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Malgré un démarrage catastrophique avec la Roumanie, Gheorghe Hagi n’est pas encore sur la sellette

L’étau se resserre méchamment. Auteur d’un triplé à 38 ans, c’est un Robert Lewandowski plus en forme que jamais qui a largement contribué à décimer une Roumanie réduite à 10 dès la 22e minute (6-0). C’est donc peu dire que le sélectionneur roumain Gheorghe Hagi a passé une soirée cauchemardesque. Non content de s’être fait réduire en bouillie, l’ancien vainqueur de la Coupe de l’UEFA avec Galatasaray égalise le plus mauvais démarrage d’un sélectionneur roumain avec les Tricolorii : trois défaites sur ses trois premiers matchs officiels.
En attendant la Suède
Qui plus est, avec ce score de tennis infligé par la bande de Lewa, c’est la première fois que la Roumanie encaisse six buts dans un match depuis une défaite face à la Yougoslavie (4-6) en novembre 1977 et la première fois également qu’elle perd par six buts d’écart depuis… 1967 et un revers alors infligé par la Suisse (7-1).
Malgré cette accumulation de chiffres négatifs, Hagi garde la tête haute et ne se cache pas derrière son petit doigt : « Les choses ont mal tourné. C’est ma faute, j’ai élaboré un plan qui n’a pas fonctionné, j’en prends la responsabilité, mais c’est tout. Que puis-je faire de plus ? », a-t-il lâché en conférence d’après-match.
Également interrogé sur cette petite phrase – « Que je sois là ou non, la Roumanie doit aller de l’avant » – sortie après la précédente déroute contre la Bosnie-Herzégovine à domicile (2-4), le sélectionneur a cherché à temporiser : « Ces deux prochains jours, nous ne parlerons pas de démission. Ce serait inutile, la douleur est encore trop vive », avant d’ajouter ne penser « qu’au match contre la Suède » prévu ce lundi à Bucarest.
La Fédération roumaine pourrait déjà commencer à lui chercher un successeur avant la prochaine fenêtre internationale, dans un mois.
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