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Top 50 : les joueurs les plus cheatés de l’histoire de FIFA (30 à 21)

Par Arthur Chanteclair, Thomas Morlec et Mathieu Plasse
8' 8 minutes
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Top 50 : les joueurs les plus cheatés de l’histoire de FIFA (30 à 21)

Oubliez les légendes du ballon rond comme Ronaldo le Brésilien, Johan Cruyff ou encore Zinédine Zidane. Avant la sortie du nouvel opus de la franchise EA (le 25 septembre), on vous parle des 50 joueurs les plus cheatés et marquants de l’histoire du jeu vidéo FIFA, responsables de la destruction de plusieurs manettes.

⇐ Retrouvez les joueurs classés de 40 à 31 ici

30/ Emmanuel Mayuka (FUT 13)

En plus du roc défensif Stoppila Sunzu, Hervé Renard amenait aussi un certain Emmanuel Mayuka dans ses valises pour le stade Bonal. Un attaquant supersonique muet à Southampton, malgré une CAN 2012 mythique pour les Chipolopolos. EA le fera passer à la postérité dès le jeu suivant. Encore une carte argent qui laissera des terreurs nocturnes avec son 90 de vitesse et un 75 d’effet, suffisant pour envoyer le ballon où il veut. Une autre manière de jouer au jeu était possible, quand il fallait construire et défendre dur. Cette petite attention ne relancera pas sa confiance, que ce soit en Angleterre, à Sochaux ou à Metz. Il lui faudra même traverser un long passage à vide, meurtri par les blessures et les addictions qui le faisaient traîner dans les rues de Lusaka. MP

29/ Marlos (FUT 11, FUT 22)

Si on pense tout de suite à Fernandinho, Douglas Costa, Luiz Adriano ou encore Willian pour les Brésiliens passés par le Shakhtar Donetsk, les vieux joueurs de FUT, eux, risquent de vous citer Marlos. Arrivé en Ukraine après cinq années en pro, l’attaquant débute au Metalist Kharkiv avant de découvrir la Ligue des champions aux côtés de Mircea Lucescu. Après cinq ans en Europe de l’Est, l’ailier est naturalisé ukrainien et se voit appelé en sélection par Andriy Chevtchenko, faisant de lui le deuxième joueur né au Brésil à porter le maillot de l’Ukraine, juste après Edmar.

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Un tel spécimen ne pouvait pas échapper à EA qui lui attribuera 27 cartes en tout, dont un TOTY (Team of The Year, NDLR) à 93 de général. Nommé trois fois consécutivement meilleur joueur ukrainien de l’année de 2016 à 2018, Marlos était surtout apprécié pour ses cinq étoiles de gestes techniques, sa patte gauche et son agilité incroyable. S’il a terminé sa carrière en 2024 à l’Athletico Paranaense, le Brésilo-Ukrainien a continué d’être proche de son ancien club en lançant notamment un projet social avec le Shakhtar Donetsk en Amérique du Sud pour aider les enfants défavorisés grâce au football. Chapeau l’artiste. TM

28/ Les joueurs écossais (FIFA 08)

Vingt ans en arrière, le football de Glasgow semblait plus relevé qu’aujourd’hui. Le Celtic passait même à côté d’un exploit, sortant de la Ligue des champions en prolongation face au grand Milan de Kaká. Alors, les joueurs de Premiership ont eu un petit boost pour le premier opus de la 7e génération. Shunsuke Nakamura ou Jan Vennegoor of Hesselink qui se voient dotés d’une note de 85, passe encore. Mais des cadres plus bourrus comme Scott Brown du côté des Bhoys ou Kris Boyd du côté des Rangers ? Petite enflammade. La plus belle de toutes sera pour le jeune Steven Naismith, auteur de quinze buts avec Kilmarnock, se voyant mieux noté que Van Nistelrooy ou Pauleta. Tous feront une belle carrière dans la Dear Green Place, mais loin de ce que pouvaient espérer les développeurs. MP

27/ Cristiano (Kashiwa Reysol, FIFA 18)

Non, on ne va pas parler du quintuple Ballon d’or, mais du milieu offensif brésilien Cristiano da Silva. Si sa carrière est moins reluisante, elle reste bien plus atypique. Après avoir fait ses armes à domicile, celui qui tire mieux les coups francs que son homonyme quitte le nid à 25 piges pour réaliser le doublé en Autriche avec le Red Bull Salzbourg. Mais sa popularité dans le jeu explose surtout lorsqu’il évolue au Japon. D’abord passé en troisième puis en deuxième division, Cristiano atteint enfin la J.League sous les couleurs du Kashiwa Reysol, avec qui le Brésilien claquera près de 100 buts. Une efficacité traduite sur sa carte argent de 2018, rapidement considérée comme l’une des meilleures de l’histoire du jeu. 90 de vitesse, 80 de puissance de tir, 75 en tirs lointains mais surtout 91 de force, sans parler de ses quatre étoiles de mauvais pied. Peut-être la dernière carte argent à avoir fait trembler le jeu. Cette même saison, Cristiano grattera même une « carte spéciale Défi création d’équipe » à 83 de général. Après avoir fait rêver les gamers, le globe-trotter continuera son périple nippon au V-Varen Nagasaki avant de rentrer au pays, où il évoluait la saison dernière encore en Serie B, à 39 ans. Un vadrouilleur attachant, finalement. TM

26/ Marvell Wynne (FIFA 12)

Un mec avec la vitesse de Flash qui s’appelle Marvell, quelle ironie. Natif de Pittsburgh puisque son père servait comme batteur des Pirates, on a affaire à un grand athlète. Un gars qui aurait pu percer dans l’athlétisme avec ses 100 mètres en 10,39 secondes, mais qui aimait bien le soccer à une époque où la MLS n’était pas encore prise au sérieux. Une carrière honorable dans le Colorado, doublée de cartes sur Ultimate Team affublées d’un 96 en vitesse, un chiffre dingue qui le poursuivra jusqu’à la fin de sa carrière à San José. Un défenseur central avec qui on pouvait faire tout le terrain : Chancel Mbemba n’a rien inventé. MP

25/ Han Kwang-song (FIFA 18)

Une histoire tout droit sortie d’un film. En 2017, il devient le premier joueur nord-coréen à marquer en Serie A, sous le maillot de Cagliari. La dictature infinie asiatique tient alors une gemme. L’enfant de Pyongyang tape dans l’œil de la Juventus, qui l’achète avant de le revendre directement au Qatar. Peu après, l’ONU contraint Al-Duhail de s’en séparer : une mesure visant à bloquer les revenus des travailleurs nord-coréens à l’étranger est mise en place. Le voilà porté disparu, sauf si vous avez le courage de regarder les matchs internationaux du Chollima. Peut-être les amateurs du mode carrière sur FIFA 18, avec un brin de nostalgie. À 18 ans, le buteur débutait avec 67 de général et surtout cinq étoiles de mauvais pied. Son potentiel de 86 de note et son prix plus qu’accessible donnaient envie de se pencher sur lui. À quand le championnat nord-coréen sur le jeu ? AC

24/ Romain Alessandrini (FUT 18)

Après un passage sans relief à l’Olympique de Marseille, où il a quand même évolué latéral sous Rudi Garcia, Romain Alessandrini s’est refait une beauté en MLS sous les couleurs du Los Angeles Galaxy en claquant 24 buts et 23 passes dé en 63 rencontres. Des performances qui vont faire de lui un des joueurs les plus « meta  » (qui rend le joueur très efficace à un moment donné, NDLR) du jeu grâce à une première puis une deuxième carte spéciale. Au firmament de FIFA, plusieurs streamers dont le mythique Bruce Grannec s’en emparent et font passer le natif de la cité phocéenne pour la Pulga grâce à une vitesse, une agilité et un pied gauche dévastateurs. Malgré son départ en Chine, pour défendre les couleurs de Qingdao puis de Shenzhen, EA garde le supersub idéal dans son collimateur et pète les plombs en lui faisant une carte à 94 (oui, oui) alors qu’au départ, Alessandrini n’était même pas or rare et ne dépassait pas les 77 de général. À jamais le chouchou. TM

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23/ Sotiris Ninis (FIFA 09-11)

Si la Grèce a passé les dix dernières années sans grande compétition, c’est aussi parce que son « Messi » n’a jamais trouvé la lumière. Un lutin magique qui formait un duo exceptionnel avec Djibril Cissé au Panathinaïkos alors qu’il n’avait pas 20 ans. Provenant d’une famille modeste d’Athènes, le gamin lâchait tout sur le terrain, à coups de roulettes, de passes de l’épaule ou de buts par un lob de la tête. Il préférait la beauté du geste, mais n’a pas manqué d’humilier la Roma à lui tout seul, un soir de février 2010. Forcément, le prodige était une occasion en or dans le mode carrière, grimpant même jusqu’à 90 de potentiel sur FIFA 11. Tout le monde était convaincu de son destin, tout un pays comptait sur lui. Mais c’était trop. Le petit doit faire avec les antidouleurs dès l’âge de 16 ans, le poste de numéro 10 en voie de disparition sur le terrain et un transfert à Parme pour rien. Un retour manqué au Panathinaïkos et des histoires d’agent qui le privent du terrain à Charleroi finiront de le tuer. Dès 26 ans, il était devenu un paria écumant Israël et les provinces grecques. En souhaitant un meilleur avenir à Karétsas et Konstantélias. MP

22/ Lulinha (FIFA 08)

Dans la lignée des pépites brésiliennes avec Pato ou Kerlon, Lulinha se classait très haut. Au point d’être dans les cinq plus gros potentiels de la cuvée 2008. Lui n’avait pas de références dans le monde pro, mais ses 300 buts avec les jeunes du Corinthians laissaient rêveurs. Si vous ne savez pas comment le petit Lula (rien à voir avec le fils du président brésilien) jouait, voilà la manière dont il se définissait : « Mon style est un mélange de Kaká et de Ronaldinho Gaúcho. J’ai une vitesse d’exécution similaire à celle de Kaká et je suis aussi habile que Ronaldinho avec un ballon. » Une phrase qui lui collera à la peau, avouera-t-il bien plus tard. La relégation du Timão en 2007 jettera un froid pour le club de São Paulo, qui le mettra au placard malgré un bon prêt à Bahia. L’occasion de faire un joli tour du monde de Chypre jusqu’en Indonésie, comme tant de joueurs brésiliens. MP

21/ Ryan Kent (FUT 20)

Au vu de sa cote de popularité, il aurait peut-être mérité d’être plus haut. Mais il y a du beau monde devant. Néanmoins, sa carte Road to the Final sur FUT 20 a acquis un statut de culte. Grâce à son extrême agilité, un mauvais pied à cinq étoiles et une accélération fulgurante qui surpassait largement sa note de… 99. Oui, il galopait vraiment. Généralement, les joueurs palliaient son léger problème à la finition en lui appliquant le style « Sniper » qui lui permettait de dribbler aussi bien que Neymar. Comme il ne jouait qu’aux Rangers à l’époque, l’Anglais était souvent utilisé en tant que supersub. Mais un remplaçant capable de renverser une défense fatiguée. Jusqu’à carrément devenir un mème. Même s’il pointe à Pôle Emploi après des échecs au Fenerbahçe et à Seattle, cela montre à quel point il a traumatisé une génération. AC

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