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Rodri au Barça : la première défaite de la saison du Real Madrid

Longtemps promis au Real Madrid, Rodri s'est finalement engagé avec le FC Barcelone ce mardi soir. Un joueur avec un ADN Barça compatible certain qui aurait pourtant fait les beaux jours du milieu de terrain merengue. De quoi faire déjà du MVP du Mondial 2026 un mythe du Barcelonisme.
Un mois sépare le triomphe de l’Espagne au dernier Mondial face à l’Argentine (1-0) de l’arrivée de Rodri au FC Barcelone. Un mois durant lequel le dossier Rodri a permis de rejouer les plus belles joutes du Clásico. Né à Madrid, formé à l’Atlético et avec une fibre madridista certaine depuis l’enfance, le capitaine de l’Espagne s’est finalement engagé chez le rival barcelonais ce mardi, convaincu par le projet sportif blaugrana alors que le milieu de terrain madrilène ressemble à un champ de ruines.
Une prise de guerre aussi bien symbolique que sportive
« Je suis très content d’être ici. C’est un jour très spécial, un nouveau chapitre important de ma carrière. Ça a été une décision difficile. J’avais une autre option, mais Barcelone était ma priorité et je l’ai fait savoir à Laporta », a indiqué le nouveau numéro 16 barcelonais lors de sa présentation. S’il assure que sa décision a été prise par rapport « à un défi sportif », le milieu de terrain barcelonais est peut être la ligne la plus dense de l’effectif avec sept joueurs encore sous contrat.
Tout l’inverse du Real Madrid, où le double pivot formé tantôt par Aurélien Tchouaméni et Eduardo Camvinga ou Federico Valverde est loin d’avoir enchanté les observateurs madrilènes. Une situation parfaitement résumée par Jorge Valdano lors d’une intervention sur Movistar : « Rodri ne transformera pas radicalement l’identité de jeu du FC Barcelone, bien qu’il vienne sublimer les principes tactiques instaurés par Hansi Flick. À l’inverse, au Real Madrid, Rodri aurait révolutionné l’animation de l’équipe et bonifié tout son entourage. Le ballon serait parvenu plus rapidement et dans de bien meilleures dispositions aux attaquants. »
Une transformation du jeu non, en revanche aucun milieu de terrain barcelonais ne possède les qualités de Rodri au poste de 6. Depuis son arrivée à la tête du club, Hansi Flick prône un football de possession, où les relances courtes et le positionnement des joueurs sont les clés de voûte de son système taillé pour les qualités de Rodri. Le champion du monde est capable d’orienter le jeu en une touche de balle, de dicter le tempo du match et de se mettre au service du collectif. Alors que la Ligue des champions n’a plus été présentée Plaza de Catalunya depuis 2015, le Ballon d’or 2024 paraît être la pièce manquante du Barça de Flick pour regoûter à un sacre européen et priver une nouvelle fois le Real d’une 16e étoile.
Une signature déjà mythique
Nombreux sont les joueurs passés à la postérité dans l’imaginaire barcelonais. Peu d’entre eux sont d’origine étrangère à la Catalogne. On peut en dénombrer a minima trois : Rivaldo, Ronaldinho et enfin Lionel Messi qui ont également réussi à remporter une Mondial, une compétition continentale et à performer au Barça. Symboliquement, le transfert de Rodri entre directement dans cette dimension et sonne presque comme une revanche pour les Barcelonais après des saisons où la question financière et la promotion des joueurs de la Masia étaient le quotidien des mercatos blaugranas au tournant des années 2020.
Je pense que Rodri est peut-être le meilleur numéro 6
Les réactions madrilènes ne trompent pas sur la vexation subie par l’engagement final de Rodri avec le Barça, à commencer par celle de Jose Mourinho au Chiringuito : « Rodri ne me manque pas. Nous avons des solutions, de la qualité et des joueurs que l’on juge à l’aune de ce qu’ils ont accompli, mais j’aime à penser que j’ai la capacité de les rendre meilleurs. Le club l’a contacté, il a eu des hésitations (…) Mais je pense que le Real Madrid est un club d’une telle envergure qu’il ne peut pas se permettre d’avoir des joueurs qui y réfléchissent à deux fois. Je lui souhaite bonne chance, mais pas trop. »
Un sentiment qui tranche avec celui des Barcelonais, supporters comme joueurs sont ravis de cette prise de guerre au rival historique. Alors que l’arrivée de Rodri pourrait entraver sa progression au sein de l’effectif, Marc Bernal a enchaîné les éloges envers son nouveau coéquipier dans une interview pour le podcast Panini en juillet dernier : « J’ai eu la chance de passer une semaine avec Rodri, et c’est un véritable modèle, tant sur le terrain qu’en dehors. C’est un footballeur qui a remporté un Ballon d’or, un titulaire incontournable et un élément essentiel de l’équipe nationale… C’est un joueur exceptionnel. » Des compliments rendus par le nouveau numéro 16 barcelonais lors de sa présentation qui a assuré qu’il partagerait son expérience avec les plus jeunes de l’effectif.
Une confiance totale règne entre les différentes strates du club et son nouveau joueur. Si le Real n’a pas montré suffisamment ardemment qu’il le désirait, le Barça réalise tout l’inverse, à l’image des prises de positions de Hansi Flick sur le talent de Rodri : « Je pense que Rodri est peut-être le meilleur numéro 6. Il sait contrôler le jeu, mais il apporte aussi beaucoup en défense. » Si en plus d’aider en défense, Rodrigo Hernández Cascante, de son nom complet, pouvait parfois se muer en buteur, le Barça pourrait se positionner très haut parmi les favoris à un sacre européen cette saison.
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