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La VINCI Mixed Cup : des fondations solides pour la saison

SF
5' 5 minutes
La VINCI Mixed Cup : des fondations solides pour la saison

Depuis 2021 à Meudon (Hauts-de-Seine) sous sa forme actuelle, l’unique tournoi de foot mixte des centres de formation professionnels en France et en Europe attire un plateau de plus en plus relevé de clubs désireux de bien préparer leur saison, mais aussi d’incarner une mixité encore en construction dans les centres de formation.

Depuis dix ans, la VINCI Mixed Cup révolutionne le football de demain en réunissant les meilleures équipes françaises et européennes des centres de formation autour d’un format unique où les performances des U16 féminines et U15 masculins s’additionnent pour ne faire qu’un.


Au-delà d’avoir tous été internationaux, Rio Mavuba, Gaëtane Thiney, Serge Aurier, Bernard Mendy, Jimmy Briand et Chris Mavinga ont un point commun : tous ces anciens joueurs professionnels se sont arrêtés en forêt de Meudon, ville de Jérôme Rothen et Jean-Paul Sartre, à choisir. Ces 26 et 27 août, il n’y avait pas que le festival Rock en Seine ou les universités d’été du Medef dans l’Ouest parisien. Au bout d’une rude montée, du genre de celles que les cyclistes empruntent en zigzaguant et les bus au ralenti, une vaste clairière a servi de décor aux futures pépites du foot.

Sous les yeux de leurs aînés, devenus directeurs sportifs, coachs ou recruteurs, dix centres de formation parmi les plus réputés d’Europe ont préparé leur saison lors de la dixième édition de la VINCI Mixed Cup, coorganisée par le Paris FC et le groupe VINCI. Toutes ont découvert des pelouses pas encore jaunies par la sécheresse estivale, mais aussi un format inédit de deux mi-temps de 30 minutes chacune : la première jouée par les filles, la deuxième par les garçons. Et vice versa le lendemain. Pour tout le monde, une belle réussite.

Contrôles orientés, pâtes et présaison

Ils s’appellent Léa, Lilia, Junior et Alissa. Ils ont des surnoms – plusieurs s’appellent « Messi ». Tous et toutes sont encore anonymes, mais ont un point commun : l’envie de devenir footballeurs et footballeuses professionnels. Pour eux, la VINCI Mixed Cup est une étape de plus d’un parcours commencé très tôt à l’école primaire. Alors à Meudon, on voit des jeunes se vêtir et jouer comme les grands : les Airpods sont légion, comme les stories avant les matchs, mais aussi les bouts de chaussettes découpées et les bandages au poignet.

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Bien entendu, personne ne s’approche des frites moelleuses de la cantine commune, installée sous le barnum entre les deux terrains. « Protéines obligatoires », avertit l’entraîneur de la Real Sociedad à ses joueurs, qui opteront tous pour des pâtes. Autant dire que l’odeur attirante de poulet braisé, issue du camion alentour, n’attire même pas un égaré des terrains.

À la vue de la qualité des plateaux masculin et féminin réuni à Meudon, les deux jours sont l’occasion pour les recruteurs et les agents de préparer leur saison. Tous se souviennent des gros noms passés par le tournoi, de Désiré Doué à Warren Zaïre-Emery, en passant par Charles De Ketelaere. Leurs CV et les photos tiennent une bonne place à côté de la table de marque. Signe aussi que ce tournoi de rentrée attire désormais les recruteurs du monde entier.

Des scouts de clubs anglais, mais aussi de Saint-Étienne, de Lyon, ont été aperçus, lunettes de soleil et survêtements pour se fondre dans la foule. « Pour nous, ce tournoi est une belle rentrée de joueurs qu’on suit tous depuis très longtemps », glisse l’un d’eux, quand un autre scrute avec attention les mouvements de celui qu’il appelle « son joueur », un habile milieu « scruté depuis qu’il a 10 ans », année durant laquelle « Adidas lui a proposé un contrat » pour l’équiper entièrement. Bref, un monde de rêves et d’ambitions, mais aussi d’enjeux économiques qui se dessinent très tôt autour de jeunes joueurs pour qui tout va très vite.

Pour la première fois, la Real Sociedad, par l’intermédiaire du Français Mark Bourdoulous, Benfica et Côme étaient présents. En finale, les Portugais ont pris le meilleur sur les Espagnols, venus avec une vingtaine de parents en week-end à Paris pour encourager leur progéniture. À chaque mi-temps, leurs équipes se sont mutées en supportrices de leurs homologues masculin ou féminin.

Un tournoi qui prend de l’ampleur

Ces scènes ont ravi l’organigramme du Paris FC. Le président du club, Pierre Ferracci, a disserté avec Jean-Marc Gallot, directeur général du club qui allait disputer son premier match de sa saison de Ligue 1 trois jours plus tard. Le premier a tenu à saluer « l’homogénéité du plateau », et personne ne peut le contredire : même l’équipe francilienne du FC Solitaires, seule équipe non professionnelle alignée, a tenu tête au RC Lens.

« Ce tournoi a pris de l’ampleur depuis qu’il est mixte. Il attire à présent les plus grands clubs internationaux, s’est targué Pierre Ferracci après le tournoi. Désormais, de grands clubs commencent à frapper à la porte. C’est le produit d’un beau concept. On est les pionniers », ajoute-t-il, rappelant que « déjà pendant les années Ligue 2 de notre section masculine, on était le troisième club au plus important budget pour les filles. Et le premier en proportion ! » Et de conclure : « Le foot rassemble et dépasse les clivages, preuve en est avec la VINCI Mixed Cup. »

Nicolas Notebaert, président de VINCI, partenaire du Paris FC depuis 2014, prolonge : « La jeunesse souffre en ce moment, et au travers du sport et de compétitions de jeunes, lui redonner de l’élan est nécessaire. La mixité et la diversité ne sont pas des concepts abstraits ni ringards. Il faut que le football montre ces valeurs positives. Alors que beaucoup veulent diviser sur le retour du masculinisme, il faut montrer l’inverse. » Rio Mavuba, Gaëtane Thiney, Serge Aurier, Bernard Mendy, Jimmy Briand et Chris Mavinga ne diront pas contraire.


Le club du Paris FC et VINCI s’associent pour soutenir le combat de la libération de Christophe Gleizes.

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