- Ligue 1
- J5
- Marseille-PSG (1-2)
Bruno Genesio, démission impossible

Malgré le cinquième revers en six rencontres, l'OM a livré la meilleure partie depuis la reprise du championnat, face au double champion d'Europe parisien. Des motifs d'espoirs sur lesquels Bruno Genesio doit capitaliser au retour de la trêve internationale pour repartir de l'avant, sans quitter le navire.
Si au retour de la trêve internationale qui s’avance, le vent fera craquer les branches et la brume viendra dans sa robe blanche comme le rappelle Francis Cabrel dans Octobre, l’OM arrivera déjà au carrefour de sa première partie de saison. Après avoir enchaîné les prétendants au podium depuis le mois d’août, les Olympiens vont enfin démarrer leur championnat, celui contre les équipes promises au ventre mou de la Ligue 1 et celles qui lutteront pour le maintien. Des ambitions éloignées de celles promises par la direction à Bruno Genesio au moment de son arrivée dans la cité phocéenne mais dont il faudra désormais s’accommoder.
Un trêve internationale pour tout mettre à plat
L’OM continue de s’enfoncer dans les tréfonds du classement avec une 17e place au moment de la première trêve internationale de cette saison 2026-2027, après la défaite dans le Classique (1-2). Alors que le club olympien réalise le plus mauvais début de saison de son histoire, les rumeurs d’un départ du tacticien de 60 ans continuent d’enfler. Une situation sur laquelle est revenue Genesio au micro de Ligue 1+ après le coup de sifflet final.
C’est insuffisant, j’assume ma part de responsabilité, comme d’autres devront l’assumer aussi.
« C’est marrant, tout le monde me souhaite bon courage. Je suis un entraîneur, évidemment qu’on est liés aux performances et aux résultats, d’autant plus dans un club comme l’OM, a reconnu le natif de Lyon. C’est insuffisant, j’assume ma part de responsabilité, comme d’autres devront l’assumer aussi. Pour l’instant je n’en suis pas là, je vais digérer cette défaite, parler avec mon staff, parler avec mes dirigeants. Parce que je pense, en essayant de peser mes mots, que ce n’est pas normal que l’Olympique lyonnais… euh l’OM soit dans cette situation. » Lapsus révélateur d’un homme déjà fatigué.
Une critique à peine voilée à l’encontre de la direction phocéenne, dans la lignée des dernières sorties médiatiques du tacticien marseillais. Les trois prochaines semaines pourraient donc bien être l’occasion de remettre les pendules à l’heure de part et d’autre afin de revoir les ambitions du club à la baisse et permettre ainsi à tout le monde de travailler plus sereinement jusqu’à la trêve hivernale. Le coach marseillais s’est d’ailleurs montré particulièrement irrité en conférence de presse au moment de décortiquer la rencontre face aux journalistes : « Non, ce n’est pas baisser les bras, c’est juste que quand vous êtes coach, vous n’êtes pas là pour vous féliciter d’avoir perdu un match. Vous êtes là pour gagner des matchs […] Je n’ai pas fait ce métier pour me satisfaire de perdre. » Le tacticien olympien a de nouveau rappelé l’importance de discuter avec sa direction, la nécessité de « prendre un peu de repos » et de « continuer à travailler ».
Tout à gagner pour Genesio
Pour autant, le Vélodrome continue d’être au soutien de ses joueurs et de son entraîneur, en témoignent les applaudissements nourris descendus des quatre tribunes à l’issue du Classique. Un soutien primordial comme le rappelait Neal Maupay en zone mixte et l’assurance aussi que le peuple olympien voit bien que, malgré les défaites qui s’accumulent, tout n’est pas à jeter du côté de l’OM. Une atmosphère qui contraste avec la supposée impatience des supporters marseillais qui n’avaient pas hésité à siffler Igor Tudor lors de ses premiers pas en championnat. Mais comme Bruno Genesio, eux aussi constatent que leur équipe fait ce qu’elle peut, sans parvenir, pour le moment, à faire pencher la balance en sa faveur, généralement au-delà de la 60e minute. Des axes d’amélioration qui seront le grand chantier du tacticien marseillais ces trois prochaines semaines puisque seuls cinq olympiens iront s’aérer la tête en sélection.
Je n’ai pas fait ce métier pour me satisfaire de perdre.
Si l’effectif marseillais est réduit aussi bien numériquement que qualitativement, le calendrier n’a pas non plus ménagé les forces phocéennes. Ce sont Troyes, Angers, Le Havre et Toulouse qui se profilent au cours du mois d’octobre. Des équipes sérieuses mais bien plus faibles que celles rencontrées jusque-là, c’est à ce moment-là que les Olympiens et leur coach devront véritablement lancer leur saison et prouver que malgré des ambitions qui vont nécessairement devoir être revues à la baisse par rapport à celles présentées à Genesio avant sa prise de poste, l’OM reste une équipe qui ne peut que faire mieux. Côté personnel, s’il paraît difficile aujourd’hui de voir quel entraîneur aurait la force de se retrouver dans pareil bourbier, le tacticien marseillais a bien tout à gagner à réussir à sortir Marseille de cette impasse, plutôt que d’abandonner avant même que l’été ne se soit achevé.
Le PSG, nouveau candidat de l'extrême centrePar Léna Bernard, au Vélodrome












































