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- PSG-Slovan Bratislava (6-1)
La Ligue des champions prépare mal le PSG à la Ligue 1

Dans son habit doré de double tenant du titre, le Paris Saint-Germain a fêté ses retrouvailles avec la Ligue des champions en ratatinant le Slovan Bratislava (6-1). Derrière la joie parisienne, une inquiétude évidente : la faiblesse de la C1 ne permet pas au PSG de bien préparer les chocs de L1.
La Ligue des champions est de retour et le Paris Saint-Germain est déjà à la place qui est la sienne depuis plus d’un an : au sommet. En attendant de savoir si une autre équipe sera capable de claquer un set au tableau d’affichage ce jeudi soir, le double tenant du titre de la coupe aux grandes oreilles a repris ses bonnes habitudes en s’installant à la première place de la phase de ligue. Un bon petit 6-1 contre le Slovan Bratislava de Yaya Touré, qui n’avait pas l’habitude d’en ramasser autant quand il était joueur. Un score net, une branlée, une dérouillée, bref utilisez les mots qui vous passent par la tête pour qualifier cette victoire éclatante. Le Parc des Princes pouvait faire la fête, cinq jours après avoir tiré la tronche. Oui, mais voilà : et si la faiblesse des adversaires en C1 devenait préjudiciable pour l’aventure du PSG en L1 ? La question peut légitimement se poser.
Leur enfer, c’est la Ligue 1
C’est une chose de recevoir le Slovan Bratislava, modeste champion de Slovaquie, ou de se déplacer à Manchester City, le prochain adversaire des Parisiens ; ç’en est une autre de se rendre dans l’enfer de Francis-Le Blé (rendez-vous dimanche avec du vent et surtout pas mal d’émotions pour King Eric) ou d’accueillir l’AS Monaco de Filipe Luis. Deux salles, deux ambiances et un brin de panique pour le Paris Saint-Germain qui pourrait bien voir sa série de cinq sacres d’affilée prendre fin cette saison à force de ratatiner tout le monde – à commencer par les représentants de la Premier League – en milieu de semaine dans ce petit tournoi européen qu’est la Ligue des champions.
Luis Enrique pourra toujours en profiter pour faire tourner contre le Barça ou la Roma, deux formalités pour Ousmane Dembélé et sa bande, afin de préparer au mieux les matchs contre Lyon et Lorient, mais comment espérer se mettre au niveau de l’intensité folle proposée en Ligue 1 quand les rencontres européennes se présentent comme des promenades de santé ? La mise en jambes contre Aston Villa en Supercoupe d’Europe début août n’avait d’ailleurs pas aidé Paris à surmonter l’obstacle lensois et l’équipe survoltée de Dino Toppmöller lors du Trophée des champions. Même chose pour les matchs contre Rennes et Lille sur la ligne du départ du championnat, deux nuls arrachés miraculeusement au mental. L’inquiétude est totale du côté du club de la capitale et il serait temps de s’interroger enfin sur le niveau de celle qu’on appelle familièrement LDC.
En route pour un troisième titre de rang, un three-peat comme disent les fans de NBA, le PSG a déjà payé les frais de ses épopées européennes trop faciles pour lui (souvenez-vous des deux défaites contre le Paris FC la saison dernière, en L1 et en Coupe de France…) Avec sept points de retard sur le leader et cinq sur le podium, la troupe de Luis Enrique n’a plus le temps et va devoir hausser le curseur en championnat pour espérer taper Strasbourg ou Le Havre le mois prochain. Le coach parisien va devoir trouver les bons mots et gérer un effectif réduit et limité (Zabarnyi n’est qu’un coup à 70 millions d’euros et le club a dû vendre cet été !) pour assumer son pari pris avec les journalistes la semaine dernière et espérer que Villarreal et Aston Villa (encore eux) seront au niveau pour aider son équipe à appréhender du mieux possible la compétition la plus importante : notre bonne vieille Ligue 1 qu’on aime tant.
Les notes de PSG-Slovan BratislavaPar Clément Gavard, au premier degré


















































