- Ligue 1
- J3
- OM-Paris FC (2-3)
Le Paris FC, une équipe qu'on a envie d'aimer

Une semaine après sa démonstration contre Nice, le Paris FC a de nouveau régalé sur la pelouse du Vélodrome, et pas que ses propres supporters. La bande de Liam Rosénior peut-elle devenir l'une des chouchous de cette Ligue 1 ?
Qu’il semble loin, le temps où le Paris FC venait en prendre cinq dans ce même Vélodrome. C’était il y a un an à peine, au lancement de l’aventure francilienne en Ligue 1, et c’est peu dire que la soirée n’avait pas ressemblé à ce dimanche soir. « J’avais dit à certains joueurs que l’année dernière ça s’était mal fini, on avait pris 5-2, se remémorait Maxime Lopez auprès de Ligue 1+ après un succès qui lui tenait particulièrement à cœur. Je leur ai demandé cette petite faveur. Je n’ai rien contre l’OM, c’est un club que j’aime, mais c’est particulier pour moi de venir jouer ici donc je suis très heureux. » Il faut dire aussi que depuis ce 23 août 2025, le Paris FC a bien grandi. Et si de son côté, l’OM a clairement rapetissé, l’inversion du rapport de force a frappé aux yeux.
Depuis, Lassine Sinayoko – auteur de son premier triplé chez les pros – a rejoint le sud de la capitale, accompagné notamment de Pablo Pagis. Deux petits chouchous de l’Hexagone, venus rejoindre notamment le flamboyant Ilan Kebbal au sein d’un secteur offensif qui sent bon les coups de magie et les envolées. Déséquilibrée vers l’avant (comme on l’a clairement vu sur la pelouse du Vélodrome), l’escouade désormais dirigée par Liam Rosenior est particulièrement séduisante. « On essaie de jouer davantage, on prend plus de risques », se félicitait à son tour Pierre Lees-Melou qui aurait voulu voir ses attaquants faire preuve d’encore plus d’efficacité sur ce début de campagne. Un capitaine qui, dans le même temps, refuse de fixer des objectifs ambitieux, clamant seulement vouloir « faire mieux » que la onzième place de la saison passée.
Parce que c’est leur projet
Il faut dire que derrière le discours servi depuis le premier jour d’un projet voué à avancer pas à pas, le nouveau riche ne peut plus trop se cacher. Surtout après un mercato qui l’a vu dépenser près de 80 millions d’euros, troisième plus haut total au sein d’un championnat qui a clairement fait le choix de la diète. Un projet ambitieux mais capable dans le même temps de séduire le plus grand nombre, c’est donc possible ? « On pense qu’on peut réussir quelque chose sur le long terme, en construisant. Mais à court terme, on doit continuer à travailler dur, à rester humbles et à ne penser qu’au prochain match », s’est pour sa part appliqué à calmer Rosenior devant les journalistes.
Une entrée en matière timide à Troyes, une claque infligée à Nice et donc un succès de prestige sur la Canebière, le tout couronné d’une deuxième place aussi encourageante que guère signifiante : le bilan est presque parfait. Mais ne comptez pas sur qui que ce soit pour s’emballer ou parier qu’il finira la saison à telle, ou telle position. Une volonté de construction sur le long terme qui s’illustre également par les flashs de jeunes talents comme Luca Koleosho (qu’aurait-on écrit si sa talonnade pleine de culot avait trouvé le cadre de Jeffrey De Lange ?), Rudy Matondo ou encore Patrick Zabi, dont les Aiglons font encore des cauchemars.
Le regard tourné vers l’avenir mais un pied bien ancré dans le présent, ainsi va la vie de ce nouveau Paris FC. Ce qui tombe plutôt bien, puisque le fameux « prochain match » n’est autre que la réception de l’Olympique lyonnais à Jean Bouin. Un affrontement voué à devenir un futur choc de notre Ligue 1 ? Pour ceux qui voudraient un élément pour mesurer le chemin parcouru, les deux équipes s’étaient quittées sur un 3-3 complètement fou en octobre dernier.
Sinayoko chambre l’OM après son tripléPar Tom Binet



















































