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Loïs Openda, tout beau, tout neuf

Nouveau pari de l’OL toujours en cure d'austérité, Loïs Openda a tout de la bonne pioche pour devenir l’avant-centre que le club attend depuis de longs mois. Son association avec Malick Fofana et Ernest Nuamah a déjà fait des étincelles et pourrait rendre dingue la défense vieillissante de Fenerbahçe.
Depuis le départ d’Alexandre Lacazette, en mai 2025, le vide se fait sacrément ressentir à la pointe de l’attaque lyonnaise. L’adage veut que la nature en ait horreur, alors l’OL a désespérément cherché un 9. Les options ont été si nombreuses que l’exil du général semble avoir commencé depuis bien plus d’un an : Georges Mikautadze n’a pas eu le temps de se montrer, sacrifié sur l’autel des finances, Endrick a charmé autant qu’exaspéré en six mois avant de repartir au Real, Pavel Šulc a donné bien plus qu’attendu dans un style peu académique et Rémi Himbert s’est blessé peu après son éclosion. Pour retrouver la Ligue des champions, les Rhodaniens avaient donc besoin d’un avant-centre fiable, sur la durée, capable de peser sur les défenses et de planter des buts importants. Ça tombe bien, Loïs Openda a la gueule de l’emploi.
À la relance
Arrivé sous la forme d’un prêt sans option d’achat, le Belge de 26 ans est pourtant dans une impasse. Après un début de carrière crescendo, il s’est pris un mur à la Juventus, en témoignent ses deux petits buts en 34 matchs au point de voir le Mondial 2026 sur son canapé. « C’est l’une de mes erreurs, avait plaidé Luciano Spalletti, entraîneur de la Vieille dame. Je dois faire des choix. Je les fais en essayant de tout prendre en compte, mais je perds forcément quelque chose. Lui, il s’investit beaucoup. Ce garçon est incroyable du point de vue de la disponibilité, du professionnalisme, de l’envie de se mettre à disposition, même pour deux minutes de jeu. » Avant de débarquer en Italie, Openda avait également rongé son frein à Leipzig après des débuts pourtant réussis.

Ces deux dernières saisons pourraient être oubliées avec une relance du côté de l’OL. L’Hexagone lui réussit bien puisque le Diable rouge avait éclaboussé la Ligue 1 de son talent lors de la saison 2022-2023 (21 buts et 4 passes toutes compétitions confondues) sous le maillot du RC Lens. Arrivé avec le poids du plus gros transfert artésien, il avait planté son mètre 77 et ses gros mollets dans les surfaces françaises, s’en faisant rarement déloger. Petit à petit, il était même descendu pour montrer qu’il était plus qu’un renard. « Maintenant, je peux redescendre pour participer au jeu, évoluer sur un côté, tourner autour d’un deuxième attaquant. Je suis devenu polyvalent », avait-il confié à L’Équipe, en 2022.
Déjà à son avantage
Aujourd’hui, Loïs Openda peut justement apporter quelque chose que l’OL attend impatiemment : de la constance. Pour ses deux premiers matchs, au troisième tour préliminaire de Ligue des champions face au Sparta Prague, il a rendu deux copies plutôt bonnes, sans but, mais avec beaucoup de mouvements, une disponibilité de tous les instants et un carton rouge provoqué lors de la manche retour. Une petite frayeur après une supposée blessure – il s’agissait finalement de crampes – et une ovation devant chaque virage du Groupama Stadium et voilà le nouvel arrivant déjà adopté.
Avoir les caractéristiques de Loïs avec nous est primordial. C’est un avant-centre qui multiplie les appels en profondeur, très rapide. L’équipe doit commencer à plus considérer ses mouvements.
Face à Fenerbahçe, une adversité nettement supérieure, une réalisation de sa part serait bienvenue. Son profil pourrait être un poison au cœur d’une défense turque particulièrement lente. La semaine dernière, le Sparta a justement souffert face aux nombreuses incursions lyonnaises, menées par le trident Malick Fofana-Loïs Openda-Ernest Nuamah et suppléé par Corentin Tolisso. Les deux ailiers fraîchement revenus de blessure ont rapidement trouvé leur nouvel avant-centre, point de fixation idéal pour exploiter leur vitesse. « Ce sont trois joueurs avec de réelles qualités individuelles. Ils prennent des initiatives et peuvent faire la différence à tout moment. Loïs a fait un bon match à l’aller pendant 90 minutes, il a mis de l’intensité, confirmait Paulo Fonseca avant le retour. Avoir les caractéristiques de Loïs avec nous est primordial. Cette semaine, l’équipe a travaillé dans ce sens, afin de tirer avantage de son profil. C’est un avant-centre qui multiplie les appels en profondeur, très rapide. L’équipe doit commencer à plus considérer ses mouvements. » Milan Škriniar et Nathan Aké peuvent commencer à trembler et à regarder dans leur dos.
Le point sur le groupe et les absents avant Fenerbahçe-OLPar Enzo Leanni






















































