Le RC Lens a empoché une victoire qui vaut bien plus que trois points sur la pelouse du Slavia Prague (2-3). Pour la première journée de Ligue des champions, les hommes de Dino Toppmöller sont revenus de nulle part, encore menés au début du temps additionnel.
Slavia Prague 2-3 Lens
But : Šturm (51e, 88e) pour les Tchèques // Sima (73e), Thauvin (90e+1), Aguilar (90e+3) pour les Français
Expulsion : Konečný (49e)
Pour fêter son retour en Ligue des champions, le RC Lens est tombé sur une équipe qui ne faisait pas le moindre cadeau. Le Slavia Prague a mis tous les ingrédients nécessaires pour s’offrir sa première victoire dans la compétition depuis 19 ans, mais les Artésiens, longtemps maladroits, ont été touchés par la grâce dans la dernière ligne droite (2-3).
Risser-Šturm, match dans le match
Ça a chauffé directement pour eux. Au cœur d’une défense centrale 100% la Gaillette, Kyllian Antonio s’est fait une sacrée sueur froide dès les premières secondes en laissant filer Danijel Šturm dans le dos et a été tout heureux de voir l’attaquant slovène foirer complètement son enroulée (1re). Les supporters sang et or, eux, ont dû avoir bien peur quand ils ont vu Robin Risser rester au sol (6e) dans une période où l’équipe était asphyxiée par le pressing adverse. Le gardien lensois était bien battu sur une frappe de Šturm passant de quelques centimètres à côté du cadre (18e) et sortait loin de ses buts pour devancer de peu le Slovène (23e), véritable poison.
Après une première demi-heure particulièrement difficile, le RC Lens a relevé la tête grâce à Abdallah Sima et Matthieu Udol, mais n’a jamais réussi à faire plier le Slavia Prague. Pire, les Tchèques ont même cru enfin passer devant au tableau d’affichage sur un but d’Emmanuel Ayaosi (37e), avant que la VAR ne l’annule pour une main en amont.
Un final dingue
Au retour des vestiaires, c’est le RC Lens qui pensait faire la bonne opération au moment de l’expulsion de Mikuláš Konečný (49e), entré quelques minutes plus tôt et coupable d’une faute sur Sima en tant que dernier défenseur. La règle n’existe plus, certes, mais même à dix contre onze, les hôtes ont continué d’appuyer sur l’accélérateur. Dans la foulée, l’insaisissable Šturm a envoyé une sacrée frappe du gauche dans la lucarne opposée (1-0, 51e).
Dos au mur, les hommes de Dino Toppmöller ont fini par s’installer dans le camp adverse, sans vraiment corriger leur maladresse chronique depuis le coup d’envoi. Entré à l’heure de jeu, Odsonne Édouard s’est d’ailleurs rapidement mis au diapason en ratant complètement une tête malgré une position bien confortable (65e). Après avoir été longtemps le plus remuant côté artésien, Sima a enfilé la cape de héros en égalisant (1-1, 73e) et en faisant souffler un immense ouf de soulagement au millier de Lensois ayant fait le déplacement.
Malgré quelques occasions dans un final décousu, dont un face-à-face perdu par Ismaëlo Ganiou, diminué, Lens était proche de tout perdre dans les derniers instants, avant de finalement tout emporter. Šturm, encore et toujours, a profité de la sortie ratée de Risser sur un coup franc pas si dangereux à première vue (2-1, 88e). Pas découragé pour un sou, Florian Thauvin est venu égaliser de la tête (2-2, 90e+1) avant que Ruben Aguilar ne fasse tourner le match dans l’irrationnel le plus complet en faisant passer son équipe pour la première fois devant sur une frappe croisée (2-3, 90e+3). Dingue, à l’image de ce club.