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Ces Argentins qui ont plus à gagner que Lionel Messi

Eh non, il n’y a pas que Lionel Messi dans la vie ! Bien d’autres Argentins ont un gros coup à jouer pendant cette Coupe du monde. Le spectacle commence dans la nuit de mardi à mercredi, face à l’Algérie (3h, heure française).
→ Nico Paz
En galère au Real Madrid, révélé à Côme, Nico Paz sort d’une saison de zinzin en Serie A avec à la clé une qualification en Ligue des champions. Sous les ordres de Cesc Fàbregas, le blondinet monte en puissance jusqu’à convaincre Lionel Scaloni de l’embarquer en Amérique du Nord pour défendre le titre de champion du monde de l’Argentine. Considéré comme un véritable espoir de l’Albiceleste au milieu de terrain, le bonhomme longiligne peut aussi dépanner sur l’aile. Le gamin de 21 ans a bien plus à gagner que Leo Messi : avoir tout à prouver sur la scène mondiale pour laisser son pays au sommet est une quête bien plus haletante qu’une deuxième Coupe du monde.
→ Julián Álvarez
Le Real Madrid et le Barça se l’arrachent, Tom Holland l’a même désigné pour le prochain casting de Spider-Man : ce n’est un secret pour personne, Julián Álvarez est l’Argentin le plus désiré de la planète. Buteur à 10 reprises en Ligue des champions cette saison, le renard des surfaces de l’Atlético de Madrid porte désormais l’animation offensive de l’Argentine sur ses épaules, soit le défi de reléguer l’octuple Ballon d’or au second plan. Rien que ça.

→ Valentín Barco
Plus jeune joueur argentin présent pour cette Coupe du monde, le rouquin préféré des Alsaciens (devant Ed Sheeran et Rupert Grint, pour sûr) est du genre téméraire. Après s’être imposé au RC Strasbourg, le gaucher a tout pour faire de même avec les champions du monde en titre. L’enjeu ? Déjà, séduire un club de prestige où trimballer sa tignasse et ses tatouages, challenge que Lionel Messi ne relève plus depuis des lustres. Mais surtout, prouver que señor Scaloni a bien fait de le rappeler cette année après des débuts prometteurs en 2024 et montrer qu’il peut autant assurer comme latéral que comme milieu axial.
→ Joaquín Panichelli
« Un seul être vous manque est tout est dépeuplé », écrivait ce bon romantique de Lamartine. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit à l’entraînement avec sa sélection en avril dernier, Joaquín Panichelli a paradoxalement tout à gagner pendant cette compétition. Eh oui, parce qu’en cas de flop de la bande de Messi, on comprendra doublement les larmes de Scaloni au moment d’évoquer la terrible blessure de son petit protégé. Devenu indispensable au RC Strasbourg avec ses 16 pions en Ligue 1, le gaillard d’1,90 mètre a laissé un trou béant au niveau de l’attaque alsacienne, les hommes de Gary O’Neil peinant à enchaîner. Oui, le natif de Córdoba a encore tout à démontrer avec l’Albiceleste, mais nul doute que ce cher Joaquín sera en pole position pour booster l’attaque argentine si son absence se fait sentir malgré la présence du lutin de Rosario.
→ Javier Milei
Le président argentin a plongé son pays dans une crise économique inédite et doit repasser en opération séduction dans l’optique des élections de 2027. Plus clivant que jamais, l’homme à la tronçonneuse compte sur la « réussite » de l’organisation de cette Coupe du monde façon POTUS pour indiquer la marche à suivre afin de rayonner sur la scène internationale. De quoi se rapprocher de Gianni Infantino pour obtenir l’attribution d’un prochain Mondial ? Le football étant considéré comme une religion en Argentine, un tel évènement pourrait peut-être permettre au dirigeant d’extrême droite de se rabibocher avec une partie du peuple qui le déteste (ou au moins de leur faire oublier ses idées). Politique, tactique, clinique… Le pouvoir semble valoir toute la gloire du messie de 38 balais.
Nicolás Otamendi cire les pompes de Lionel MessiPar Suzanne Wanègue





















































