Pour la rentrée européenne du PSG face à un Slovan trop léger, Ferran Torres s’est offert un triplé, prenant la suite du double buteur Ousmane Dembélé. Comme s’il n’y avait pas déjà assez de prétendants au Ballon d’or comme ça.
Paris Saint-Germain 6-1 Slovan Bratislava
Buts : Dembélé (17e, 23e), Torres (31e, 47e, 57e) pour le PSG // Suleiman Camara (59e) pour le Slovan
En 2021, Vincent Labrune redoutait que la Ligue 1 ressemble – sans investissements significatifs – au championnat slovène. Si tous les soucis économiques ne sont pas réglés, depuis, un de ses représentants a soulevé deux Ligues des champions, et permet, pour le moment, d’affirmer que le championnat de France n’a pas grand-chose à craindre du championnat… slovaque. La preuve : en délicatesse dans ses affaires domestiques (aucune victoire en trois matchs), l’actuel 13e de Ligue 1 n’a eu aucun mal (mais alors, aucun) à se défaire du champion en titre de Corgoň Liga, le Slovan Bratislava de son nom à l’état civil. Ouf !
Ousmane Dembélé est (re)lancé
Il fallait donc laisser de côté ces histoires d’Hexagoal et ou encore ces terrifiantes diagonales monégasques. Le Parc des Princes retrouvait la Ligue des champions, devenue compétition fétiche après des années de galères, avec les triples vainqueurs que sont l’Ajax, le Bayern et le Real dans le viseur. Aussi prestigieuse soit-elle, cette nouvelle course aux étoiles démarrait par une chasse aux lampions. Il a en effet suffi d’un petit quart d’heure pour se rendre compte que le Slovan de l’immense Yaya Touré ne constituerait pas un obstacle d’envergure. Le tout sans poser l’équipe type et en laissant sous chasuble Khvicha Kvaratskhelia, dernier meilleur joueur de C1.
Le virage pouvait dépeindre Luis Enrique en tongs, l’entraîneur a trouvé ses joueurs fort bien chaussés : un coup de tatane en demi-volée de Nuno Mendes a tapé le poteau et ouvert la voie à l’ouverture du score à Ousmane Dembélé (1-0, 17e). Premier but de la saison pour le Ballon d’or 2025, qui a remis ça de la tête, au moment de profiter d’une relance kamikaze de l’entrant Sahmkou Camara et de la finesse du duo Akliouche – Dro (2-0, 23e). Comme quoi, ça sert les semaines off.
Revenu de blessure, Mendes a toujours le pied chaud (quel gros coup franc à la 28e) mais le Capitaine Crochet s’est mis encore en évidence, servant parfaitement Ferran Torres pour le 3-0 (33e). Si l’enroulée du néo-champion du monde avait attrapé la lucarne sur le temps précédent et sans les arrêts en croix de Dominik Takáč, la note aurait pu être bien plus salée, mais le bel Espagnol ne s’est pas gêné pour y apporter quelques grains supplémentaires. Une magnifique frappe à l’entrée de la surface après un slalom de Maghnes Akliouche (4-0, 47e), un horrible genou pour redresser un corner de Dembélé (5-0, 57e), voilà le Ferran devenu forgeron.
Après la leçon, les enseignements ont été moins nets. Le remuant Suleiman Camara – rare frisson côté bratisla boys – a rappelé à quel point Illia Zabarnyi n’est pas fiable, en l’avalant comme un goulasch au moment de réduire le score (5-1, 59e). Les Slovaques ont su au moins amortir la chute, jusqu’au dernier clou planté par Fabián Ruiz, après un beau travail de Dro Fernández qui a pris de l’épaisseur (6-1, 88e). Au milieu de ça, Luis Enrique s’est autorisé une petite revue de remplaçants, de Lucas Digne à Mika Godts en passant par Lucas Beraldo, sans qu’aucun ne crève l’écran. Pour ça, il y aura la Ligue 1.