Un cadeau de Fernando Muslera à Álex Baena, une Uruguay en perdition et beaucoup d'ennui : l'Espagne est venue à bout de la Celeste du côté de Guadalajara (0-1). La Roja défiera l'Autriche ou l'Algérie en seizièmes, quand la bande de Marcelo Bielsa peut faire ses bagages.
Uruguay 0-1 Espagne
But : Baena (42e)
Expulsion : Canobbio (90e+4) pour la Celeste
Ce n’est pas le premier match qui nous viendra à l’esprit au moment de se remémorer cette Coupe du monde 2026. Au bout de l’ennui, l’Espagne est venue à bout d’une très triste équipe d’Uruguay, qui sort donc dès la phase de poules pour la deuxième fois consécutive (0-1). La Roja, pour sa part, a rendez-vous avec l’Autriche ou l’Algérie en seizièmes de finale. En espérant que d’ici là, l’envie lui prenne de proposer un peu plus de spectacle.
Muslera, c’est cadeau
Du côté de Guadalajara, Lamine Yamal et ses potes n’ont pas eu besoin de forcer leur talent, loin de là. Pendant de longues minutes, ils ont même accumulé les pertes de balle et les erreurs techniques, mais sans conséquences face Darwin Núñez et consorts, totalement insipides. Et puis, le match est tombé tout cru entre les mains d’Espagnols qui devaient bien se demander ce qu’ils avaient fait pour mériter ça. Sur un frappe en pivot, Álex Baena voit Fernando Muslera se trouer complètement et laisser filer le ballon au fond du but (0-1, 42e). Antoine Griezmann appréciera.
Quelques heures après un début de révolte dans les rangs uruguayens, Marcelo Bielsa décide alors de sortir son vétéran dès le retour des vestiaires. Un changement de gardien comme une tentative d’éléctrochoc… dans le vide. Federico Valverde et toute l’équipe restent totalement apathiques, incapables de faire passer le moindre frisson sur le but d’un Unai Simón pourtant loin de l’assurance tous risques. En face, l’Espagne sent bien qu’elle peut s’endormir sur ses deux oreilles, tout juste sortie de sa torpeur par l’entrée de Dani Olmo ou Ferran Torres, qui aura frappé la barre dans les derniers instants après un bel enchaînement à l’entrée de la surface.
Après n’avoir jamais donné l’impression d’y croire, la Celeste pète les plombs dans les dernières minutes… jusqu’à cet énième tacle inconsidéré d’Agustín Canobbio sur Pau Cubarsí qui lui vaut de rejoindre prématurément les vestiaires, très énervé. Le dernier symbole d’une équipe à côté de ses pompes. Les champions d’Europe, eux, n’en ont cure. Ils sont les seuls à avoir pu gagner des matchs dans cette drôle de poule, et attendent désormais de savoir qui de l’Autriche ou de l’Algérie terminera deuxième derrière l’Argentine pour connaître leur futur adversaire. Avec déjà le regard fixé au loin.
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