabolique encore quelque temps. Mattéo Guendouzi a fait tourner l’OL en bourrique mercredi soir, autant footballistiquement que nerveusement. De retour au Groupama Stadium, l’homme aux 103 matchs sous le maillot de l’OM a reçu un accueil salé du public lyonnais. Il ne s’est pas privé pour y répondre, a fortiori une fois la qualification de Fenerbahçe validée. À tort… ou à raison ?
Limite limite
Le match de mercredi avait des airs d’Olympico. Le public lyonnais a lancé la partie en sifflant abondamment l’ancien Marseillais. Les Gones sont même allés plus loin selon Guendouzi. « Pendant 90 minutes, même plus avec l’échauffement, ils ont insulté ma famille. Quand vous avez 60 000 personnes qui insultent votre famille, votre mère, vos enfants, même avant le match… C’est quelque chose qui touche », a-t-il confié à l’issue de la rencontre en zone mixte. Forcément, la cocotte-minute monte en pression, et avec un personnage comme Guendouzi, elle explose. Ça s’entend parfaitement : qui ne réagirait pas ?
Le Marseillais d’adoption aurait pu s’abstenir d’adresser un doigt d’honneur. Le reste ? Un « ALLEZ L’OM ! » venu des tripes, le signe Jul par-ci par-là et des cris de rage devant les virages. Ça joue, et Guendouzi s’est fait un malin plaisir à titiller les Lyonnais sur la rivalité des deux Olympiques. « Si tu veux taquiner, alors ça taquine dans les deux sens, affirme-t-il. Si on ne peut plus célébrer comme on en a envie, je trouve ça dommage. Tout le monde sait que je suis pour l’OM, je ne l’ai jamais caché. C’est de la taquinerie, ils ont insulté ma famille, si derrière on n’a pas le droit de faire le signe Jul, où on va ? J’en ai vu des matchs où les Lyonnais font des célébrations devant le virage au Vélodrome. Faut que ça marche dans les deux sens. J’ai le droit de célébrer. Le signe Jul, il n’y a rien de méchant. »
Cela fait partie du foot, au même titre que Nabil Fekir montrant son maillot au kop de Geoffroy Guichard ou Emmanuel Adebayor traversant le terrain pour fêter un but devant les supporters d’Arsenal. On peut même dire que cela fait le sel d’un sport de plus en plus aseptisé : le sport de haut niveau, c’est de l’enjeu, de la tension, de la pression, et le chambrage y a totalement sa place tant qu’il ne verse pas dans l’insulte ou la vulgarité. Alors oui, Guendouzi en a fait des caisses. Comme Corentin Tolisso l’a dit, il aurait pu se contenter de « fêter ça avec son équipe » et se montrer plus humble. Il serait assurément sorti grandi de cette soirée s’il avait fait profil bas. Son doigt d’honneur pourrait lui valoir une sanction méritée de la part de l’UEFA. Mais au final, bien qu’étant extrêmement agaçant, il n’a agressé personne. Le plus déplorable reste que de grands garçons finissent par se mettre sur la gueule pour du foot. Et ça, on ne le comprendra jamais.
Êtes-vous choqués par le comportement de Mattéo Guendouzi à Lyon ?Par Quentin Ballue

















































