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- Belgique-France (0-1)
Zidane : célébrez comme vous êtes

Fou de joie après le but victorieux de Michael Olise face à la Belgique, Zinédine Zidane a laissé explosé toute sa joie sur la touche en catapultant le premier ballon qui traînait par là. Une célébration qui rappelle ce qu'est le foot.
Des petits pas, un début de course hors de sa zone technique puis un énorme shoot dans le premier ballon qui traînait par là. Voilà enfin, après des semaines de discours, d’obligations médiatiques et de retenue, la première vraie scène de joie de Zinédine Zidane à la tête de l’équipe de France, après la victoire des Bleus en terre belge. C’est dire à quel point l’ancien capitaine des Bleus attendait de vivre son premier grand frisson. « Je ne sais pas trop ce que j’ai fait, souriait-il après coup. J’ai accompagné l’action de Michael, parce que j’ai senti qu’il est parti dans son dribble. Puis j’ai vu le ballon, je me suis dit ‘je suis obligé de shooter dedans’... je suis un peu ridicule, mais bon… »
Tout ça pour une deuxième journée de Ligue des nations contre une Belgique battue par la septième fois d’affilée, dans un match qui veut tout dire et rien dire, qu’on aura peut-être oublié l’année prochaine. Ce n’était pas l’Euro, ce n’était pas la Coupe du monde, ce n’était même pas un match couperet pour une qualif’, c’était seulement du foot. Une scène rafraîchissante, encore plus dans un costume de sélectionneur qui impose davantage de retenue et de sobriété.
C’est aussi ça, Zizou
C’est d’autant plus marquant quand c’est Zizou qui se lâche, du fait du contraste avec sa timidité de toujours qui définit sa personnalité. Ceux qui connaissent vraiment le bonhomme ne seraient, ce lundi soir, presque pas étonnés de sa folle célébration tant l’ancien numéro 10 des Bleus a manifesté tout au long de sa carrière cette spontanéité de manière épisodique. L’essuyage de crampons en 1998 contre l’Arabie saoudite, la danse sur la table après le Brésil puis le coup de boule de 2006, sans entrer dans le détail de ses 14 cartons rouges en carrière.
Du bon et du moins bon, mais surtout ce naturel qui ressort dans des moments intenses, et qui fait donc partie intégrante de sa personnalité, à l’instar des plus grands showmans comme José Mourinho ou encore Pep Guardiola (dans une moindre mesure, évidemment). À travers cette réaction qui alimentera très certainement sa légende sur les réseaux sociaux, Zidane démontre aussi une nouvelle fois sa passion intacte pour le jeu, qui le mènera à partir au même rythme que son joueur en direction du but. Il faut dire qu’à l’heure où les joueurs aiment trouver leur célébration signature ou préparer ce moment de joie individuel ou collectif, il y a toujours quelque chose d’un peu plus puissant dans l’explosion d’un entraîneur.
Le nouveau sélectionneur des Bleus reprend tout son sourire quand il s’agit de décrire le même football qu’il a porté durant ses années de joueur. « Olise c’est du talent pur. Il aime jouer, c’est un joueur et moi j’aime les joueurs. Il sent le foot, il sent les coups, à quel moment il faut y aller et à quel moment il faut tempérer », expliquait-il en après match, la voix à moitié enrouée par une célébration qui restera très probablement dans l’intimité du vestiaire, comme il le souhaite. Fait exprès ou pas, la réaction de Zidane montre surtout, au-delà de son désir de contrôle, à quel point ces soupapes de décompression sont importantes dans les émotions transmises au public, et à quel point elles peuvent changer la dimension d’un but. Un simple détail qui rappelle que le foot est un sport qui se vit et qu’on a déjà envie d’être à vendredi, pour les retrouvailles avec le Stade de France et l’Italie.
L'ode de Zinédine Zidane au héros Michael OlisePar Théo Juvenet















































