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La méthode de Guillaume Hoarau pour améliorer son éloquence au micro de Ligue 1+

Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Présent sur le plateau de Ligue 1+ parmi la team de consultants chargés de commenter le championnat de France, Guillaume Hoarau apprend encore son nouveau métier. Car oui, contrairement aux apparences, il ne suffit pas d’avoir été un bon joueur pour faire un bon consultant. Le Réunionnais en a bien conscience, comme il a confié à L’Equipe ce samedi : « J’ai vu des mecs comme Habib Beye, Samir Nasri, Christophe Jallet. Ils étaient vraiment bons, je me suis mis la pression. C’est à toi de te donner les moyens pour conforter ta crédibilité. »
Des classiques au programme
Pour ce faire, Hoarau a décidé d’aller faire un tour… à la librairie : « J’ai acheté des livres de Platon, Socrate, Aristote, Montaigne, Spinoza, Balzac, Rousseau. Je me suis fait mes lectures à voix haute le matin. Par exemple je lis Victor Hugo pour travailler la diction, l’éloquence », décrit celui qui savait déjà utiliser sa voix pour chanter à la gloire du Paris Saint-Germain ou accompagner des reggaemans alémaniques lors de son passage aux Young Boys Berne. « J’aime chanter, j’adore Francis Cabrel ou Georges Brassens, alors j’ai essayé d’interpréter en chantant. Mais j’ai aussi essayé de vivre les paroles, de comprendre », complète l’intéressé.
La méthode de l’ancien buteur ? « Lire cinq-dix minutes à voix haute, ça me suffit », avant de passer à la pratique en plaçant une citation tirée de ses lectures en plateau. Un exemple ? « Dans un débrief, on parlait de Marseille, du PSG, et je balance : « Oui mais pour connaître les hommes, il faut les voir agir. » (Jean-Jacques Rousseau, Emile) J’étais fier. Je me suis dit : « ça y est, ça me vient naturellement ! » Certains ont pu se dire : « Il se prend pour un philosophe, il se la raconte. » Je m’en fous. Ce n’est pas la passer pour la passer. Ce bagage m’a donné la confiance de me dire que je sais ce que je fais. »
S’il pouvait en profiter pour venir donner des cours de confiance à l’AJ Auxerre…
« L’argent ne suffit pas à gérer un mercato »JD






















































