Après avoir longtemps résisté aux assauts adverses, l’OM est finalement tombé dans le Classique face au PSG, ce dimanche soir au Vélodrome (1-2). Comme souvent depuis le début de la saison, Marquinhos et Ferran Torres ont sauvé leur équipe.
OM 1-2 PSG
Buts : Gomes (72e) pour l’OM // Torres (66e) et Marquinhos (74e) pour le PSG
Exclusion : Weah (77e) côté OM
Il n’y avait pas une grande effervescence dimanche soir sur le parvis du Vélodrome à l’heure de recevoir le PSG. Embourbé dans une terrible spirale, Marseille se présentait dans le Classique comme un petit Poucet face à l’ogre parisien, qui monte en puissance ces dernières semaines. Au bout du compte, l’OM a peut-être montré son meilleur – ou son moins pire – visage depuis plus d’un mois, mais il s’est encore incliné et le voilà dix-septième de Ligue 1 avant la première trêve internationale.
Un petit OM et un petit PSG
Pour la première fois depuis un paquet d’années, le Vélodrome n’affichait pas complet pour un Classique. Il faut dire que les prestations récentes des Phocéens, sur une série de quatre défaites consécutives, ne donnaient pas forcément envie aux supporters marseillais de lâcher plus de cent balles pour voir leur équipe faire le dos rond pendant 90 minutes. Le match du soir ne valait certainement pas tant d’argent, mais au moins, l’OM a été à la hauteur de son adversaire. Paris a mis un bon quart d’heure à se mettre en route, mais même après son démarrage diesel, le PSG a souvent manqué de précision dans le dernier tiers, à l’image d’Ousmane Dembélé, peu inspiré de la tête comme des pieds.
L’imprécision aura aussi été le maître-mot du secteur offensif marseillais, comme sur cette situation où Neal Maupay s’est retrouvé étrangement seul face à Matvey Safonov et s’est totalement pris les pieds dans le tapis (37e). Pour ne rien arranger, le seul vrai ailier de l’OM aligné d’entrée, Igor Paixão, a dû céder sa place prématurément à Angel Gomes, alors qu’Amine Harit, en criant déficit de vitesse face à Nuno Mendes, s’est davantage attelé à revenir en arrière qu’à chercher le duel. À la pause, c’était donc un 0-0 logique entre un petit OM et un petit PSG, et accessoirement entre le 17e et le 10e du championnat au coup d’envoi.
L’inévitable Torres, le réveil de Gomes
On ne sait pas encore ce qui s’est passé dans le vestiaire réservé aux visiteurs durant la mi-temps, mais c’était un autre Paris qui s’est pointé pour entamer la seconde période. En dix minutes à peine, le club de la capitale a eu cinq grosses occasions, toutes plus dangereuses les unes que les autres, et on a alors compris que Marseille allait subir encore longtemps. Jeffrey de Lange a manqué de plus en plus de relances, Emerson a laissé d’infinis boulevards à Désiré Doué, très en jambes, et João Neves est venu apporter un soutien précieux dans la surface marseillaise.
Luis Enrique a senti que c’était le moment d’enfoncer le clou, et a décidé d’envoyer rapidement Ferran Torres dans la bataille, à la place d’un timoré Khvicha Kvaratskhelia. Le technicien espagnol n’est pas le meilleur du monde pour rien : sept minutes plus tard, l’ancien attaquant du Barça a ouvert le score d’une tête imparable (0-1, 66e). On pensait alors le PSG lancé vers les trois points, mais sorti de nulle part, Angel Gomes est venu offrir l’égalisation aux Phocéens d’un petit exploit personnel (1-1, 72e), redonnant espoir au Vélodrome. Celui-ci s’est finalement tu quelques secondes plus tard, quand Marquinhos a climatisé tout le monde en s’y reprenant à deux fois du pied droit pour battre De Lange encore abandonné par sa défense (1-2, 74e). C’était suffisant, cette fois, pour Paris, qui a en plus fini la partie en supériorité numérique après le deuxième jaune de Timothy Weah, fautif sur Mendes (77e). Marseille ne s’en est jamais remis, et le dernier quart d’heure n’a été qu’un long fleuve tranquille pour le PSG, qui remonte à la sixième place, tandis que l’OM est toujours avant-dernier.
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