- France
- Arbitrage
Les nouvelles orientations de l’arbitrage français pour la saison 2026-2027

La rentrée des classes, ça marche aussi pour les arbitres. Ce mercredi matin, Antony Gautier (directeur de l’arbitrage), Benoît Bastien (directeur technique de l’arbitrage adjoint) et Romain Delpech (responsable de la VAR) ont présenté à la presse les nouvelles orientations de l’arbitrage français pour la saison 2026-2027.
Au siège de la FFF à Paris, les trois habitués du sifflet ont effectué la même présentation que celle faite à 15 des 18 clubs de Ligue 1 ayant accepté une rencontre pendant l’été (14/18 en Ligue 2 et 10/12 en Première Ligue) en s’attardant sur les règles introduites à la dernière Coupe du monde et en s’appuyant sur des exemples concrets du début de saison ou du dernier exercice.
Diminuer les arrêts de jeu
Alors, que retenir ? Il est toujours question d’accélérer le jeu et de diminuer le temps des interruptions provoquées par les consultations de la VAR. Les trois hommes ont ainsi détaillé les nouvelles règles très strictes sur les dégagements des gardiens (5 secondes pour les renvois des six mètres une fois le ballon posé, 8 secondes avec le ballon dans la main, sinon corner), les 10 secondes pour quitter le terrain lors d’un changement (le joueur sera prié de rester une minute dehors, au minimum, s’il traîne des pieds) et l’obligation de quitter le terrain pour au moins 60 secondes pour un joueur blessé ayant interrompu le jeu (sauf exceptions).

Le patron de l’arbitrage français s’est par ailleurs vanté d’un championnat où le temps effectif serait le plus élevé parmi les rivaux européens, selon une récente étude du CIES, avec un temps de jeu estimé à 56 minutes et 56 secondes en moyenne lors de la cuvée 2025-2026, devant la Bundesliga, la Serie A, la Liga ou la Premier League.
La règle Prestianni n’a pas été retenue par l’UEFA
Parmi les cas récents, celui de la main sur la bouche n’a pas été retenu par l’UEFA et donc par l’instance française. « Se masquer la bouche par la main n’est pas susceptible d’être sanctionné directement, sauf si l’arbitre perçoit des propos grossiers ou insultants, a expliqué Antony Gautier. L’arbitre aura la liberté d’agir avec discernement pour sanctionner ou non d’un carton ce comportement. »
Par ailleurs, le patron de l’arbitrage français a répondu sur la situation d’Abdelatif Kherradji, condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales en août et présent parmi les arbitres français pour la saison à venir : « C’est une affaire privée mais dont la Fédération a voulu à son niveau se saisir, car elle sera instruite par la commission de discipline de la FFF. Je reste au niveau des prérogatives de directeur de l’arbitrage, il faut attendre les conclusions de la commission de discipline pour pouvoir gérer ce cas-là dans les effectifs de la saison 2026-2027. »
Concernant les chants et comportements à caractère discriminatoire et haineux, la DTA a donné la consigne d’agir avec fermeté et de décider une interruption de match en cas de chants homophobes ou insultants provenant des tribunes, quels que soient les stades ou les rencontres, certains reprochant parfois que cette règle ne soit appliquée que lors des grandes affiches ou au Parc des Princes.
Et ne surtout pas faire de pub à une société de livraisons bien connue.
Les dix aberrations de l’été sur le marché des transfertsCG, à Paris
























































