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Pour Meunier, on peut « acheter un âne pour 200 millions de livres »

Si même eux le disent. La Premier League fait n’importe quoi, épisode 830. Dans un long entretien à The Athletic, Thomas Meunier a donné son avis sur les dérives financières du championnat anglais, le seul au monde capable « d’acheter un âne pour 200 millions de livres et un très bon joueur pour 20 millions. Il n’y a plus aucun sens », a lancé le nouveau joueur de Sunderland. Une belle punchline, qui permet surtout à l’ancien Lillois de commenter les évolutions du marché des transferts, notamment à travers le cas de son ancien coéquipier au LOSC Ayyoub Bouaddi : « Ayyoub est incroyable, mais on n’a plus besoin de parler d’argent, car il n’y a plus aucune logique. » Bouaddi a rejoint Manchester City en échange de 100 millions d’euros.
Meunier, qui aime se lever aux aurores, apprécie la peinture flamande et s’est décrit « hyperactif » dans cette chouette interview, est également revenu sur l’affaire Balogun, qui, grâce à Donald Trump, avait pu affronter la Belgique alors qu’il était suspendu. « Je crois fermement que la politique et le football n’ont aucunement à être associés, mais le problème est que le football reflète l’opinion publique. Alors, est-il vraiment possible de dissocier foot et politique ? » Et de conclure : « Balogun n’a rien demandé. C’était trop lourd à porter pour lui. Je pense que cet événement était le reflet de toute la Coupe du monde : dominée par le capitalisme, le spectacle et l’argent. Cette Coupe du monde a incarné le côté obscur du football traditionnel. »
Direction la fête de l’Huma.
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