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Le témoignage bouleversant de Loeticia Roy sur les dernières années de « King Éric »

Le courage jusqu’au bout. Dans une interview accordée au Parisien, Loetitia Roy a raconté les années brestoises de son mari, Éric Roy, et de sa gestion en parallèle du cancer du pancréas qui lui avait été diagnostiqué en 2022, quelques jours seulement après sa signature avec les Ty-Zefs avant qu’il ne finisse par l’emporter en juin dernier à l’âge de 58 ans.
« Il a refusé d’être le malade de service »
Durant trois ans et demi, celui qui est désormais surnommé dans le Finistère « King Éric » a coaché le stade brestois tout en luttant en silence contre un cancer qu’il a caché pratiquement jusqu’au bout à ses joueurs. « Quand je lui ai dit, il était dans un état pas possible, il a presque vomi. On a alors pensé que ça serait difficile de prendre la peur des autres. Et lui voulait travailler sereinement et pas que ses rapports avec les gens changent, a expliqué celle qui a partagé sa vie pendant plus de 30 ans. Il a refusé d’être le malade de service, il ne voulait pas de la pitié des gens, ni avoir de privilèges. »
Face à cette nouvelle réalité, Éric Roy a donc usé de stratagèmes pour conserver le secret le plus longtemps possible, à l’instar de sa casquette devenue mythique, comme le raconte Loetitia : « Dès le début, je lui ai par exemple dit de mettre une casquette parce qu’avec la chimio, il risquait de perdre ses cheveux. Donc il a mis une casquette, et c’est devenu emblématique de son parcours brestois.»
En Bretagne, Loetitia assure que son mari « se cachait dans les vestiaires pour résister aux effets secondaires horribles de la chimio », ajoutant qu’il était « passé par des souffrances assez inhumaines ». Elle est également revenue sur la fin de saison dernière où l’état d’Éric Roy s’est particulièrement dégradé : « J’ai fait ces déplacements parce qu’il ne pouvait même plus s’habiller, il arrivait à peine à marcher. Il avait des collants de contention, j’avais l’impression que ses jambes pesaient 50 kg. Là, les joueurs ont bien vu qu’il était kaput. Le pire a été le dernier match de la saison. Je n’ai même pas pu regarder sa conférence de presse tellement il était mal. » Pour autant, elle assure qu’il était prêt à rempiler pour une quatrième saison à Brest, avant que la réalité de la maladie ne le rattrape et ne le pousse à prévenir certains joueurs cadres, son staff et d’assurer sa succession auprès du président brestois et de son adjoint Julien Lachuer.
L’adieu aux larmes.
Brest va perdre l’un de ses tauliersLB





















































