À l’instar de Lautaro Martínez contre Naples ce dimanche, nombreux sont ceux qui ont fait kiffer les supporters après avoir glissé un joli caramel dans les filets adverses. Retour sur les plus iconiques.
Inter-Barcelone (4-3), 2025. Avant Lautaro, c’est Davide Frattesi qui s’est envolé vers les tifosis pour fêter un pion, et pas n’importe lequel. Demi-finale retour de Ligue des champions entre l’Inter et le Barça, une des meilleures de l’histoire, l’Italien ouvre son pied gauche et offre la qualif’ aux Milanais. Possédé et déchaîné, le type saute sur la barrière et beugle avec le public en liesse. Une libération.
Guingamp-Rennes (0-2), 2015. S’il fait un petit peu froid au stade de Roudourou en ce 19 décembre 2015, Ousmane Dembélé (alors jeune fanfaron) décide de réchauffer les esprits rennais présents dans ce derby breton de Ligue 1. Incisif, Dembouz frappe du droit, trouve la faille et file se jeter dans la masse de supporters venus soutenir les Rouge et Noir. La vedette d’alors 18 piges se retrouve portée par un groupe de fans en délire puis rejoint par Giovanni Sio. Allez, on reprendra bien une galette !
FC Schaffhouse-Servette FC (1-3), 2004. Paulo Diogo pense simplement aller partager son bonheur avec le parcage de Servette. Après avoir offert à Jean Beausejour le but du 3-1 contre Schaffhouse, le Suisse grimpe sur le grillage, communie avec les siens, puis redescend. Enfin, presque : son alliance reste accrochée au métal et lui arrache une partie du doigt. Pendant que les stadiers cherchent la phalange sur la pelouse, l’arbitre, lui, retrouve Diogo pour lui coller un jaune pour célébration excessive. Direction l’hôpital de Zurich, où les médecins ne parviennent pas à sauver le doigt.
Gauthier Hein
Reims-Metz (1-3), 2025. Quel est le comble pour les Rémois ? Se prendre Troyes, Hein, ou les deux ? Capitaine valeureux de Grenats révoltés, Gauthier Hein humilie les hôtes avec un lob de 40 mètres lors du barrage retour pour une place en Ligue 1 un soir de mai 2025 (1-3). Et ça, ça se célèbre bien avec les supporters messins qui ont fait le déplacement à Delaune : l’icône du club enlève son maillot et part savourer ce but surprise et la montée scellée avec eux.
AS Rome-Lazio (2-2), 2015. Le derby, c’est son dada et il n’y a donc rien d’étonnant à voir Francesco Totti coller un doublé à son voisin. La légende de la Louve égalise d’une reprise acrobatique puis court vers la Curva Sud. Un téléphone lui est tendu : le vieux briscard italien le récupère, se tourne vers la tribune en fusion et immortalise l’instant avec son peuple. Basique, simple.
Reims-Bordeaux (5-0), 2022. Rares sont les joueurs à avoir autant fait frémir Delaune, mais Hugo Ekitiké en fait bien partie. Saison 2021-2022, Bordeaux boit une sacrée tasse de champagne et le gamin du coin se charge d’ouvrir les vannes. Après avoir transformé son penalty (en deux temps), l’enfant de Reims traverse la pelouse à toutes jambes pour aller communier avec les ultras. Une course à perdre haleine avant de saluer la tribune comme un artiste remercie son public. Si ce match reste anecdotique, le symbole l’est moins : l’attaquant longiligne sait très bien d’où il vient.
Mohamed Salah
Liverpool-Aston Villa (2-0), 2024.Liverpool mène péniblement face à Aston Villa, Mo Salah plie définitivement l’affaire à la 84e minute en inscrivant le but du 2-0. À peine le ballon entré, l’Égyptien délaisse ses coéquipiers pour foncer vers les tribunes d’Anfield. L’Égyptien franchit les panneaux publicitaires, grimpe contre la rambarde et se livre aux premiers rangs. Les accolades fusent, le Pharaon savoure.
Emiliano Sala
Nantes-Marseille (3-2), 2018. Un brin de Ligue 1, encore, et quelle époque ! Emiliano Sala et le FC Nantes terrassent l’OM à la Beaujoire le 5 décembre 2018. L’Argentin égalise à la 30e, ce qui s’avérera malheureusement le dernier but de sa vie, et s’échappe vers le public canari. Bon nombre de fans se précipitent vers lui, le chouchou nantais est une nouvelle fois adulé. Les images se suffisent à elles-mêmes.
Boca Juniors-Gimnasia (1-0), 2020. À 18 minutes de la fin du championnat, alors que Boca doit gagner pour choper le titre, Carlos Tévez expédie une frappe surpuissante dans les filets et libère toute la Bombonera. El Apache court droit vers son peuple, écarte les bras face à la tribune puis saute sur le grillage qu’il se met à secouer. Les hinchas sautent, hurlent et s’agrippent à la grille dans un vacarme ahurissant. L’idole de la maison ne célèbre pas seulement un but devant ses fans : il leur donne le titre qu’il était venu chercher face à Diego Maradona, qui entraînait les troupes de Gimnasia. Rien que ça.
Real Madrid-Bayern (2-1), 2024. Au Real Madrid, les remontadas européennes se célèbrent avec du mobilier de jardin. Après le doublé tardif de Joselu contre le Bayern, synonyme de qualification pour la finale de la Ligue des champions 2024, Antonio Rüdiger récupère une chaise blanche auprès d’un photographe et fanfaronne avec David Alaba devant les supporters du Bernabéu. Blessé au genou et privé de terrain, l’Autrichien la brandit au-dessus de sa tête comme il l’avait déjà fait deux ans plus tôt, après avoir dégagé le PSG en huitièmes de C1. Un hommage imaginé par le colosse allemand pour rappeler qu’une chaise en plastique peut finir par posséder un plus beau palmarès européen que certains clubs.