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Lille est passé par Carlo Ancelotti pour trouver le numéro de son nouvel entraîneur

Au nom du père, mais pas que. Sur les seize clubs présents en Ligue 1 la saison dernière, douze ont changé d’entraîneurs cet été, un record. Dans cette grande valse, certains arrivent avec quelques attentes, comme Davide Ancelotti, intronisé sur le banc lillois après le départ de Bruno Genesio. Arrivé dans la foulée de l’élimination du Brésil en quarts de finale de la Coupe du monde (la « plus grande déception » de sa carrière) où il était adjoint du paternel, le Brésilien de 37 ans débute sa deuxième pige d’entraîneur principal, après Botafogo.
Un football « offensif organisé »
Il a appris que Lille était intéressé par son profil grâce à… son père. « Il m’a appelé un jour à deux heures du matin, car Olivier [Létang, président du Losc] lui avait demandé mon numéro. Il m’a dit qu’une équipe s’intéressait à moi. Je lui ai dit : « Ne dis pas qui, dis-moi seulement si je dois y aller ou pas », et il m’a répondu : « Bien sûr. » », raconte-t-il dans un bel entretien à L’Équipe. S’il raconte notamment que son nom « n’est pas un poids », il lâche aussi un petit indice sur l’avenir de son papa : « Je ne pense pas qu’il va entraîner des clubs après le Brésil. Je ne sais pas, mais je pense qu’ensuite il va arrêter. »
Quant au projet de jeu du Losc, qualifié pour la Ligue des champions cette saison, Davide prône un football « offensif organisé », « une équipe qui sait s’adapter à l’adversaire aussi », mais aussi un « football dynamique, avec de l’énergie, attaquer les espaces, en misant sur des joueurs techniques au milieu de terrain ». Et sur les ambitions, Davide est clair : « En tant qu’adjoint, j’ai toujours travaillé dans des endroits où c’était une tragédie de ne pas gagner, donc je connais. »
Lille en finale de Ligue des champions, donc.
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