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Zinédine Zidane et les Bleus enfin à l’épreuve du terrain

Deux mois se sont écoulés depuis la présentation de Zinédine Zidane au siège de la FFF. Le nouveau sélectionneur a réussi ses premiers pas médiatiques, mais s’ouvre maintenant le volet qui compte vraiment, sur le terrain, en Turquie. Zizou compte les heures, et nous aussi.
Sept ans après sa défaite à Konya, l’équipe de France remet les pieds en Turquie vendredi. Cette fois, direction Izmit, 100 kilomètres à l’est d’Istanbul, aux portes de la mer de Marmara – à ne pas confondre avec Izmir, plus de 450 kilomètres au sud. La ville a construit sa réputation en tant que pôle industriel majeur du pays plutôt que comme destination touristique. Dommage pour les supporters, moins pour les Bleus, pleinement tournés vers le terrain et vers le premier acte de l’ère Zinédine Zidane. Après trois conférences de presse, beaucoup de sourires, pas mal de poignées de main et « trois entraînements et demi » avec son groupe, le nouveau sélectionneur de l’équipe de France entre dans le concret. Avec l’envie féroce d’en découdre.
L’eau à la bouche
Le souhait de millions de Français a été exaucé le 28 juillet lorsque, sur les coups de 11 heures, Zinédine Zidane a poussé les portes de l’auditorium de la FFF. La simple présence du Ballon d’or 1998 a diffusé un parfum de bonheur et de sérénité, pour les journalistes présents sur place comme pour tous les passionnés scotchés devant leur écran. ZZ a continué son travail dans l’ombre, peaufinant la composition de son staff, avant de retrouver les flashs le 18 septembre pour l’annonce de sa première liste. Trente minutes d’échange ont suivi avec la presse, prolongeant la lune de miel médiatique. L’aura de Zizou a mis des étoiles dans les yeux de tout le monde, invitant tous les amoureux de l’équipe de France à plonger dans une sorte de pays des merveilles bleu blanc rouge. Tout le monde y a allègrement plongé, journalistes compris, évidemment pas insensibles au charisme de l’idole nationale.
Mais vendredi, c’est une autre histoire qui commence. Pas devant les micros, sur le terrain, 1 952 jours après le dernier match de Zidane en tant qu’entraîneur. Zizou avait quitté le Real Madrid sur une victoire contre Villarreal le 22 mai 2021. Il compte reprendre le fil de sa carrière de coach de la même manière. « Continuer à gagner, c’est mon seul objectif », a prévenu le sélectionneur. Il peut le dire, mais même s’il s’appelle Zinédine Zidane, nous avons le droit de ne pas totalement le croire. Car évidemment, le public attend d’une équipe de France dirigée par Zizou qu’elle gagne, mais aussi qu’elle soit à l’image du joueur qu’il était : créative, audacieuse, enthousiasmante. Zidane partage cette attente, et il a assumé qu’il était « animé par le jeu ».
Les A au Z
Adrien Rabiot l’a confirmé en conférence de presse jeudi soir : le sélectionneur demande « une animation de jeu assez offensive », avec « des latéraux qui peuvent jouer assez haut ». L’animation de son équipe face à la Turquie doit faire office de mise en bouche. Sans nourrir d’attentes démesurées, puisque Zidane n’a commencé à travailler avec son groupe que lundi, on regardera attentivement les courses de Kylian Mbappé (si son replacement à gauche se confirme), le comportement du trio Koné-Rabiot-Cherki au milieu ou celui du latéral gauche, qu’il se nomme Adrien Truffert ou Andy Diouf. Sa vie de sélectionneur démarre véritablement ce soir : l’épreuve du terrain, la pression, un public hostile, le défi tactique, la gestion des ego, les critiques médiatiques… C’est ce que Zidane voulait, et c’est la raison pour laquelle il a repoussé les nombreuses offres qu’il a reçues depuis 2021. Place au jeu !
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