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La justice écarte le motif raciste de l'agression de Meriem Bouchedda et son compagnon après OL-Le Havre

Les récits accablants n’ont apparemment rien changé. Un petit mois après l’agression de l’élue de Rillieux-la-Pape Meriem Bouchedda et de son compagnon, après OL-Le Havre, quatre hommes avaient été mis en garde à vue et deux d’entre eux seront jugés en février prochain. Mais dans le dossier un choix de la justice interroge, à en croire les révélations de Mediapart ce jeudi : le parquet de Lyon a décidé de ne pas retenir la circonstance aggravante du racisme, malgré le témoignage des deux victimes qui avance le contraire.
« Mme Bouchedda et M. [X] ne peuvent que s’étonner qu’une enquête respectueuse des obligations susmentionnées ait pu, en un laps de temps si réduit, écarter définitivement le mobile raciste de l’agression subie », se sont indignés leurs deux avocats, quand ceux de la défense ont mentionné que leurs clients auraient ressenti « avec un certain sentiment d’injustice la médiatisation de cette affaire de prétendu lynchage raciste » et demandent des excuses d’avoir été selon eux accusés à tort.
« Sales bougnoules »
Pour autant, dans sa plainte (relayée par Mediapart), Meriem Bouchedda en disait un peu plus sur les détails de l’agression, au bout de laquelle elle est ressortie avec un poignet cassé et durant laquelle son compagnon a longuement été étranglé. Ils ont d’abord entendu les insultes « Sales bougnoules » avant qu’« [Ilam] leur a demandé à qui ils parlaient. Un des hommes du groupe a alors répondu : “Je parle à mon pote”, tandis qu’un autre a crié : “Non, je parle à toi !” [Ilam] lui demande alors pourquoi il dit ça, l’homme saisit l’occasion pour venir au contact, il l’a immédiatement saisi par le cou et jeté au sol », a-t-elle décrit.
Le message ne semble pas encore être passé…
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