- Ligue 1
- J3
- PSG-Monaco (1-2)
Le PSG bousculé, la Ligue 1 requinquée

Battu à domicile par Monaco, le PSG attend toujours sa première victoire en championnat, pendant que ses rivaux prennent le large. De quoi rêver d'un championnat enfin disputé, où Paris pourrait un peu se faire bouger, sans pouvoir tranquillement penser à la Ligue des champions. Chiche ?
Dans le foot, on parle souvent de planètes qui s’alignent pour justifier d’un événement favorable. Une façon de justifier l’irrationnel et peut-être de sortir les maths de l’équation, dans un sport où la data prend une part de plus en plus importante. Sauf que ce vendredi soir, les maths sont implacables : en trois matchs, Paris a pris 2 points, est douzième de Ligue 1, avec encore plusieurs poursuivants à regarder jouer ce weekend. De l’autre côté, Monaco en est à trois victoires en trois matchs et compte 9 points du haut de son trône de leader. Et au passage, l’ASM vient de gagner pour la deuxième fois de suite au Parc.
Paris, champion courbé
Avec huit titres de champion de France en poche sur les 10 derniers décernés en Ligue 1, on peut aisément dire que le PSG tyrannise la Ligue 1. Par deux fois donc, il a flanché, ou plutôt, Monaco et Lille pour les citer, ont surperformé. Un élément à prendre en compte à l’heure où c’est Paris qui baisse le pied en ce début de saison. Comme si, pour reprendre les maths, sa courbe de performance tendait à décroître. Elle pourrait vite remonter, mais pour la première fois depuis de longues années, on dirait bien qu’elle ne s’apprête pas forcément à suivre un chemin parallèle à celle des autres écuries du championnat. Peut-être même, pourraient-elles se croiser durant l’année.
Paris perd aussi aux probas pour le moment : plus d’occasions, plus de possession, plus de frappes, plus de xGs, plus de tout, mais pas de victoire. Et si la machine se dérèglait ? Loi des grands nombres oblige : non. Elle est certainement enrayée, oui, mais Paris ne flanchera pas chaque week-end. Au Parc des Princes, Lukáš Hradecký avait une bonne gueule d’équation à 9 inconnues arrêts, les passes ratées ressemblaient plus à des erreurs de signes en bout d’addition et les retours défensifs parfois plus légers témoignaient certainement d’un petit manque de rigueur nécessaire au calcul parfait. Conclusion : Paris va moins bien, mais Paris n’est pas au bord du gouffre.
Une occasion à saisir, un spectacle à offrir
Reste que quand le premier de la classe dégringole ou affiche un coup de mou, c’est à la meute de prétendants de s’y engouffrer et au professeur spectateur d’en profiter. Après trois journées, oui c’est peu, Monaco compte 7 points d’avance, Lille et Lyon 5, Rennes pourrait les rejoindre, et Marseille et Lens peuvent en prendre 4. Ça aussi, c’est peu. Mais pour ces formations, l’heure n’est pas au calcul. Il faut prendre ce que le mastodonte donne rarement pour aller chercher les places en classes préparatoires, communément appelées coupe d’Europe. « On savait que face à ce PSG il y avait moyen de faire quelque chose », lâchait Denis Zakaria après la rencontre. Suivez le guide !
Pour le spectateur de foot français, trop souvent confronté à une lutte sans suspense et une intrigue trop vite dévoilée, l’espoir d’un PSG en chasse derrière ses concurrents à tout d’un blockbuster inespéré, presque rêvé. Pour tous les autres, c’est le moment de passer la seconde et d’instaurer des dynamiques sur plusieurs mois. Cette fois, Paris balbutie vraiment, et pas lorsqu’il compte 15 points d’avance. Plus que jamais, la possibilité de lui mettre la pression existe. Une opportunité inattendue quand Paris a été le seul club à pouvoir dépenser sans vraiment compter cet été. Prends ça José Mourinho !
Il n’est pourtant pas encore totalement l’heure de s’emballer. Avec un enchaînement Rennes-Lille-Monaco, Paris a déjà tapé dans le haut du panier. Nul doute qu’il va vite retrouver un peu plus de sérénité et de marge face à des adversaires moins costauds. Et c’est peut-être là que devront se montrer plus solides ses rivaux. Dans ces matchs « aisés » sur le papier où les gros noms de notre championnat ont souvent pris l’habitude de lâcher des points. Charge à eux donc de tenir le PSG à distance et de le forcer à récupérer ces points perdus lors des confrontations directes. L’intérêt du championnat n’en serait que renforcé, surtout à l’heure de, déjà, négocier de nouveaux droits télés.
Luis Enrique : « On méritait clairement la victoire »Par Julien Faure, au Parc des Princes


















































