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Le Ballon d’or, c’est Luis Enrique

La cérémonie du Ballon d’or ne se tiendra exceptionnellement pas à Paris, mais le trophée devrait bien rester dans la capitale française. Ousmane Dembélé pour le doublé ? Khvicha Kvaratskhelia pour son impact en Ligue des champions ? Nuno Mendes pour récompenser un défenseur ? Non, le meilleur Parisien est bien Luis Enrique et il est temps de lui donner la reconnaissance qu’il mérite.
Qui a dit que José Mourinho était incapable de se réinventer ? Quand il s’agit de sortir du cadre et de faire le show, le Portugais prouve qu’il est toujours le seul et unique Special One. Interrogé sur le Ballon d’or à venir, le Mou a lancé une idée loin d’être mauvaise : « Si on veut récompenser la Ligue des champions, alors donnons-le à Luis Enrique. Pour la sélection espagnole, donnons-le à Monsieur de la Fuente. » En plus de s’enlever de l’équation du meilleur entraîneur en activité, ce qui n’était pas gagné, le coach du Real Madrid met en lumière ce qui est observé depuis de longs mois : la meilleure individualité du Paris Saint-Germain est bel et bien sur son banc.
Déjà au panthéon des coachs
Depuis son arrivée dans la capitale française, l’Asturien s’est évertué à couper toutes les têtes qui dépassaient pour créer le collectif le plus homogène possible. « C’est un défi passionnant de montrer que le football est un sport collectif, clamait-il après la perte de Kylian Mbappé à l’été 2024. Mon avis, c’est qu’on peut y arriver. C’est mon objectif. Si quelqu’un marque 40 buts, on ne lui fermera certainement pas les portes, mais si je m’appuie sur mon expérience, il vaut mieux avoir quatre joueurs qui marquent 12 buts. Ça fera 48 buts et c’est mieux que 40. » Ses troupes lui ont donné raison, car dix joueurs différents ont marqué en phase finale de la Ligue des champions 2025 et neuf l’année suivante. Même avec son nouveau statut de Ballon d’or, Ousmane Dembélé n’a pas dévié de cette ligne de conduite, tout comme Khvicha Kvaratskhelia, João Neves ou Nuno Mendes, tous considérés comme les meilleurs du monde à leur poste et fondus dans la masse à chaque fois que le PSG monte en régime.

En plus de démontrer sa force de conviction et son impact sur le groupe, moins clinquant que lors des ères Ibrahimović et Neymar-Mbappé, ces deux sacres consécutifs sur la scène européenne le placent un peu plus au panthéon des entraîneurs du XXIe siècle. « Pour moi, un Ballon d’or doit être un de ces joueurs qui, lorsqu’il arrêtera sa carrière, nous manquera pour l’éternité », soulignait Mourinho, et force est de constater qu’Enrique fait partie de cette catégorie de coachs. Au terme de la finale haletante de mai dernier, il a rejoint Pep Guardiola, Zinédine Zidane et Bob Paisley dans le cercle fermé des détenteurs de trois Ligues des champions. Un argument implacable pour, maintenant, aller chercher la plus prestigieuse des récompenses individuelles.
L’Europe comme moteur
À l’aube d’une septième participation à la C1 (loin derrière la 19e de José Mourinho ou la 14e de Diego Simeone), l’Espagnol est prêt à fondre sur Carlo Ancelotti, seul au monde avec ses cinq coupes aux grandes oreilles sur sa cheminée. « Enfin ! On attendait clairement de démarrer cette compétition qu’on aime, qui nous apporte de bons souvenirs », a-t-il déclaré pour lancer sa conférence de presse avant l’entrée en lice contre le Slovan Bratislava. Après un début de saison manqué en Ligue 1, même « catastrophique » si l’on en croit le coach, la Ligue des champions pourrait justement permettre d’enclencher une nouvelle dynamique.
Enfin ! On attendait clairement de démarrer cette compétition qu’on aime, qui nous apporte de bons souvenirs.
Luis Enrique sait mieux que quiconque qu’il sera jugé entre l’hiver et le printemps. Quand la route s’élève et que les poumons brûlent, son PSG est plus fringant que jamais et croque tous ceux se trouvant sur son passage. Pendant que certains de ses concurrents brillent en première moitié de saison, l’Espagnol se réserve pour ces moments qui comptent double, lorsque la télé de tous les votants est allumée.
Enfin, le dernier critère prépondérant dans la course au Ballon d’or, et trop longtemps sous-estimé par le principal intéressé, est l’image renvoyée sur la scène médiatique. Parfois en froid avec les journalistes, en Espagne comme en France, il a pris le temps de les renifler pour désormais jouer avec eux, au point de devenir le personnage central de l’histoire du club depuis trois saisons, loin devant ses joueurs. Une manière de prendre la pression quand le PSG enchaîne les déconvenues en Ligue 1 et la lumière au moment de monter sur le toit de l’Europe. Pour son couronnement, rendez-vous en Angleterre, le 26 octobre, lieu où il a terrassé la plupart de ses adversaires.
Non-respect de la parité femmes-hommes : le PSG sanctionné en appelPar Enzo Leanni




















































