L’
Olympique Lyonnais est né en 1950 d’une scission entre les sections football et rugby du
Lyon olympique universitaire (LOU). Le rugby a conservé le nom de LOU, et le football est devenu l’OL (ne pas oublier l’apostrophe).
Les Gones (« enfants », dans le dialecte lyonnais) évoluent au Stade
Gerland, dessiné en 1926 par Tony Garnier, dont un virage porte encore le nom. Assez peu garni pendant longtemps, Gerland a commencé à accueillir massivement les supporters lyonnix dans les années 2000, les plus belles du club. Avec sept titres d’affilée (2002-2008), l’OL s’est offert un record et une place dans l’histoire du football français.
Jusqu’alors, Lyon n’était «
que la banlieue de Saint-Etienne en matière de football », selon les dire de Roger Rocher, mythique président du club rival. Il est vrai que l’OL n’avait remporté que trois Coupes de
France (1964, 1967, 1973), grâce à Fleury Di Nallo, encore meilleur buteur du club aujourd’hui avec 222 buts inscrits.
Comme autres joueurs historiques du club, on trouve Serge Chiesa (joueur le plus capé avec 541 matchs officiels),
Bernard Lacombe,
Raymond Domenech (qui a réinventé le concept du bouchon lyonnais),
Alain Caveglia (baptisé Cavegoal avant Trezegoal, mais après Batigol), Grégory Coupet (que Lloris a déjà fait oublier), et les Brésiliens Sonny Anderson et
Juninho Pernambucano.
Le truc que personne ne sait : Jean-Michel Aulas a toujours rêvé d’une finale européenne. Mais la seule fois où les
Lyonnais ont réellement été proches d’y accéder, c’était en 1963, quand Jean-Miche-Miche n’avait que 14 ans. En demi-finale de la défunte Coupe des Coupes, les Gones obtiennent le match nul 1-1 au match retour face au Sporting Club du
Portugal, après avoir fait 0-0 à l’aller à Gerland. Manque de chance, la règle du but à l’extérieur ne verra le jour que quelques années plus tard. Ils perdront 1-0 le match d’appui, à Madrid.