Sans vraiment briller, le PSG a fait le travail mercredi soir pour battre Aston Villa (2-1) et ouvrir, déjà, le compteur de trophées cette saison. Pour ce qui s'apparentait à un dernier match de préparation estivale, les signaux sont plutôt positifs.
PSG 2-1 Aston Villa
Buts : Kvaratskhelia (20e) et Doué (60e) pour le PSG // Madjo (45e) pour Villa
On les avait quittés dominants, cliniques et morts de faim. On les a retrouvés tels quels, à quelques exceptions près, ce mercredi soir à Salzbourg, où les Parisiens ont pris le meilleur sur une intéressante mais inférieure équipe d’Aston Villa en finale de Supercoupe d’Europe (2-1). Que faut-il en retenir ? Sans doute pas énormément de choses, hormis que Maghnes Akliouche a fait ses débuts et qu’il aura besoin de temps pour s’imposer, que Khvicha Kvaratskhelia est toujours aussi insaisissable et que les mondialistes sont déjà bien en forme.
Kvara toujours sur sa planète
Si l’éclipse a fait son effet partout en France, la titularisation d’Akliouche en faux numéro 9 était peut-être la vraie curiosité de la soirée. Elle n’aura duré que 45 minutes, puisque l’ancien monégasque a été sorti à la pause, mais il a eu le temps de montrer des choses intéressantes, sans prendre excessivement de risques. Les risques, c’était plutôt pour Kvara, lui qui n’a jamais peur d’aller martyriser le latéral droit adverse, et le Géorgien est comme souvent sorti de sa boîte, en déclenchant un pétard pied droit, pour délivrer un PSG jusque-là en mode diesel (1-0, 20e).
Paris a poussé, ensuite, pour creuser rapidement l’écart, mais Villa s’est rebellé, à l’image de la jeune pousse Brian Madjo, 17 ans à peine, qui a longtemps tenté de s’illustrer, avec assez peu de réussite. Jusqu’au temps additionnel du premier acte, où il a surgi dans la surface et remporté son duel face à Pacho pour remettre les équipes à égalité avant de retourner aux vestiaires (1-1, 45e).
Doué, mister clutch
C’était alors intéressant de voir ce scénario dans lequel s’embarquait Paris et surtout d’observer quelle allait être sa réaction, alors que pour pas mal de bonhommes sur le pré, les séances d’entraînement n’ont pas été nombreuses. Assez étonnamment, les mondialistes (Désiré Doué, Ousmane Dembélé, Nuno Mendes, Achraf Hakimi, pour ne citer qu’eux) sont apparus en forme, et Luis Enrique n’avait aucune intention de les ménager malgré une préparation plus courte que leurs adversaires. Doué l’a bien compris, et il s’est alors chargé comme un grand d’aller offrir le premier trophée de la saison à son équipe. Lancé en profondeur par Dembélé, l’ancien rennais a poursuivi son action jusqu’au bout, alors que tout le monde le croyait hors-jeu, puis trompé Marco Bizot (2-1, 60e). D’abord annulé, le but a finalement été accordé après révision de la VAR, et Paris s’envolait ainsi vers la victoire, bien aidé, aussi, il faut le dire, par un grand Matveï Safonov, impérial à de nombreuses reprises pour maintenir les siens devant au score. Ce n’était pas brillant, mais c’était clinique, encore une fois, et il semblerait que le PSG a tout intérêt à garder cet ADN une saison supplémentaire.
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