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Le bémol Brahim Díaz

Dans une spirale infernale depuis sa panenka loupée en finale de la CAN, Brahim Díaz continue sur sa mauvaise lancée depuis le début de cette Coupe du monde. Un échec dont il peine à se remettre, sur le plan technique comme dans son adaptation au style de jeu de son nouveau sélectionneur Mohamed Ouhabi.
Le 18 janvier dernier, le ciel est tombé sur la tête de l’irréductible Brahim Díaz, petit footballeur marocain qui résistait encore et toujours aux désillusions depuis le début de sa carrière. Sur la pelouse de Rabat, le Lion de l’Atlas loupait sa panenka contre le Sénégal dans une finale de CAN aussi rocambolesque que le tour de Gaule d’Astérix. Depuis ce jour noir de 2026 après JC, Díaz s’est transformé en Agecanonix : il n’est plus le même joueur, tant avec le Real Madrid en cette fin de saison qu’avec le Maroc pour le début de cette Coupe du monde.
Seulement 2 buts depuis la panenka
« Il sera difficile de m’en remettre, car cette blessure ne guérit pas facilement, mais je vais essayer. » Au lendemain de ce tournant professionnel, les mots de Brahim Díaz étaient lourds de sincérité. Comme un avant-goût de son avenir, le joueur de 26 ans se doutait que cet échec resterait dans sa tête pendant au moins plusieurs mois, si ce n’est quelques années. Ce qu’il redoutait est finalement arrivé. De retour sous les couleurs du Maroc pour ce Mondial, le numéro 10 des Lions de l’Atlas n’est pas aussi performant que par le passé. La preuve que cette reconstruction prendra encore quelque temps.
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Depuis ce loupé, le natif de Málaga n’a inscrit que deux petits pions, un en mai avec le Real Madrid contre Bilbao et l’autre avec le Maroc contre la Norvège en amical avant cette Coupe du monde. Son arrivée sur les pelouses américaines a confirmé cette méforme. Difficile à trouver dans l’entrejeu et peu inspiré, il n’est pas parvenu à régler la mire. Brahim Díaz n’est cependant pas devenu un piètre joueur. Sa qualité de passe est toujours précieuse, il a d’ailleurs offert deux caviars contre le Brésil et l’Écosse. N’empêche qu’il a perdu de sa superbe et que le Maroc en pâtit.
Brahim doit c-ouhabi-ter
Étincelant à la Coupe d’Afrique, 5 buts au compteur et visage médiatique en l’absence de Hakimi (blessé en début de compétition), Brahim Díaz était l’arme principale du Maroc sous Walid Regragui. Les temps ont changé et l’arrivée de Mohamed Ouhabi corrélée à sa méforme a rebattu les cartes. Sous le pragmatisme du « Deschamps Marocain », Díaz était le principal détonateur de l’attaque marocaine. Le nouveau sélectionneur marocain joue désormais un football plus offensif que son prédécesseur. Le système de Ouhabi répartit davantage les responsabilités créatives au milieu de terrain, notamment avec les techniciens Azzedine Ounahi, Neil El Aynaoui et Ayyoub Bouaddi. Ce changement tactique réduit mécaniquement l’influence de Brahim Díaz et son impact sur le jeu. Le Marocain est devenu un parmi d’autres et est d’ailleurs l’un des premiers attaquants à sortir en cours de match depuis le début du Mondial.
Je continuerai à aller de l’avant jusqu’à ce qu’un jour je puisse vous rendre tout cet amour et faire la fierté du peuple marocain.
Malgré la baisse de régime de son joueur star, le Maroc continue de performer. Face aux Pays-Bas, les Lions de l’Atlas sont revenus d’entre les morts pour arracher leur place en huitièmes de finale contre le Canada ce samedi à 19 heures au NRG Stadium de Houston. Cette équipe est au rendez-vous de cette Coupe du monde, mais elle peut encore franchir un palier si son offensif se remet la tête à l’endroit. Pour renaître de ses cendres, l’ancien de Manchester City doit justement s’inspirer de cette victoire contre les Oranje où le Maroc a reçu plusieurs baffes dans les joues avant de mettre KO les Néerlandais.
« Je continuerai à aller de l’avant jusqu’à ce qu’un jour je puisse vous rendre tout cet amour et faire la fierté du peuple marocain », déclarait-il sur son compte Instagram quelques heures après sa panenka. Ce match face aux Canucks, un adversaire abordable pour ce Maroc, est le moment idéal pour « rendre tout cet amour ». Contre l’Afrique du Sud au tour précédent, le Canada avait laissé des espaces entre les lignes, des intervalles dont devrait se régaler le meneur de jeu marocain. Dans cette configuration tactique, son nouveau sélectionneur serait bien inspiré de lui donner les clés du jeu. La potion magique est prête. À Mohamed Ouhabix de servir Brahim Díaz pour qu’il redevienne irréductible avec le Maroc.
Pronostic Maroc Canada : analyse, cotes et prono Coupe du mondePar Mathis Blineau-Choëmet


















































