- Mondial 2026
10 excuses pour justifier votre nullité à MPP

Vous ne ratez aucun match de notre grande Ligue 1, vous portez fièrement un maillot du Boca floqué Riquelme et vous ne jurez que par Ralf Rangnick et son gegenpressing... Et pourtant, vous stagnez, en vain, entre la 2 745 120e et la 3 152 693e place du classement de Mon Petit Prono. Un crève-cœur qui fait perdre toute crédibilité à votre supposé football knowledge. Bref, c’est la douche froide. Heureusement, il vous reste des bonnes excuses.
1 – En grand joueur, vous choisissez vos matchs
Vous êtes un grand joueur, pas un petit. Prendre des points sur des France-Irak ou des Allemagne-Curaçao ? Ce n’est pas pour vous. En tant que connaisseur du foot, du vrai, vous préférez étaler toute votre science de la balle dans les matchs où, franchement, ça en vaut la peine. Donc voilà, vous pouvez toujours sortir cette excuse : « Non c’est que moi, depuis le début j’ai parié que sur Allemagne – Côte d’Ivoire, Espagne – Uruguay, Belgique – Égypte et Pays-Bas – Maroc. » Forcément, c’est tout de suite plus dur de gagner des points, d’autant plus que ça a de la gueule d’appartenir à la niche de ceux qui connaissent tellement bien le foot qu’ils peuvent se permettre de choisir leurs matchs. À l’image de Neymar, de Noa Lang ou de Jesé Rodríguez, vous êtes un artiste, un vrai. Au fond, qui vérifiera qu’en réalité, vos paris se sont, pour la plupart, révélés lamentablement ratés ?
2 – Votre enfant joue à votre place
La tuile. Tous les matins, quand vous préparez votre café et mettez vos tartines à griller, votre enfant subtilise à la va-vite votre téléphone. Et à 5 ans, ce n’est pas simple d’être lucide au moment de pronostiquer Espagne – Autriche. Autant dire qu’il n’a ni les références footballistiques ni conscience de la galaxie d’écart qu’il existe entre la France et l’Irak. Résultat ? Après la victoire des Bleus 3-0 contre les hommes de Graham Arnold, une mauvaise surprise vient flinguer votre joie de récupérer 56 points sur MPP, étant donné que votre 4-1 pour la France s’est subitement transformé en… 0-2 pour l’Irak. Un maudit mano a mano qui se répète tous les matins.
3 – La canicule
30 degrés suffisent pour faire déconner l’Allemagne de Nagelsmann contre le Paraguay et 40 font le taf pour faire partir en sucette votre organisme de quinquagénaire. « Non mais je te jure, moi la chaleur ça me ramollit et ça me fait faire n’importe quoi. » Excuse limpide, qui devrait bien passer et qui justifiera votre pari sur Haïti contre le Brésil ou sur un hold-up jordanien contre l’Argentine. Pas nécessaire de préciser que vous avez la clim dans votre salon.

4 – Vous avez arrêté après 4 matchs
Excité pour Afrique du Sud – Canada, enthousiaste pour Corée du Sud – Tchéquie et saoulé dès Canada – Bosnie. Vous avez donc tout bonnement décidé d’arrêter de jouer au bout de quatre matchs. Dès lors, vous voir dernier de votre ligue de bureau avec deux bons pronos et un exact n’est pas un hasard.
5 – Foutue intelligence artificielle
Parier sur des matchs de Coupe du monde ? Trop facile pour vous. Vous avez donc décidé de confier tous vos paris à ChatGPT pour bien voir jusqu’où il pourra vous mener et pour tenter l’expérience, histoire de. En plus de gâcher des centaines de litres d’eau et d’arracher des milliers d’arbres, ChatGPT version free ne vous a pas gâté. Avec une base de données datant de 2014, l’IA pense que Morgan Schneiderlin, Nicolas Otamendi et Mario Götze sont toujours de la partie. N’importe quoi.
6 – Once minutos tarde…
« C’était mieux avant. » Une Coupe du monde à 48 équipes ? 104 matchs ? Des seizièmes de finale ? Des matchs à 3 heures du matin ? Comment ne pas devenir fou devant tout ce beau bordel… Franchement, on pourra vous pardonner d’avoir juste zappé de rentrer votre pari sur Bosnie-Qatar ou Irak-Norvège. Avant de devenir un grand joueur au PSG, Ousmane Dembélé collectionnait bien les retards à l’entraînement lorsqu’il jouait au Barça, n’est-ce pas ? Vous gagnerez donc votre ligue MPP en 2030. Patience.

7 – Vous connaissez parfaitement le foot
C’est bien connu, ce sont ceux qui n’y connaissent rien qui caracolent en tête de ces concours de pronostics tous les deux durant le Mondial ou l’Euro. Ce n’est malheureusement pas votre cas, vous êtes un expert.
8 – Alternative : ne pas répondre aux provocations
Droit, stoïque et froid. Ne répondez pas à ces questions qui viennent polluer vos journées. Ignorez-les. Vous savez que vous connaissez mieux le foot qu’eux de toute façon… Donc quand votre boss vient vous provoquer à la machine à café sur votre zéro pointé de la nuit dernière, ne réagissez pas. Prenez votre tasse, pas un regard vers quiconque et retour direct à votre bureau. La Coupe du monde n’est pas un bonheur pour tout le monde. Vivement le retour de la Ligue 1.
9 – Les orages
Qu’est-ce qui différencie un être humain et le Lincoln Financial Field de Philadelphie ? Faites jouer votre sensibilité et vantez votre quotient émotionnel. Le stade n’avait pas de toit pour se protéger des orages et des tornades lors de France-Irak ? Eh bien, vous n’aviez pas le cran nécessaire pour ne pas vous inquiéter pour la santé des 22 acteurs. Résultat ? Traumatisme lié à la Coupe du monde, impossible de parier sur 8 matchs, des points perdus et un classement MPP qui ne reflète pas votre niveau de jeu. Plus c’est gros, mieux ça passe.
10 – Jouer la montre
En embuscade à la 7e position de votre ligue, vous n’avez toujours pas utilisé votre bonus x2. Croyez fort en l’exploit capverdien contre l’Argentine et, quitte à tout perdre, charriez-les : grâce à votre bonus, vous allez glaner 500 points, remonter la pente et accrocher in extremis un beau podium. Excuse ou excès de confiance, la fortune sourit aux audacieux…
Ou sinon, assumez seulement que vous êtes nul.
Rudi Garcia, coq en stockPar Arsène Belgodère-Soria





















































